À propos d’un mot d’insulte placardé sur un panneau d’information municipale

Panneau_copieLa période électorale est favorable à l’expression de tous les mécontentements. Le mieux est de l’exprimer par son bulletin de vote. Mais ce moyen ne suffit pas à quelques grincheux ou aigris qui tiennent à l’exprimer de façon plus spectaculaire et le plus souvent de manière anonyme…. ce qui fait quand même perdre bien du poids au message qu’ils prétendent faire passer.

DazibaoLaissons là le moralisme. Voici (photo) un papier épinglé avec soin – à l’aide de deux pinces à linge – sur le haut d’un panneau d’information municipale situé en haut de la rue Justice. Le texte, manuscrit, est lapidaire. Il tient dans les quelques mots suivants (faute d’orthographe comprise) : « Ca(?)tion → 22/29 mars – Coruption – Dilapidation – Désolation ».

Si l’auteur établit à l’évidence un lien avec les élections départementales du prochain dimanche, il reste pour le moins imprécis dans sa dénonciation. Quelle institution, quelle personne est l’objet de sa vindicte ? Le sait-il lui-même ? En soi, ce genre d’insulte ne devrait recevoir aucun écho, même ici. Mais ici n’est pas le propos. L’intérêt est ailleurs.

Aperçu sur son panneau vendredi en fin de matinée, le mot d’insulte était toujours là quelques heures plus tard. En raison de son bel emplacement, des centaines de personnes ont pu le voir…. et le lire. Étonnant quand même que durant ce laps de temps aucun agent municipal (ASVP en tête), aucun élu, aucun citoyen lambda, moi le premier, n’ait songé à l’arracher. C’eût pourtant été une réaction de bon sens. De bon sens civique, bien sûr. Sans doute est-il aussi rare que le bon sens politique.

(Actualisé ce samedi matin à 11 heures 45) : tel le canard de Robert Lamoureux toujours vivant le lendemain, le papier est le lendemain toujours sur le panneau. Je l’ai enlevé. C’était ma BA de la journée