Cantons d’Oloron 1 & 2 : tentative hasardeuse de pronostics pour le 2nd tour


Élections départementalesExit le premier round des départementales 2015. Avec le résultat du 1er tour, bien des illusions se sont évanouies, bien des espoirs sont nés, sur les cantons d’Oloron 1 et d’Oloron 2 comme sur le reste de la France. Chacun des qualifiés pour le second tour croit dur comme fer à la victoire. Il s’est persuadé pour cela d’un bon report des voix des candidats éliminés proches de sa sensibilité, d’une large mobilisation en sa faveur des abstentionnistes du 1er tour, d’une maladresse de son adversaire et, condition sans laquelle la politique ne serait pas ce qu’elle est, d’une bonne dose de chance.

Tellement de paramètres interfèrent sur le vote des électeurs du second tour qu’il est bien risqué de hasarder un pronostic. Qu’à cela ne tienne ! Il faut prendre la politique pour ce qu’elle est plus souvent qu’à son tour : un jeu. Quels binômes vont sortir vainqueurs au soir du 29 mars sur les cantons d’Oloron 1 et d’Oloron 2 : voici leurs noms en avant-première !

Sur le canton d’Oloron1, le tandem Coste/Gaston (divers gauche) compte 3 000 voix – je vous fais grâce des unités – au premier tour. Il est marqué à la culotte par le duo Libarle/Lucbéreilh (divers droite) à 2 850 voix. Vient ensuite l’équipe Casabonne/Domecq (Modem) avec 2150 voix. Le binôme Bareille/Bonnave (Front de gauche) ferme la marche avec 1 590 voix.

Mon pronostic sur Oloron 1 : le résultat du 1er tour autorise les trois premiers couples à se maintenir pour le 2nd tour. La question n’est pas tranchée à cette heure-ci. Si les trois entrent en lice, Coste/Gaston l’emporteront grâce à l’apport des voix du Front de gauche (avec 40% des voix contre 36% et 24% aux deux autres). En revanche, si la paire Casabonne/Domecq ne se présente pas, ou se désiste en faveur du binôme Libarle/Lucbéreilh, le résultat sera inversé….. et très favorable au maire d’Oloron (57/43 en faveur de Libarle/Lucbéreilh).

Sur Oloron 2, le résultat du 1er tour a été étroit entre l’Union de la droite Cazadoumecq/Courouau (2 930 voix) et les socialistes Barbet/Berdou (2 750 voix). Viennent ensuite les divers gauche Domecq/Robledo (1 700 voix), les frontiste de Patchère/Lussac (1 400 voix) et, enfin, les Front de gauche Saouter/Villalba (1 210 voix).

Mon pronostic sur Oloron 2 : seuls les binômes Cazadoumecq/Courouau et Barbet/Berdou se retrouveront le 29 mars. Si la défunte union de la gauche retrouvait un semblant de vie à cette occasion, les seconds nommés ne devraient faire qu’une bouchée des premiers. Je prévois en effet qu’ils l’emporteront, mais sur un score beaucoup plus étriqué (55/45) que celui qui serait atteint si toutes les voix de gauche se reportaient sur eux.

Rendez-vous dans 6 jours pour vérifier si mes dons de prédiction sont à la hauteur de mes prétentions d’expert ès élections. Et ici non plus, ce n’est pas gagné.

5 commentaires sur « Cantons d’Oloron 1 & 2 : tentative hasardeuse de pronostics pour le 2nd tour »

  1. Pour ce qui concerne les pronostics, et comme je crains un peu le ridicule, je me garderai bien de vous faire part des miens à l’occasion du 1° tour. Aussi me contenterai-je d’applaudir aux vôtres en me donnant le droit d’y revenir d’ici une semaine.
    Ceci étant, et ayant pris entre temps connaissance des propos des perdants du premier tour, j’ai quelques éléments de plus. Je dois reconnaître qu’il me tarde les échéances à venir : élection du président du CG, élections régionales. La bande annonce du tandem Mario Lucbéreilh et Pipo Lassalle vient, si il en était besoin, nous annoncer des épisodes d’un comique désopilant. Quant aux Frères Ennemis d’Oloron 2, ils nous rejouent une version très personnelle du « Familles je vous hais » qui pourrait déboucher sur un drame familial.
    Bien qu’il m’en coûte de le reconnaître, je crains que les efforts désespérés et médiatiques de nos actuels, futurs, potentiels, élus ne donnent au final une image peu conforme à l’idée que je me fais de la politique.
    J’avais espoir (encore mon côté naïf) que le système du binôme amènerait un peu de sang neuf, de dynamisme, dans un système politique sclérosé. C’était sans compter sur l’application des anciens élus de s’entourer de candidats ou suppléants capables de drainer des voix par leur origine géographique, socio-professionnel, tout en évitant de faire de l’ombre.
    Malgré tout, et rien que pour avoir le droit et le plaisir de médire, j’irai voter Dimanche. Mais je resterai avec un regret : celui de n’avoir pas eu le courage de dire à certains des candidats combien je leur en veux de donner une aussi pitoyable image de ce qui devrait être si beau : la politique. Cela restera à mes yeux une de leur principale responsabilité que d’avoir détruit l’espoir.

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    1. Je vous trouve quelque peu désabusé, mon cher Bachus. Mais tout cela n’est qu’un spectacle, un concours de postures ! Considérez même au niveau national le chef de l’UMP : ses meetings sont dignes des stand-up. Il s’agit de faire rire la galerie. Et les militants en redemandent. Je me souviens de l’époque, hélas bien lointaine (étiez-vous seulement né) où nous nous rendions aux réunions électorales tenues par Pasqua ou Sanguinetti uniquement pour rire aux vannes qu’ils allaient sortir contre leurs adversaires. C’était il y a plus de 40 ans. Comme quoi en la matière, le changement, ce n’est pas maintenant

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      1. Je vous avouerai n’avoir, dans mon souvenir, jamais assisté à une réunion politique. J’en suis plutôt heureux lorsque je vois à quoi elles sont réduites aujourd’hui, j’en suis plutôt honteux lorsque je me dis que du coup, ne disant rien, je valide.
        Pas forcément désabusé, je crois en l’Homme et en sa capacité à améliorer son Monde (dans un tel cas peut-on remplacer naïveté par utopie, pour me faire plaisir).
        Je ne crois pas avoir de regret d’une période où les confrontations se terminaient en véritables batailles rangées, mais je me désespère un peu de constater un attachement croissant à l’individualisme. Quant au retour au clientélisme, cela ne me semble pas dans l’immédiat être la preuve d’un véritable progrès, surtout quand il ne s’exerce pas à mon avantage!!!

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  2. Petit rayon de soleil dans la grisaille électoraliste : Magali DOMECQ a le courage de faire publiquement part de sa décision, contraire à ce qu’aurait voulu l’intérêt de son parti, mais conforme a ses convictions personnelles. Je vous le disais bien : nous n’avons peut être pas fini de nous amuser!

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    1. D’une certaine manière, le désistement de Magali Domecq me fait penser à la décision de Bayrou en 1992. Lucbéreilh comparé à Sarkozy, marrant, non ? Reste à savoir si la position de l’élue pèsera autant sur le résultat final que le vote de Bayrou a influé sur l’élection de Hollande

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