Clins d’œil et petites piques du dimanche 19 février 2017

Dans ce billet, je vais une nouvelle fois m’en prendre au jargon techno-merdique (pardonnez l’expression, mais je n’en trouve pas d’autre) qu’emploient trop souvent nos techniciens pour faire les savants. Mais auparavant, nous jetterons un œil sur un conclave de la majorité municipale, nous nous demanderons où est passée l’opposition municipale, nous découvrirons le coût d’un praticien remplaçant au centre hospitalier. Et nous conclurons par un questionnaire.
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« Furax », le mystère du pyromane oloronais

Si l’on excepte quelques bagarres, incivilités, infractions au Code de la route, insultes et vols, Oloron est reconnue comme une cité paisible. Mais, de temps en temps, un fait divers hors du commun vient défrayer la chronique et alimenter les conversations. Ainsi de l’histoire qui s’est passée en 1959 avec cet incendiaire qui signait ses méfaits sous le nom de « Furax ». Furax, nom sans doute inspiré par un feuilleton radiophonique loufoque créé à l’époque par Francis Blanche et Pierre Dac et qui connaissait un grand succès. Voici cet évènement retracé au jour le jour d’après les articles publiés par La République durant les premiers jours du mois d’avril 1959.

Jeudi 2 avril, 5 heures du matin : La sirène réveille les Oloronais. Un grand bâtiment est en feu dans la rue Révol. Il sert de gymnase et de dépôt de matériel sportif au centre d’apprentissage Guynemer qui était alors logé dans cette rue. Malgré les efforts des pompiers, il ne reste bientôt plus de ce bâtiment que les quatre murs… et une partie du plancher qui a résisté à l’effondrement de la toiture. L’enquête de la police oloronaise conclura assez vite à un acte criminel, des traces d’essence ayant été retrouvées sur les lieux.

Nuit du 3 au 4 avril : des affiches sont apposées sur les murs du centre d’apprentissage. En lettres inscrites à la chaux sur du papier couleur, un individu signant « Furax » y promet, après l’incendie de jeudi, d’autres « spectacles en couleurs ».

Samedi 4 avril dans la matinée : le directeur de Guynemer aperçoit un léger nuage de fumée s’élevant des dortoirs. Sur les lieux, on retrouve un bidon d’essence qui a servi à arroser plusieurs lits qui se consument lentement, la laine des matelas ayant couvé l’incendie allumé depuis plusieurs heures. Ce nouveau sinistre est immédiatement enrayé à l’aide d’extincteurs.

Nuit du 6 au 7 avril : notre pyromane, décidément infatigable, s’en prend cette fois-ci aux installations du stade Saint-Pée. Et ne fait pas les choses à moitié

  • Dans un premier temps, délaissant l’essence pour la scie, il s’attaque aux poteaux de rugby du terrain d’honneur et du terrain d’entraînement ainsi qu’à ceux du sautoir en hauteur. Et les coupe tous à la base.
  • Il se dirige ensuite vers les vestiaires et arrose d’essence tables, bancs, portes et le tour de la maison du concierge. Il met le feu. Une explosion retentit dans les vestiaires. Les vitres sont brisées. Mais les dégâts restent limités. Sur place, on retrouve 2 bidons de Solexine et une lampe de poche.
  • L’enquête, jusqu’alors confiée à la police oloronaise, est reprise par la police judiciaire. On fait même appel aux services de Youki, le chien policier de la brigade de Mauléon. Les policiers relèvent des empreintes digitales et des traces de pas du côté du sautoir en hauteur et autour des poteaux de rugby. Ces découvertes leur permettent de nourrir de grands espoirs de mettre rapidement fin aux agissements de « Furax ».

Vendredi 10 avril : La République nous apprend que l’incendiaire n’est toujours pas identifié. Les indices relevés au parc des sports ont été infirmés par les vérifications. Mais l’auteur de l’article conclut avec optimisme : « Il ne fait aucun doute néanmoins que la ténacité des policiers aboutisse à un dénouement prochain ».

Jeudi 16 avril à 17 heures 45 : incendie dans un bâtiment de 360 m² appartenant aux établissements Rioux (spécialisée dans la fabrication de manches d’outils), à la rue Rocgrand. Attisé par un vent violent, le feu détruit la salle des machines. Les dégâts sont évalués à 20 millions de francs (il s’agissait encore des « anciens francs », les « nouveaux francs » ayant été mis en circulation le 1er janvier 1960). Dans la psychose ambiante, le sinistre est tout de suite attribué par la vox populi à « Furax ». Mais l’enquête se tourne plutôt vers la cause accidentelle.

Épilogue : il s’est bien trouvé de bons esprits pour faire circuler en ville le nom d’une personne qu’ils disaient être à l’origine de tous ces incendies (hormis celui de Rioux). Il s’est même trouvé de bonnes âmes pour le croire. Pourtant, 58 ans plus tard, « Furax » court toujours. Une question me brûle les lèvres : grâce à la video-surveillance (inconnue en ces temps lointains), aurait-on pu sinon empêcher les méfaits, au moins découvrir le coupable ?

Clins d’œil et petites piques du dimanche 12 février 2017

Le billet du jour va s’intéresser à l’interview donnée il y a quelques jours par Hervé Lucbéreilh à notre radio nationale locale. Puis nous évoquerons un volet environnemental sur lequel notre ville, qui se veut en pointe en la matière, ne saurait rester passive. Avant de conclure en signalant l’adresse d’un site internet qui devrait intéresser tous ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire d’Oloron au cours des trois derniers siècles. Lire la suite de « Clins d’œil et petites piques du dimanche 12 février 2017 »

Pourquoi Lucbéreilh ne se présentera pas aux législatives

Encéphalogramme plat sur l’actualité municipale depuis quelques jours. Pas le moindre évènement municipal croustillant à se mettre sous l’Adam. Le blogueur finissait par tourner en rond autour du clavier de son ordinateur. Mais il ne désespérait pas pour autant. Il savait que tôt ou tard un homme allait, grâce à l’une des initiatives hasardeuses ou déclarations fracassantes dont il a le secret, lui fournir un sujet d’article sur un plateau. L’attente du blogueur fut vite récompensée. Merci donc à Hervé Lucbéreilh pour sa contribution bien involontaire à Oloronblog. Lire la suite de « Pourquoi Lucbéreilh ne se présentera pas aux législatives »

Clins d’œil et petites piques du dimanche 5 février 2017

Quatre sujets en ce dimanche. Nous allons ouvrir avec quelques nouvelles fraîches sur le camping ex-municipal. Puis nous prendrons le train direction Canfranc. Passage ensuite par la case « démocratie participative », histoire de montrer que des paroles aux actes la route est longue. Et nous conclurons ce périple par un petit tour de ville à bord de la navette urbaine Lire la suite de « Clins d’œil et petites piques du dimanche 5 février 2017 »

À quand une rue Paul Souviron à Oloron ?

Les livres et revues d’histoire locale fourmillent de récits sur la vie d’Oloronais dont le destin sort de l’ordinaire. Le nom de certains de ces Oloronais est passé à la postérité. D’autres sont beaucoup moins connus. C’est le cas de Paul Souviron, missionnaire oloronais qui, entre Révolution française et persécution chinoise a connu un parcours hors du commun. Le voici résumé ici au moyen de deux sources : un article de M. Montaigue, publié dans le numéro de juillet-octobre de la « Revue historique et archéologique du Béarn et du Pays basque » (merci la médiathèque) et une notice biographique des Missions étrangères de Paris (merci internet). Lire la suite de « À quand une rue Paul Souviron à Oloron ? »

Lecture forcément objective (!) de l’édito et de l’« ITV » du maire dans le nouveau magazine municipal

infoloron-n9Le nouveau numéro du magazine municipal vient d’être mis en ligne sur le site internet de la ville (cliquer ici pour le télécharger) et la distribution de la version papier se poursuit dans la boîte aux lettres des Oloronais. Un numéro agréable à lire, bien mis en page, rempli d’informations. Du bon travail. Je reviendrai dans ce billet sur la partie « politique » du magazine, celle où le maire veut faire passer un certain nombre de messages par le truchement de l’éditorial et d’une « interview ». Je me suis évertué à lire ces deux textes sans esprit de critique, tout en conservant un esprit critique. Résultat de cet exercice d’objectivité (!) ci-dessous. Lire la suite de « Lecture forcément objective (!) de l’édito et de l’« ITV » du maire dans le nouveau magazine municipal »