Oloronais, l’orage menace au-dessus de ta tête ? Invoque Saint-Grat ! (chronique clin d’œil du dimanche)

Saint-Grat StatueOn connaissait déjà les livres de la collection « 3 minutes pour comprendre… » (… les 50 plus grandes théories de la physique quantique ; … les 50 plus grands principes et styles en architecture ; … 50 notions essentielles sur le whisky ; etc.). Un peu sur le même principe, le service Patrimoine de la ville nous propose en ce moment « 30 minutes chrono pour découvrir… la cathédrale Sainte-Marie ». Un cycle de 4 visites rapides d’une demi-heure chacune, à deux ou trois semaines d’intervalle, pour nous donner un aperçu de la richesse à la fois architecturale, culturelle et historique de l’un des plus beaux monuments de notre cité (j’écris « l’un des plus beaux » pour ne pas vexer l’église Sainte-Croix !). Lire la suite « Oloronais, l’orage menace au-dessus de ta tête ? Invoque Saint-Grat ! (chronique clin d’œil du dimanche) »

Incursion dans le saint des saints symbolique de l’Hôtel de Ville (chronique « suivez le guide »)

Quel lieu doit être considéré comme le cœur d’une mairie ? Le bureau du maire ? Non. La salle la plus chargée de symbole, c’est la salle du conseil municipal. C’est là que se prennent toutes les décisions importantes. Enfin… là, j’enjolive quelque peu : Lire la suite « Incursion dans le saint des saints symbolique de l’Hôtel de Ville (chronique « suivez le guide ») »

Le maire d’Oloron préfère les forêts de Patagonie au bois du Bager

AraucariaLa République de ce jour consacre l’essentiel de sa page « Oloron » à la visite en notre ville du ci-devant Stanislas Ier, prince d’Araucanie et Patagonie. La mairie lui a même réservé un accueil très officiel : réception par la municipalité, plantation avec l’aide du maire d’un Araucaria flanqué d’une pierre sur laquelle est gravée le texte suivant : « Arbre d’Araucaria planté le 17 octobre 2015 par Stanislas Parvulesco, Prince d’Araucanie-Patagonie en hommage au combat des Indiens Mapuches ».
Si personne (pas même le maire, je veux le croire) n’est dupe du caractère folklorique de l’opération, un certain nombre de questions méritent néanmoins d’être posées. Qui a supporté le coût de tout ce cirque (frais de voyage et de séjour du soi-disant prince, achat de l’arbre, gravure de la pierre etc.) ? Le comité des fêtes, dans la mesure où la prestation de Stanislas (et d’Hervé Lucbéreilh dans le rôle du clown blanc) constituerait une attraction des fêtes de la Saint-Grat, au même titre qu’en d’autre temps les animations de Casimir ? Hervé Lucbéreilh sur ses propres deniers en sa qualité de vice-consul de Patagonie ? Le contribuable oloronais ? Un seul conseiller municipal s’est-il interrogé et, dans l’affirmative, a-t-il cherché à obtenir une réponse ?

En tout cas, voir Hervé Lucbéreilh planter un arbre en hommage au combat du peuple Mapuche ne manque pas de sel. Sans aller jusqu’à dire que la famille Dutter, Xavier Gayan et tous les riverains du Bager et de Soeix sont nos Indiens Mapuches à nous, je trouve un peu fort de café qu’on aille pleurer sur le sort de personnes et de forêts situées à l’autre bout du monde… quand on s’apprête à massacrer des dizaines d’hectares de bois et à pourrir la vie de dizaines de citoyens sur le propre territoire dont on a la charge.

Fleurs des Fontaines 2Tant qu’à venir à Oloron, Stanislas aurait pu se rendre autrement plus utile en contribuant à un meilleur entretien de notre ville. Il lui suffisait, par exemple, de descendre jusqu’au lavoir du quartier des Fontaines. Et, avec l’aide du maire, de renouveler l’ornementation florale de lieux qui n’ont pas vu un jardinier de la ville depuis belle lurette (cf photo ci-contre). Là, l’argent du contribuable aurait été employé avec davantage de discernement.

La Villa du Pays d’Art et d’Histoire : une belle réalisation hélas bien mal connue

DSC02771Avertissement préalable : le billet d’aujourd’hui ne s’apparente pas à un publi-reportage sponsorisé par le président de la CCPO, Daniel Lacrampe. Ce billet m’a été inspiré par l’ancien maire de Précilhon, Gérard Huré. Il a désiré, via un commentaire laissé ce blog, attirer l’attention sur le peu de fréquentation de la Villa du Pays d’Art et d’Histoire ouverte depuis le mois de juin non loin de la médiathèque sur l’ancien site de l’usine Bédat.

Gérard Huré impute cette situation à un déficit dans le domaine de la communication, de la signalétique et de l’animation. Il le regrette d’autant plus qu’il considère qu’Oloron dispose avec cet équipement culturel d’un outil très bien conçu. Aussi s’interroge-t-il avec quelque malice : comme la précédente équipe avait été à l’origine du projet, celle qui lui a succédé l’an dernier ne viserait-elle pas par son peu d’implication à aboutir à terme à la fermeture de la Villa du Pays d’Art et d’Histoire ?

J’ai voulu me faire ma propre opinion. En éliminant d’entrée de jeu l’hypothèse d’une manœuvre machiavélique des élus de la CCPO. À qui en effet ferait-on porter le chapeau de la fermeture de cet équipement qui a tout de même coûté la bagatelle de 4 millions d’€, sinon à l’équipe actuellement en place ? Poursuivons sur les constats de Gérard Huré.

Un outil très bien conçu ? C’est vrai. Rappelons le concept : donner une idée globale de notre « pays », montrer comment l’homme l’a façonné et comment il y a vécu hier, mais aussi comment il y vit aujourd’hui. On ne s’ennuie pas une seconde en parcourant des salles où textes, photos, plans, courtes vidéos, sons, objets, quizz et même… odeurs d’arbre et de fleur illustrent le propos. Et puis l’exposition temporaire présente de magnifiques photos du patrimoine d’Oloron à la vallée d’Aspe en passant par Lasseube.

Une fréquentation balbutiante ? J’ai visité la Villa mercredi dernier de 14 heures à 16 heures. Aucun autre visiteur croisé durant ce laps de temps. La responsable des lieux, Madame Bastian, m’a cependant indiqué qu’entre le 14 juin (date d’ouverture) et le 4 septembre 1 217 visiteurs avaient été comptabilisés. Ils étaient pour moitié de provenance locale, étaient touristes pour l’autre moitié. Pour l’essentiel un public familial.

Une signalisation, une communication et une animation déficientes ? Il est exact qu’hormis deux panneaux de signalisation de fabrication artisanale apposés récemment place du Tribunal, rien n’indique de façon explicite la direction de la Villa. Pire : aucune plaque ne précise en bordure de rue au visiteur qu’il s’agit de la Villa. Pour le reste, pas grand-chose n’a été fait jusqu’à présent pour faire connaître aux Oloronais (ils ne lisent pas tous les journaux) cet équipement, donc pour leur donner envie de le visiter.

Je quitte tout de même le temps de ce billet le rôle du procureur. Ces premiers mois qui suivent l’ouverture constituaient une phase de rodage. Elle a permis aux 5 salariés qui travaillent à plein temps de la Villa de s’approprier cet équipement.

Le 19 septembre prochain aura lieu l’inauguration officielle. À partir de là, nul doute que la signalisation (une grande banderole sera d’ailleurs déroulée à partir de ce jour-là sur un bâtiment voisin pour mieux signaler l’emplacement de la Villa), les publications (flyers), la communication (via les réseaux sociaux, les offices de tourisme, les autres musées), les animations (travail avec l’Éducation nationale notamment) seront multipliées.

Les Oloronais… et les autres ont là une formidable occasion de découvrir notre « Pays d’Art et d’Histoire » d’un autre œil. Il serait dommage de passer à côté.

Le roi de Patagonie en visite à Oloron !

Heureusement qu’un lecteur de ce blog m’a fait part de l’écho publié dans la rubrique du Piéton de Sud-Ouest ce 14 juillet. Je m’en serais voulu le reste de ma vie d’avoir loupé cette information. Jugez plutôt : Lire la suite « Le roi de Patagonie en visite à Oloron ! »