Un nouvel agent immobilier à Oloron : Monsieur le maire


Panneau À vendreOn sait depuis peu que Monsieur le maire d’Oloron se lance dans la démocratie participative. Mais ce n’est pas la seule de ses conversions. Il taquine aussi l’immobilier. Le 6 novembre 2014, le Conseil municipal décidait d’un seul coup la vente de quatre propriétés communales : l’usine Bédat et ses jardins à la CCPO pour 160 000 € ; le « bâtiment Tarascon » à la S.C.I. Santa Cruz (on appréciera la transparence de la décision !) pour 65 000 € ; un appartement F2 de la Résidence Carrérot à une particulière pour 75 000 € ; des locaux du Centre administratif au Conseil général pour 625 000 €.

À vendre rue Louis-Barthou
À vendre rue Louis-Barthou

L’opposition a voté contre ces quatre ventes. Miracle du consensus, les quatre suivantes, décidées le 16 décembre, ont été votées à l’unanimité. Elles concernaient le « terrain Barbotin », cédé à un particulier pour 45 000 €, la conciergerie Pommé vendue à un autre particulier pour 49 000 €, une place de parking de la Résidence Carrérot acquise par des particuliers pour 4 600 €, une maison rue Gassion pour 49 233 €.

À vendre chemin des Ourtigous
À vendre chemin des Ourtigous

Mais, comme dit la pub, ce n’est pas fini ! On passe à la vitesse supérieure. Les façades d’au moins trois immeubles s’ornent depuis peu d’un panonceau. Surmonté du logo de la ville, le texte est laconique, mais explicite : « À vendre – Mairie d’Oloron-Sainte-Marie – 05 59 39 99 99 ». On trouvera ces pancartes Rue Louis-Barthou, place de la Résistance et au fin fond du chemin des Ourtigous.

À vendre place de la Résistance
À vendre place de la Résistance

La tentation serait grande de chipoter sur le fait que ces bâtiments soient mis en vente sans que le Conseil municipal ne l’ait spécifiquement décidé au préalable. Mais trêve de pinaillage juridique ! Loin de moi l’idée de reprocher à Monsieur le maire de vendre les bijoux de famille. À quoi bon en effet conserver des bâtiments qui représentent une charge pour la mairie (entretien, assurances, impôts etc.) sans avoir la configuration voulue pour être destiné à un service municipal ou à une association ? Reste à savoir s’ils trouveront preneur vu l’importance de l’offre immobilière sur notre ville

2 commentaires sur « Un nouvel agent immobilier à Oloron : Monsieur le maire »

  1. Une question me vient en vous lisant. D’après vous, à l’instar de ses homologues de la place, l’agence municipale immobilière (plus connue sous le nom de l’AMI), prend-elle une commission sur ses propres opérations? Par ailleurs, pouvez-vous m’éclairer de votre lanterne : qui a fixé le prix de vente?
    D’autre part, si j’ai bien compris la nature de votre commentaire, il y aurait comme un vent d’unanimité dans les décisions de ventes de ces biens, sans pour autant de véritable délibération. Quoique je sois moins attentif que vous au débat politique local (terme non péjoratif en l’occurrence), je n’ai pas souvenir d’avoir lu ou entendu grand chose à ce sujet. Si je n’avais cette naïveté et ce bon esprit que je me plais à me reconnaître en toute modestie, je me poserai la question de savoir quelle est la raison de ce silence.

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    1. Je crains que la transparence à laquelle s’efforce la municipalité d’Oloron, son premier magistrat en tête, ne soit pas encore au top. Qui décide de mettre ces immeubles en vente ? Mystère. Qui fixe le prix de vente des immeubles ? Mystère. Une chose est sûre : une fois la décision de vendre prise (par on ne sait qui) et le prix de vente fixé (par ce même on-ne-sait-qui), le conseil municipal entérine à l’unanimité l’opération. Preuve soit que ladite opération a été menée de main de maître de bout en bout, soit que nous avons affaire à une simple chambre d’enregistrement. Je préfère me garder de vous faire part de mon choix entre ces deux solutions

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