Et la lumière fut ! (chronique « droit et devoir de suite »)

Dimanche dernier, dans la série « Clins d’œil et petites piques », Oloronblog publiait le coup de gueule d’un lecteur à propos de l’état d’entretien et de propreté de notre ville. Photos à l’appui, il nous montrait un lampadaire d’éclairage public étouffé par la végétation ; une banderole ratatinée, oubliée sur un support d’information municipale depuis deux mois ; du camping sauvage sur le parking du stade ; les trottoirs d’une rue envahis par la mauvaise herbe. Lire la suite « Et la lumière fut ! (chronique « droit et devoir de suite ») »

Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 mai 2018

Ce billet dominical comptera trois sujets : le premier sera consacré à l’annonce par le maire du projet d’une éventuelle création d’une maternité privée. Les deux autres porteront sur un domaine auquel les Oloronais sont particulièrement sensibles : celui concernant l’état d’entretien et de propreté de leur ville. Lire la suite « Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 mai 2018 »

Clins d’œil et petites piques du dimanche 26 février 2017

Connaissez-vous le principe « de la vitre cassée » ? Le billet du jour va s’efforcer de vous le présenter. Il évoquera aussi la communication municipale et terminera en apothéose en se réjouissant d’une décision prise par nos élus dans le domaine commercial. Lire la suite « Clins d’œil et petites piques du dimanche 26 février 2017 »

Vive les fonctionnaires ! Chronique à lire au second degré

Le 25 octobre, c’est mon jour de bonté. Je me propose donc d’en profiter pour réhabiliter une catégorie de citoyens. À ma manière.

Ces fonctionnaires, s’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer. Ne serait-ce que pour trouver une bête noire à tous ceux qui n’appartiennent pas à cette caste dont j’ai fait partie, et que l’on dit composée d’individus privilégiés, grassement payés et feignants. Alors ils sont peut-être comme ça ailleurs. Mais pas sur le bassin de Lacq où David Habib, lors de chaque cérémonie des vœux, nous disait qu’il avait la chance de travailler avec les meilleurs fonctionnaires du département… sinon de la région ! Sauf aussi sur Oloron. Dans notre ville, les fonctionnaires savent anticiper, aller au-devant de l’événement, intervenir avant d’y être contraints par l’urgence. Deux exemples illustrés par quelques photos datant de vendredi matin.

RN134 au Gabarn
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La première photo (ci-contre à gauche) a été prise sur la RN 134 dans le sens Oloron-Pau, en haut du Gabarn. Hormis un contre-jour regrettable, elle n’a a priori rien de particulier. Si : le panneau situé sur le côté gauche de la route, cerclé de rouge sur la photo. Agrandi ci-dessous, il flèche Saragosse (et accessoirement le complexe scolaire et le parc sportif de Saint-Pée)…. en direction de Pau.Panneau Sarragosse L’ami lecteur qui m’a signalé cette anomalie a trouvé une explication facétieuse : les fonctionnaires de la DDE (le service ne s’appelle plus comme ça mais tout le monde le connaît sous ce nom) ont anticipé l’ouverture de la liaison Gabarn-Pont Laclau actuellement en cours de travaux. En attendant l’automobiliste qui n’est pas du coin et qui cherche sa route a intérêt à être équipé du GPS.

 

 

Éclairage Noël
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Quittons le Gabarn et revenons en centre-ville. Les illuminations de fin d’année sont déjà posées sur les ponts (ici le pont Sainte-Claire). À deux mois de Noël ! Anticipation, je vous dis. D’autres services de la commune pourraient prendre le service « éclairage public » pour exemple. Le service « espaces verts » serait ainsi bien inspiré de ramasser les feuilles dès le printemps, avant qu’elles ne tombent des arbres. Le service aurait tout intérêt à décider que le marché hebdomadaire du vendredi se déroulera désormais le jeudi. Etc. etc.

Trêve de moquerie, je peux témoigner que les fonctionnaires municipaux sont, à Oloron comme ailleurs des agents consciencieux et responsables. Et parfois je me demande s’ils ne feraient pas mieux tourner la boutique et de façon tout aussi démocratique s’ils avaient dans leurs pattes moins d’élus à jouer les mouches du coche. Au moins dans certaines communes. Pas à Oloron, bien sûr.

Un témoignage concret de l’efficacité de nos fonctionnaires : cette nuit ou aux aurores (pas possible d’être plus précis, je ne faisais pas partie du groupe), des crétins imbibés, sans doute de retour de la re-fête de la Saint-Grat, ont arraché toutes les fleurs des jardinières du rond-point de la place de la Résistance et les ont parsemées, notamment au pied de l’Église Notre-Dame. J’ai entendu que la rue Louis-Barthou avait subi un semblable traitement. À 10 heures, grâce aux équipes municipales, tout était redevenu net et les fleurs avaient regagné leurs jardinières.

Droit de suite

Rien de plus facile que de plaisanter, d’ironiser, de moquer un évènement ou une situation constatée à un instant donné. Il reste à vérifier si les motifs de plaisanterie, d’ironie, de moquerie ont toujours leur raison d’être quelques jours ou quelques semaines plus tard. C’est ce que j’appelle ici le « droit de suite ».

Commençons par l’état d’entretien du parc Pommé, espace de verdure qui il y a encore quelques jours avait tout de la savane ou de la brousse. Depuis, comme le montrent les photos ci-contre, les tondeuses ont fait leur œuvre et le parc offre un aspect beaucoup plus présentable. Il reste cependant un point à améliorer : le tour de certains arbres et statues a été ignoré. Hypothèse : vu le difficile équilibre de ses finances, la ville ne dispose-t-elle sans doute pas de rotofils en nombre suffisant ?

 

DSC02546Restons quelques instants dans le périmètre du parc Pommé. Oloron s’enorgueillit, à juste titre de ses trois étoiles dans le classement des Villes Fleuries. Voici une photo des serres municipales prises ce samedi matin. Cet air de friche s’accorde-t-il bien à l’image environnementale de pointe que l’on veut donner à notre cité ?

Partons maintenant du côté du Jardin public. À quelques encablures, est implantée une grande surface qui laissait dans le plus grand abandon le secteur dans lequel elle entreposait ses déchets. Aujourd’hui, on peut constater avec satisfaction que le site, sans être d’une netteté éclatante est tout de même beaucoup plus présentable.

Terminons notre tour de la journée par la place de la Résistance. Il y a deux ou trois mois, j’exprimais quelques doutes sur la qualité de la réfection du revêtement en tricouche de la route et du parking, doutant qu’il supporte longtemps de fortes chaleurs. Les photos prises ce matin prouvent qu’il souffre davantage qu’un revêtement en enrobé, certes plus coûteux, mais plus résistant. Et plus économique sur le long terme.

Bilan de ce tour de piste : les choses ne changent pas aussi vite qu’on le souhaiterait. Mais n’est-ce pas le lot de tous les élus que d’être confrontés à cette impatience d’administrés…. auxquels ils ont il est vrai tant promis.

Pollution visuelle en plein coeur d’Oloron

La Foir'fouillePour connaître l’état de propreté et d’hygiène d’un restaurant (cuisines comprises), il suffit, paraît-il de vérifier l’état de netteté de ses toilettes. Est-ce que, dans un même esprit, il suffit pour déterminer le sérieux d’une entreprise ou d’un magasin, de vérifier comment elle ou il prend soin de la propreté de ses abords ?

La photo qui ouvre ce billet n’a pas été prise dans une zone artisanale ou industrielle éloignée. Non, ce cliché représente l’arrière d’un magasin situé en plein centre-ville d’Oloron, à quelques pas du Jardin Public. Pas besoin de « farfouiller » (ce verbe constitue un indice pour ceux qui ne connaissent pas le secteur !) beaucoup pour le trouver. Plastiques, papiers, palettes, cartons d’emballage jonchent le sol…. au pied de conteneurs censés les recevoir.

Situé en contrebas d’une route très fréquentée, cet emplacement constitue une véritable pollution visuelle.

Je connais, non loin d’ici, un élu municipal qui, confronté à ce genre de situation, n’hésitait pas à empoigner son téléphone pour tenter de convaincre le propriétaire des lieux d’engager une opération nettoyage. La plupart du temps avec succès. Lorsqu’il pourra se consacrer à plein temps à Oloron, c’est à dire à partir du 23 ou du 30 mars, Monsieur le maire d’Oloron, que je sais soucieux de la bonne tenue de sa ville, pourrait-il s’inspirer de cet exemple ?

Je suis Charlie, sauce oloronaise

  On dit Oloron loin de tout. C’est exagéré ! Ici aussi nous avons ressenti le mois dernier les répliques de « l’effet Charlie » : rassemblement spontané de centaines de personnes devant la sous-préfecture, rupture de stock du numéro spécial « Charlie Hebdo »… Le soufflé est bien vite retombé. Ces moments d’intense émotion ont malgré tout laissé quelques traces sur les murs de la ville. Voici trois photos de ces barbouillages.

La première représente l’œuvre d’un graphiste organisé :
il a utilisé un pochoir. Le message reJe suisprend trois mots mille fois lus et entendus : « Je suis Charlie » Il est appliqué sur le sol, au moins en deux endroits stratégiques : le parvis de la médiathèque et la passerelle reliant la rue Louis Barthou à la sous-préfecture.Je suis Charlie 2

 La deuxième photo montre le travail d’un tagueur banal mais cultivé : un tracé à main levée, sans faute d’orthographe. Là encore, le message reprend le cri de ralliement « Je suis Charlie ». On le trouve sur la fontaine située sous le pont de la place de Jaca.

La dernière photo est l’ouvrage d’un sentencieux. Le message écrit à l’aide d’un pochoir est plus développé que les deux précédent, mais sans grande originalité : « SentenceC’est l’encre qui doit couler, pas le sang ». Il ornait quelques murs d’immeubles où il a été effacé, mais on peut encore le lire, lui aussi, sur la fontaine située en contrebas du pont de la place de Jaca.

Peut-on, sans que cela soit pris pour une critique, s’étonner que ces graffitis dessinés sur le domaine public n’aient pas encore été gommés par des agents municipaux immédiatement dépêchés sur place par une équipe municipale pour laquelle la propreté de la ville représente une priorité ? Car il est bien connu que le tag appelle le tag. Plus vite il est effacé, moins il encourage les vocations.