Oloron aurait besoin d’un sérieux coup de balai (chronique « premier degré »)

Certains parmi les lecteurs du blog pourraient penser que le titre de ce billet est plein de sous-entendus. Non, non, il est à prendre au pied de la lettre : plus va et plus l’entretien de la ville laisse à désirer. Lire la suite « Oloron aurait besoin d’un sérieux coup de balai (chronique « premier degré ») »

Mais où est donc passée la 8ème délibération ?

Certains d’entre nous se souviennent du film de Robert Lamoureux : « Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? ». À Oloron, c’est plutôt : « Mais où est passée la 8ème délibération ? » qui est à l’affiche en ce moment. Enfin, lorsque j’écris « à l’affiche en ce moment », c’est façon de parler. J’explique. Lire la suite « Mais où est donc passée la 8ème délibération ? »

Délibération camping municipal : encore une erreur matérielle ou bien une tentative de maquillage de document ?

« On s’était dit : ils ne vont pas oser ! eh bien si, ils l’ont fait ! » Voilà la première réflexion de mon interlocuteur, après que nous ayons échangé sur le fait que nous avions tous les deux constaté : la délibération transmise au sous-préfet au sujet du camping avait été modifiée (par le maire de son propre chef ?) par rapport à la décision prise par le conseil municipal. Et il ne s’agissait pas de n’importe quelle modification : elle portait sur le point litigieux, à savoir Lire la suite « Délibération camping municipal : encore une erreur matérielle ou bien une tentative de maquillage de document ? »

À Oloron : plan Vigipirate renforcé et panneaux lumineux décalés

Les lectrices et lecteurs d’oloronblog.com sont, cela va de soi, des personnes de grande qualité. Et il en est parmi elles qui ont un sens de l’observation plus développé que les autres. Celles-là sont capables de débusquer le moindre grain de sable s’insinuant dans les rouages de la magnifique machinerie municipale qui suscite la fierté de tout Oloronais qui se respecte et que toutes les communes de France nous envient. En voici deux exemples. Lire la suite « À Oloron : plan Vigipirate renforcé et panneaux lumineux décalés »

L’exemple même d’une dépense inutile

Affiche marché d'oloron
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Depuis peu de jours, l’affiche dont la photo est reproduite ci-contre est apposée dans quelques « sucettes » de la ville.

Détaillons-la. Les deux tiers de l’espace sont occupés par un pavé sur fond blanc. En haut, à gauche, le logo de la ville d’Oloron. À droite, une invitation : « Rendez-vous vendredi ! ». Un peu plus bas, en gros caractères : « Marché d’Oloron » et en trois fois plus petit (les Samaritains apprécieront) : « Ste Marie ». Encore plus bas, en arc de cercle, les représentations de ce qui ressemble à du fromage, à un fruit et à un morceau de viande et l’image d’un panneau : « Local & Authentique ». Au fond de ce pavé sur fond blanc, un titre : « + de 90 commerçants ». Suit une liste de métiers où il ne manque que le quincailler et le vendeur de pâtisseries orientales.

Poursuivons l’examen de l’affiche. Le dernier tiers est sur fond orange. En titre : « Tous les vendredis de 7 H à 12H30 ». Un peu plus bas sont énumérés trois caractéristiques qui renforcent l’attractivité de ce marché : « Halle couverte / Galerie marchande / Parkings gratuits ». Rien, au moins telle que l’affiche apparaît dans la « sucette », n’indique qui est le concepteur de ce document et où il a été imprimé.

Passons maintenant à l’analyse critique. Qu’apprend celui qui lit cette affiche ? Qu’il se tient un marché à Oloron (Ste Marie) tous les vendredis. C’est vrai que ce marché hebdomadaire n’existe à Oloron que depuis… 800 ans. Il était donc temps de rappeler son existence à ceux qui l’auraient oubliée ou ne s’en seraient pas aperçu. Le lecteur apprend aussi que c’est un marché où l’on trouve des fruits, des légumes, du poisson, du fromage, des vêtements etc. Un marché qui propose ce type de produits, c’est révolutionnaire !

Voilà donc une publicité qui, contrairement à l’objectif qui devrait être le sien, ne fait rien connaître aux Oloronais et aux habitants des communes des alentours qu’ils ne sachent déjà. Il suffit pour s’en convaincre de répondre à la question suivante : qu’ai-je appris en la lisant ? Son coût de conception, de réalisation et d’édition, même s’il n’est pas exorbitant (mais comme on dit : « Les petits ruisseaux…. rivières ») aurait sans doute été mieux utilisé ailleurs. Finalement je ne vois qu’un intérêt personnel à cette réclame : elle m’a donné l’occasion d’écrire un billet.

Post-scriptum qui a à voir avec ce qui précède : des travaux sont actuellement en cours dans le local de la place Amédée-Gabe qui a hébergé successivement, si ma mémoire ne me trahit pas, les établissement Pon, une antenne de la CCI, le cabinet d’assurances de Jacques Lestelle, un restaurant marocain et, plus près de nous, la permanence électorale d’Anne Barbet et André Berdou à l’occasion des élections départementales. Une affiche apposée sur la baie vitrée nous renseigne sur l’objectif de ces travaux : « Prochainement ici, magasin de paysans producteurs ». Question : ceux-là vont-ils continuer à fréquenter le marché ? Sinon, il n’y aura plus qu’à actualiser le chiffre de « 90 » (qui me semble déjà un peu élevé par rapport à la réalité) figurant sur l’affiche municipale.

Mais à qui peut bien s’en prendre cet Oloronais ?

FermobaUn pavillon propret des années 70 à l’entrée du boulevard Henri Laclau. Derrière, un jardin bien entretenu. Sur le portail d’entrée une plaque « Attention au chien ». Rien ne distinguerait cette habitation de toutes celles qui l’entourent si n’était apposé sur la porte du garage un grand morceau de carton sur lequel ont été inscrits avec application en grandes lettres majuscules les trois mots suivants : « NON À FERMOBA ».Fermoba3

Qui est ce « Fermoba » contre lequel cet Oloronais a, à l’évidence, une dent et tient à le faire savoir à tous ceux qui passent devant chez lui ? Une rapide recherche sur Internet permet d’en apprendre un peu plus : Fermoba est fabricant-installateur de fenêtres, volets et fermetures PVC installé dans le Nord et l’Est de la France. Selon les informations glanées sur Internet toujours, cette société a connu sa troisième liquidation judiciaire au mois d’octobre dernier.

Notre Oloronais est-il l’une des victimes collatérales de cette déconfiture ? A-t-il passé commande, acompte à l’appui et attend toujours la livraison ? N’a-t-il reçu qu’une partie du matériel ? Sans doute suffit-il de sonner à sa porte pour qu’il raconte toute l’histoire.

En tout cas, s’il a fait les frais de l’opération, on peut comprendre sa colère. Maintenant, si tous les Oloronais qui ont un litige commercial commencent à le dénoncer par voie de panneaux ou de banderoles appliquées sur la façade de leur maison, on ne saura plus où donner de la tête.

À propos d’un mot d’insulte placardé sur un panneau d’information municipale

Panneau_copieLa période électorale est favorable à l’expression de tous les mécontentements. Le mieux est de l’exprimer par son bulletin de vote. Mais ce moyen ne suffit pas à quelques grincheux ou aigris qui tiennent à l’exprimer de façon plus spectaculaire et le plus souvent de manière anonyme…. ce qui fait quand même perdre bien du poids au message qu’ils prétendent faire passer.

DazibaoLaissons là le moralisme. Voici (photo) un papier épinglé avec soin – à l’aide de deux pinces à linge – sur le haut d’un panneau d’information municipale situé en haut de la rue Justice. Le texte, manuscrit, est lapidaire. Il tient dans les quelques mots suivants (faute d’orthographe comprise) : « Ca(?)tion → 22/29 mars – Coruption – Dilapidation – Désolation ».

Si l’auteur établit à l’évidence un lien avec les élections départementales du prochain dimanche, il reste pour le moins imprécis dans sa dénonciation. Quelle institution, quelle personne est l’objet de sa vindicte ? Le sait-il lui-même ? En soi, ce genre d’insulte ne devrait recevoir aucun écho, même ici. Mais ici n’est pas le propos. L’intérêt est ailleurs.

Aperçu sur son panneau vendredi en fin de matinée, le mot d’insulte était toujours là quelques heures plus tard. En raison de son bel emplacement, des centaines de personnes ont pu le voir…. et le lire. Étonnant quand même que durant ce laps de temps aucun agent municipal (ASVP en tête), aucun élu, aucun citoyen lambda, moi le premier, n’ait songé à l’arracher. C’eût pourtant été une réaction de bon sens. De bon sens civique, bien sûr. Sans doute est-il aussi rare que le bon sens politique.

(Actualisé ce samedi matin à 11 heures 45) : tel le canard de Robert Lamoureux toujours vivant le lendemain, le papier est le lendemain toujours sur le panneau. Je l’ai enlevé. C’était ma BA de la journée