La crue des gaves à Oloron le 13 juin 2018 (vidéo de 3 minutes)

La crue du 13-06-2018 au pont de FarbeigtSi elle cause bien moins de dégâts à Oloron qu’en d’autres lieux (affaire de topographie), la crue des gaves est toujours spectaculaire. Notamment en ce 13 juin où, sur le coup de 10 heures, le niveau et le débit de l’eau ont atteint leur niveau record. Selon le site Vigicrues, le débit du gave d’Aspe atteignait à 10 heures 453 mètres cubes par seconde quand durant les sept derniers jours il tournait autour de 50 à 60 mètres cubes. Même chose pour le gave d’Ossau au quartier Sestiaa : 305 mètres cubes à la seconde ce matin contre 50 à 60 mètres cubes en moyenne durant les sept derniers jours. Soit 453 000 litres d’eau à la seconde. Lire la suite « La crue des gaves à Oloron le 13 juin 2018 (vidéo de 3 minutes) »

C’est quoi ces travaux sur le gave d’Aspe à Oloron ? (video)

Travaux sur le gave d'AspeDepuis hier, un camion et une pelle s’activent au milieu du gave d’Aspe (cf video en fin de billet), au pied du pont Sainte-Claire, au débouché du canal en provenance de la centrale hydroélectrique.

Renseignements pris, voici quelques explications. Les crues du gave ont apporté depuis l’an dernier beaucoup de sable, cailloux et grosses pierres à cet endroit. Ce qui finit par nuire à la production de la centrale. L’objectif est donc d’éliminer tout cet apport… jusqu’aux crues suivantes à l’issue desquelles, peut-être d’ici un an, l’opération devra être renouvelée.

Les travaux devraient durer jusqu’à ce soir. Il faut le savoir, toute intervention pour travaux dans le gave est surveillée par une « police de l’eau » particulièrement vigilante : dépôt préalable d’un dossier très détaillé expliquant les motifs des travaux ainsi que toutes les mesures qui seront prises pour protéger le milieu naturel et visite sur le site durant l’exécution de l’opération pour s’assurer que toutes les consignes sont respectées.

Deux exemples de ces précautions :
– L’entreprise pour le compte de laquelle est effectué ce curage a dû prouver qu’il n’existait pas de frayère à proximité. Ce n’était pas le cas : lors de la pêche électrique faite avant travaux seuls une petite anguille, un vairon et une lamproie ont été trouvés. Les travaux ont donc pu démarrer. Ah si les services de l’État pouvaient être aussi prévenants lorsqu’il s’agira de protéger la forêt du Bager et les frayères humaines qui vivent autour !
– Second exemple du souci de protection de l’environnement : les 900 mètres cubes qui sont à évacuer ne peuvent être commercialisés ; ils ne doivent pas quitter le lit du gave et sont donc entreposés un peu plus bas, en bordure de l’eau…. où ils retourneront lors d’une prochaine crue.

Dormez tranquilles, braves gens, l’État veille sur notre bien-être. Et sur celui des poissons.

Vallées d’Aspe et d’Ossau : pas de convergence

gaves d'Ossau et d'Aspe
Les gaves d’Ossau et d’Aspe à la Confluence

 

À Oloron nous le savons bien : sur les plans géographique, économique et humain pratiquement tout sépare la vallée d’Aspe de la vallée d’Ossau. L’ouverture de l’une contraste avec l’encaissement et la rudesse de l’autre.

Même leurs gaves s’y mettent. Prise ce samedi sur le coup de 14 heures au niveau de la Confluence, cette photo illustre plus qu’un long développement les particularismes de l’un par rapport à l’autre. Vert émeraude et tranquille, le gave d’Ossau rejoint à cet endroit le boueux et tumultueux gave d’Aspe.

Qu’est-ce qui explique des caractères si disparates alors que seuls quelques dizaines de kilomètres les séparent ? Je l’ignore. Dans tous les cas, le gave d’Oloron, issu de cette union, tel un rassemblement Lucbéreilh-Lacrampe ou une synthèse Uthurry-Bareille, sort renforcé de cette rencontre