À Oloron, 10 agents municipaux qui ne travaillent que durant leur pause casse-croûte

Moutons_copieVoilà un titre qui illustre la totale mauvaise foi animant le titulaire de ce blog. Ces deux photos ont été prises depuis la rue Louis Barthou. Elles présentent un espace vert surplombant la rue…. ou situé juste en contrebas de la promenade Bellevue, comme on voudra, à proximité immédiate de la Caisse d’épargne.

Une dizaine de moutons s’activent à entretenir le terrain. L’auteur de ce billet part du postulat, indispensable à la suite de sa démonstration, qu’il s’agit là d’un terrain communal. Les animaux-tondeurs sont donc des collaborateurs bénévoles du service public. Et ils cassent la croûte en travaillant, eux.

Moutons1Si la pause-café est incontournable dans les bureaux, la pause casse-croûte, elle, est sacrée dans les services techniques. Et ce, quelle que soit la taille de la commune, à Oloron comme ailleurs. La pause casse-croûte, c’est le moment de convivialité qui rassemble tout une équipe, c’est l’occasion de discuter du match de rugby de la veille, de parler de tout et de rien, voire de dire du mal des chefs.

Pour en profiter pleinement, il faut quitter le chantier et retourner au dépôt. Les grincheux pourraient croire que la productivité s’en ressent. Pas du tout : en resserrant les liens entre les hommes, la pause casse-croûte contribue à une meilleure ambiance, donc à un meilleur rendement dès le retour sur le chantier….. une heure plus tard. Pas sûr qu’il y ait une aussi bonne ambiance entre les moutons-tondeurs.

Départementales 2015 : Oloron gagne….. un maire à plein temps

Élections départementalesLors des dernières municipales, Hervé Lucbéreilh s’était engagé à ne « travailler que pour Oloron-Sainte- Marie et ses habitants….. ». Les électeurs du canton d’Oloron 1 viennent aujourd’hui de l’aider à tenir sa promesse. Le résultat est sans appel : 42% pour le binôme qu’il formait avec Sylvie Libarle contre 58% à ses adversaires du parti socialiste. Il n’est donc plus conseiller général et pourra se consacrer à temps plein, comme il en formait le vœu, à l’administration de sa bonne ville d’Oloron.

Qui aurait cru, au des résultats du premier tour, à un résultat pareil. Dans une tentative avouée par avance hasardeuse, j’avais pronostiqué il y a six jours un résultat inverse à celui qui est sorti des urnes ce soir. Comme tout sondeur qui se plante, je vais maintenant asséner avec aplomb les raisons de ce changement de tendance des électeurs : ils n’ont pas, mais alors pas du tout apprécié l’alliance de dernière minute de Lucbéreilh avec son ennemi intime Jean Lassalle. Cuisine électorale trop évidente. Voilà l’explication principale de l’échec.

Petit moment d’autosatisfaction quand même en considérant les résultats du canton d’Oloron 2. Mon pronostic d’il y a 6 jours était presque exact : j’avais prévu 55/45 en faveur du binôme socialiste. Il s’établira à 53/47. Pas mal non ?

À propos d’un mot d’insulte placardé sur un panneau d’information municipale

Panneau_copieLa période électorale est favorable à l’expression de tous les mécontentements. Le mieux est de l’exprimer par son bulletin de vote. Mais ce moyen ne suffit pas à quelques grincheux ou aigris qui tiennent à l’exprimer de façon plus spectaculaire et le plus souvent de manière anonyme…. ce qui fait quand même perdre bien du poids au message qu’ils prétendent faire passer.

DazibaoLaissons là le moralisme. Voici (photo) un papier épinglé avec soin – à l’aide de deux pinces à linge – sur le haut d’un panneau d’information municipale situé en haut de la rue Justice. Le texte, manuscrit, est lapidaire. Il tient dans les quelques mots suivants (faute d’orthographe comprise) : « Ca(?)tion → 22/29 mars – Coruption – Dilapidation – Désolation ».

Si l’auteur établit à l’évidence un lien avec les élections départementales du prochain dimanche, il reste pour le moins imprécis dans sa dénonciation. Quelle institution, quelle personne est l’objet de sa vindicte ? Le sait-il lui-même ? En soi, ce genre d’insulte ne devrait recevoir aucun écho, même ici. Mais ici n’est pas le propos. L’intérêt est ailleurs.

Aperçu sur son panneau vendredi en fin de matinée, le mot d’insulte était toujours là quelques heures plus tard. En raison de son bel emplacement, des centaines de personnes ont pu le voir…. et le lire. Étonnant quand même que durant ce laps de temps aucun agent municipal (ASVP en tête), aucun élu, aucun citoyen lambda, moi le premier, n’ait songé à l’arracher. C’eût pourtant été une réaction de bon sens. De bon sens civique, bien sûr. Sans doute est-il aussi rare que le bon sens politique.

(Actualisé ce samedi matin à 11 heures 45) : tel le canard de Robert Lamoureux toujours vivant le lendemain, le papier est le lendemain toujours sur le panneau. Je l’ai enlevé. C’était ma BA de la journée

Oloron : une nacelle à l’assaut de l’église Notre-Dame

Église Notre-Dame

Depuis hier, une nacelle a pris d’assaut les hauteurs de l’église Notre-Dame. Objectif des ouvriers qui s’affairent à son bord : dégager les évacuations d’eau obstruées par de la végétation, arracher les petits arbustes qui poussent ici ou là, colmater les petites fuites qui se sont créées au fil du temps. Le grand nettoyage de printemps, quoi !Église Notre-Dame 2

(Actualisé le samedi 28 mars 2015) : je ne puis résister au plaisir de reprendre ici le commentaire que ce billet a suscité chez l’un de mes amis :« Je me souviens de ces artistes équilibristes, fantastiques funambules, perchés sur leur fil tendu entre la Place …..(??)…et le sommet de l’église dont, me disait on, ils changeaient les ardoises. Et leur moto lancée à l’assaut de la petite croix, là haut, faisait pétarader mon cœur et suspendait ma respiration. Admiration, respect pour eux, souvenir à jamais pour moi. Et je me demande quel souvenir garderont nos enfants de la grue installée aujourd’hui ?
Francois B »

Histoire vécue d’une petite magouille municipale

justiceMe revient aujourd’hui à l’esprit une histoire dont j’ai été le témoin il y a sept ou huit ans dans le cadre de ma carrière professionnelle. Cette histoire concerne le licenciement du salarié d’une commune qui nous tient tous à cœur. Elle montre combien un maire peut s’exonérer, quand cela l’arrange, des lois et règlements qu’il est chargé d’appliquer dans le cadre de ses fonctions.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il ne semble pas inutile de rentrer quelques instants dans la technique. Avant de prononcer une sanction lourde contre un salarié de la commune – et quoi de plus lourd comme sanction qu’un licenciement ? – le maire doit recueillir l’avis d’un conseil de discipline. Ce conseil, composé à parité d’élus et de représentants du personnel, se prononce après avoir entendu les deux parties intéressées.

Venons-en aux faits. J’ai été appelé à quelques reprises à faire partie d’un conseil de discipline en tant que représentant du personnel. Je suis donc convoqué cette fois-là au sujet du licenciement de la directrice d’un service d’une commune.

Quelques jours avant la réunion du conseil de discipline, je reçois un mail de cette directrice. Qui m’explique qu’elle a décidé de quitter la commune pour s’installer à son compte. Mais que si elle démissionne, elle ne percevra aucune indemnité. Le subterfuge suivant a donc été imaginé de concert avec le maire : elle va être licenciée pour insuffisance professionnelle….. ce qui permettra à la commune de lui verser des indemnités.

Arrive le jour du conseil de discipline. Nous entendons le représentant du maire, qui nous explique avec conviction que le maire a dû se résoudre à se passer des services d’une directrice dont l’incompétence est manifeste. Ladite directrice a renoncé à se présenter devant nous…. on comprend pourquoi.

C’est ensuite l’heure de notre délibération. Je fais circuler le mail reçu quelques jours avant afin d’instruire les membres du conseil de la magouille à laquelle on nous demande de nous prêter. Au moment du vote les représentants du personnel se prononcent contre le licenciement ou, par corporatisme, s’abstiennent. Quant aux représentants des élus, ils soutiennent comme un seul homme la décision de licenciement prise par leur collègue. Je dois à la vérité d’ajouter que le président du conseil, qui était pourtant un magistrat du Tribunal administratif, n’a pas jugé bon d’intervenir, malgré la preuve manifeste de la manipulation.

Résultat ? La directrice a été licenciée et a pu quitter la mairie de cette commune que nous aimons tant nantie d’une indemnité confortable…. aux frais des contribuables. Moralité de l’histoire ? Il n’y en a pas puisque on se demande ce que la morale viendrait faire ici.

Cantons d’Oloron 1 & 2 : tentative hasardeuse de pronostics pour le 2nd tour

Élections départementalesExit le premier round des départementales 2015. Avec le résultat du 1er tour, bien des illusions se sont évanouies, bien des espoirs sont nés, sur les cantons d’Oloron 1 et d’Oloron 2 comme sur le reste de la France. Chacun des qualifiés pour le second tour croit dur comme fer à la victoire. Il s’est persuadé pour cela d’un bon report des voix des candidats éliminés proches de sa sensibilité, d’une large mobilisation en sa faveur des abstentionnistes du 1er tour, d’une maladresse de son adversaire et, condition sans laquelle la politique ne serait pas ce qu’elle est, d’une bonne dose de chance.

Tellement de paramètres interfèrent sur le vote des électeurs du second tour qu’il est bien risqué de hasarder un pronostic. Qu’à cela ne tienne ! Il faut prendre la politique pour ce qu’elle est plus souvent qu’à son tour : un jeu. Quels binômes vont sortir vainqueurs au soir du 29 mars sur les cantons d’Oloron 1 et d’Oloron 2 : voici leurs noms en avant-première !

Sur le canton d’Oloron1, le tandem Coste/Gaston (divers gauche) compte 3 000 voix – je vous fais grâce des unités – au premier tour. Il est marqué à la culotte par le duo Libarle/Lucbéreilh (divers droite) à 2 850 voix. Vient ensuite l’équipe Casabonne/Domecq (Modem) avec 2150 voix. Le binôme Bareille/Bonnave (Front de gauche) ferme la marche avec 1 590 voix.

Mon pronostic sur Oloron 1 : le résultat du 1er tour autorise les trois premiers couples à se maintenir pour le 2nd tour. La question n’est pas tranchée à cette heure-ci. Si les trois entrent en lice, Coste/Gaston l’emporteront grâce à l’apport des voix du Front de gauche (avec 40% des voix contre 36% et 24% aux deux autres). En revanche, si la paire Casabonne/Domecq ne se présente pas, ou se désiste en faveur du binôme Libarle/Lucbéreilh, le résultat sera inversé….. et très favorable au maire d’Oloron (57/43 en faveur de Libarle/Lucbéreilh).

Sur Oloron 2, le résultat du 1er tour a été étroit entre l’Union de la droite Cazadoumecq/Courouau (2 930 voix) et les socialistes Barbet/Berdou (2 750 voix). Viennent ensuite les divers gauche Domecq/Robledo (1 700 voix), les frontiste de Patchère/Lussac (1 400 voix) et, enfin, les Front de gauche Saouter/Villalba (1 210 voix).

Mon pronostic sur Oloron 2 : seuls les binômes Cazadoumecq/Courouau et Barbet/Berdou se retrouveront le 29 mars. Si la défunte union de la gauche retrouvait un semblant de vie à cette occasion, les seconds nommés ne devraient faire qu’une bouchée des premiers. Je prévois en effet qu’ils l’emporteront, mais sur un score beaucoup plus étriqué (55/45) que celui qui serait atteint si toutes les voix de gauche se reportaient sur eux.

Rendez-vous dans 6 jours pour vérifier si mes dons de prédiction sont à la hauteur de mes prétentions d’expert ès élections. Et ici non plus, ce n’est pas gagné.

Un nouvel agent immobilier à Oloron : Monsieur le maire

Panneau À vendreOn sait depuis peu que Monsieur le maire d’Oloron se lance dans la démocratie participative. Mais ce n’est pas la seule de ses conversions. Il taquine aussi l’immobilier. Le 6 novembre 2014, le Conseil municipal décidait d’un seul coup la vente de quatre propriétés communales : l’usine Bédat et ses jardins à la CCPO pour 160 000 € ; le « bâtiment Tarascon » à la S.C.I. Santa Cruz (on appréciera la transparence de la décision !) pour 65 000 € ; un appartement F2 de la Résidence Carrérot à une particulière pour 75 000 € ; des locaux du Centre administratif au Conseil général pour 625 000 €.

À vendre rue Louis-Barthou
À vendre rue Louis-Barthou

L’opposition a voté contre ces quatre ventes. Miracle du consensus, les quatre suivantes, décidées le 16 décembre, ont été votées à l’unanimité. Elles concernaient le « terrain Barbotin », cédé à un particulier pour 45 000 €, la conciergerie Pommé vendue à un autre particulier pour 49 000 €, une place de parking de la Résidence Carrérot acquise par des particuliers pour 4 600 €, une maison rue Gassion pour 49 233 €.

À vendre chemin des Ourtigous
À vendre chemin des Ourtigous

Mais, comme dit la pub, ce n’est pas fini ! On passe à la vitesse supérieure. Les façades d’au moins trois immeubles s’ornent depuis peu d’un panonceau. Surmonté du logo de la ville, le texte est laconique, mais explicite : « À vendre – Mairie d’Oloron-Sainte-Marie – 05 59 39 99 99 ». On trouvera ces pancartes Rue Louis-Barthou, place de la Résistance et au fin fond du chemin des Ourtigous.

À vendre place de la Résistance
À vendre place de la Résistance

La tentation serait grande de chipoter sur le fait que ces bâtiments soient mis en vente sans que le Conseil municipal ne l’ait spécifiquement décidé au préalable. Mais trêve de pinaillage juridique ! Loin de moi l’idée de reprocher à Monsieur le maire de vendre les bijoux de famille. À quoi bon en effet conserver des bâtiments qui représentent une charge pour la mairie (entretien, assurances, impôts etc.) sans avoir la configuration voulue pour être destiné à un service municipal ou à une association ? Reste à savoir s’ils trouveront preneur vu l’importance de l’offre immobilière sur notre ville