Oloron aurait besoin d’un sérieux coup de balai (chronique « premier degré »)

Certains parmi les lecteurs du blog pourraient penser que le titre de ce billet est plein de sous-entendus. Non, non, il est à prendre au pied de la lettre : plus va et plus l’entretien de la ville laisse à désirer. Lire la suite « Oloron aurait besoin d’un sérieux coup de balai (chronique « premier degré ») »

Et la lumière fut ! (chronique « droit et devoir de suite »)

Dimanche dernier, dans la série « Clins d’œil et petites piques », Oloronblog publiait le coup de gueule d’un lecteur à propos de l’état d’entretien et de propreté de notre ville. Photos à l’appui, il nous montrait un lampadaire d’éclairage public étouffé par la végétation ; une banderole ratatinée, oubliée sur un support d’information municipale depuis deux mois ; du camping sauvage sur le parking du stade ; les trottoirs d’une rue envahis par la mauvaise herbe. Lire la suite « Et la lumière fut ! (chronique « droit et devoir de suite ») »

Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 mai 2018

Ce billet dominical comptera trois sujets : le premier sera consacré à l’annonce par le maire du projet d’une éventuelle création d’une maternité privée. Les deux autres porteront sur un domaine auquel les Oloronais sont particulièrement sensibles : celui concernant l’état d’entretien et de propreté de leur ville. Lire la suite « Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 mai 2018 »

Par la faute de la croissance verte, le « Cercle des poètes » a disparu

Le coin des poètes - vue générale 2
Le coin des poètes – Vue générale

Lorsque l’actualité municipale est quelque peu en sommeil, comme en ce moment, je sais pouvoir compter sur les lecteurs d’Oloronblog pour me souffler le sujet d’un billet. Comme ce matin : « Tu devrais aller du côté du Parc Pommé. Ils ont tondu les abords des allées et autour des sculptures. Mais ils ont laissé le « Coin des poètes » envahi par la végétation. Tu as intérêt à te munir d’un bedouilh si tu veux retrouver les plaques portant le nom de ces poètes. ». Direction le Parc Pommé. Sans bedouilh mais avec appareil photo. Lire la suite « Par la faute de la croissance verte, le « Cercle des poètes » a disparu »

Une ville n’appartient pas à son maire mais à l’ensemble des citoyens

C’est quand même curieux cette manie qu’ont les hommes de pouvoir de s’approprier les hommes ou le territoire sur lesquels ils sont censés exercer leur puissance. « Mes hommes », dit le colonel en parlant des soldats du régiment. « Mes » collaborateurs, dit le patron en évoquant les salariés de l’entreprise. « Mon » diocèse, dit l’évêque. « Ma » circonscription, dit le député. « Ma » ville, dit le maire. Curieux et, il faut bien l’avouer, un rien agaçant.

Car ni le patron, ni le colonel, ni l’évêque, ni le député, ni le maire ne sont des propriétaires. Ce sont tout au plus des locataires. Ils sont là pour un temps donné. Leur mission ? Administrer ce qu’ils ont reçu de leur prédécesseur, ne pas le dilapider mais au contraire le faire fructifier de façon à transmettre à leur successeur un corps de troupe, une entreprise, une circonscription territoriale encore plus performants.

Restons-en à ce qui est la raison d’être de ce blog, notre ville d’Oloron. Elle n’appartient pas à son maire (pas même la forêt du Bager…. si vous voyez à quoi je fais référence), mais à tous les Oloronais. Et que sont-ils en droit d’attendre de leurs élus et de leur maire au premier chef ? Une ville moderne, inventive, dynamique sans doute. Mais aussi une ville où, les finances étant ce qu’elles sont, on sache dégager les priorités, où l’on ne privilégie pas le bling-bling, le clinquant, les caprices, au détriment du quotidien des administrés. Où l’on organise peut-être moins de concerts et d’animations, mais où l’on s’astreint à un entretien plus suivi des routes, des groupes scolaires etc.

Une ville aussi où l’on prend soin du patrimoine architectural comme environnemental. Oui, la commune est sans doute propriétaire de bâtiments qui ne lui servent à rien dans son activité quotidienne. C’est donc une bonne idée que de chercher à les vendre. Mais comment prétendre en tirer un bon prix si, faute d’entretien, ces locaux se transforment peu à peu en ruines ?

Maison
Un arbuste en toiture
Maison Combellas4
Du lierre à l’attaque de la façade

Prenons l’exemple de la maison Combellas, dont je vous ai déjà présenté dans un précédent billet l’intérieur à l’état d’abandon et en cours de dégradation. Voyez (cf photo ci-contre) le lierre qui monte à l’assaut de la façade. Il y a même un arbuste qui commence à pousser dans la toiture détruisant la couverture d’ardoises autour de lui. Comment escompter obtenir 190 000 € de cet immeuble – c’est la mise à prix par la ville – si on laisse la façade extérieure donnant sur le gave d’Ossau se délabrer ainsi ?

Quel Oloronais ne souhaiterait pas que la municipalité qui sera élue en 2020 soit dans l’impossibilité d’invoquer l’héritage déplorable laissé par l’équipe précédente (c’est le lot de toute équipe nouvelle que d’invoquer la mauvaise gestion de celle qui l’a précédée) ceci avec pour seul objectif de justifier de sa propre incapacité à agir ? Est-ce qu’on en prend vraiment le chemin ?

Au cimetière Sainte-Marie, des « arrosoirs » très spéciaux

Cimetière Ste-Marie - Copie
Les « arrosoirs » à un point d’eau du cimetière

Les occupants des lieux n’écrivent jamais au maire pour se plaindre ou revendiquer on ne sait quel passe-droit. Et s’ils votent lors des élections municipales, c’est bien contre leur gré et cela se passe bien plus souvent sur une île française de la Méditerranée qu’à Oloron. Mais ce ne sont pas là des raisons pour ne pas les traiter avec tout le respect qui leur est dû.

Au cimetière de Sainte-Marie (mais c’est la même chose dans les autres cimetières de la ville), voilà les « arrosoirs » mis à la disposition des personnes qui souhaitent entretenir les fleurs mises sur les tombes de leurs morts : des cubitainers de vin ! La commune ne dispose-t-elle pas des quelques dizaines d’euros nécessaires pour compléter le stock des quelques vrais arrosoirs que l’on trouve sur le site ? Ou bien, comme me le suggérait la personne qui m’a transmis cette photo, faudra-t-il conclure un contrat de partenariat public-privé (PPP) pour trouver une solution financière de nature à régler le problème ?

Pourquoi ce laisser-aller ? Est-ce une nouvelle manifestation de « l’optimisation des ressources » dont Monsieur le maire nous rebat les oreilles à longueur de colonnes de journaux et de conseils municipaux ? Et après, ce sera quoi ? Couverts en plastique et assiettes en carton dans les cantines scolaires ?

Il ne s’agit certes pas d’une affaire d’état. Mais – ici la minute sentencieuse du blogueur – on reconnaît une société à la manière dont elle traite ses anciens et ses morts. Fermez le ban !

Monsieur le maire, je sais que vous êtes un lecteur fidèle quoi que critique – mais, vous comme moi, on ne saurait plaire à tout le monde – d’Un Regard sur Oloron. Alors, s’il vous plaît, grattez les fonds de tiroir de votre mairie pour débusquer les crédits nécessaires à cet investissement qui, j’en suis certain, vous vaudra la reconnaissance de tous les occupants des cimetières d’Oloron mais, et cela est plus important pour vous, de tous ceux qui leur rendent visite.

Le Parc Pommé se transforme en brousse, en savane

DSC2491 Pentes bien tondues, massifs et arbustes bien entretenus, panneau « Ville fleurie » implanté en bordure, pour l’automobiliste qui découvre le Parc Pommé depuis la route de Pau, voilà une invitation à visiter un espace vert plein de promesses. Il vaut mieux pourtant qu’il renonce à faire un détour pour y pénétrer et pour partir à la découverte de ce lieu plein de merveilles.

Car à l’intérieur, le lundi 22 juin (le diaporama ci-après en témoigne),la réalité est tout autre. On s’y trouve confronté à la brousse, à la savane. Autrefois, durant les vacances d’été, les moniteurs du patro de la JAO amenaient au Parc Pommé les jeunes colons. Aujourd’hui, ils perdraient les gosses au milieu des herbes folles. La plupart des espaces n’ont pas dû voir une tondeuse depuis l’an dernier. Les plantes invasives prolifèrent, commençant à cerner bancs, arbres et statues disséminés dans le parc.

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Comme il faut rester positif ( !), on se dit qu’il doit bien y avoir une explication à ce qui pourrait passer à première vue pour un défaut d’entretien. Un défaut d’entretien d’autant plus étonnant que les serres municipales sont situées à deux pas. Par conséquent les agents municipaux sont parfaitement au courant de la situation.

Après grande réflexion, je formule deux hypothèses qui ne s’excluent pas nécessairement l’une, l’autre.Une hypothèse écologique : nos édiles veulent faire d’Oloron une ville verte et laissent ici la nature faire son œuvre, sans la contraindre ni la blesser par des tontes et des coupes à répétition. Une hypothèse économique : dans leur quête désespérée de recettes nouvelles pour ranimer les finances exsangues de notre commune (ah ! le coup de l’héritage !), nos édiles comptent sur une belle récolte de foin qu’ils vendront au mieux disant. Personnellement, je penche plutôt pour cette seconde hypothèse.

(Actualisé le 24 juin) Le programme officiel des animations de l’été « Quartiers d’été » présente le parc Pommé comme « un écrin de verdure propice à la méditation ».Faut croire que le rédacteur de l’article n’y a pas mis les pieds depuis quelques temps !