Le détail des subventions versées en 2016 aux associations de la ville

Nous avons appris la semaine dernière que Hervé Lucbéreilh et Raymond Villalba avaient enterré la hache de guerre. La picrocholine querelle entre les deux personnages avait pour fond un règlement de comptes politique personnel. Elle avait conduit le premier nommé, maire d’Oloron, à sucrer en représailles la subvention que la mairie versait jusqu’en 2014 à l’association Terre de Mémoire(s) et de Luttes, présidée par le second.

Grâce à cette « réconciliation » (le mot est peut-être un peu fort), le prochain conseil municipal devrait être appelé à rétablir la subvention à Terre de Mémoire(s) et de Luttes pour un montant de 1 360 €. Mais au fait, quel est dans le détail le montant des subventions versées par la ville d’Oloron aux associations ? Lire la suite « Le détail des subventions versées en 2016 aux associations de la ville »

Les deux fautes politiques d’Hervé Lucbéreilh lors du conseil municipal du 11 avril

Avant d’en venir au sujet qui fait le titre de ce billet, évoquons rapidement quelques points qui sont venus en discussion lors de ce conseil municipal du 11 avril 2016. Lire la suite « Les deux fautes politiques d’Hervé Lucbéreilh lors du conseil municipal du 11 avril »

Le maire et les Guerilleros ou… ego quand tu nous tiens

Hommage victimes Buzie. copietLa photo ci-contre m’a été transmise par une lectrice du blog. Prise le 24 juillet, elle montre une gerbe déposée au pied du Monument aux Morts de Buziet. Elle y avait été déposée une semaine plus tôt au milieu de beaucoup d’autres lors d’une cérémonie en souvenir des évènements tragiques qui ont eu lieu sur cette commune le 17 juillet 1944. Ce jour-là, comme le rappelle le site Internet de la mairie : « Les troupes Allemandes prirent position autour du village faisant 10 victimes, 2 femmes Françaises du village et 8 Résistants Espagnols  » Guerilleros ». »

Intéressons-nous à cette gerbe. Elle est ceinte d’un large ruban tricolore sur lequel figure l’inscription suivante (lettres en capitales respectées) : « Hervé LUCBEREIH, Maire d’OLORON Ste Marie ». S’il s’agit là d’une démarche personnelle, rien à en dire… sauf du bien. Mais si l’objectif était de témoigner au nom de tous les Oloronais, pourquoi ne pas avoir tout simplement fait inscrire à tout le moins « Le Maire et le Conseil municipal d’Oloron Ste-Marie » ou, mieux, « La Ville d’Oloron Ste-Marie ». Mais c’est plus fort que lui : toujours cette volonté de paraître, de se mettre en avant, ce besoin d’exister aux yeux des autres.

On ne peut par ailleurs s’empêcher de faire un rapprochement entre deux situations. D’un côté, le dépôt de cette gerbe personnalisée au nom d’Hervé Lucbéreilh, maire d’Oloron, geste accompli à Buziet en l’honneur de guérilleros espagnols. Ce même Hervé Lucbéreilh, maire d’Oloron, qui d’un autre côté décide de supprimer une subvention à une association oloronaise qui s’est donnée entre autres missions de défendre la mémoire de ces mêmes guérilleros. Un paradoxe ou une contradiction de plus. Comprenne qui pourra… ou qui voudra comprendre.

Conseil municipal du 17 juin : quelques grains de sel

Drapeau tibétainPas question de faire ici le compte-rendu de cette séance du conseil municipal assez soporifique. C’est le boulot des journalistes. Ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas mettre mon grain de sel sur quelques-unes des questions de l’ordre du jour.

Le lapsus de Robert Bareille : alors que le conseil planchait sur l’adhésion à l’Agence « France Locale » (un organisme qui permet à ses adhérents de bénéficier de prêts sécurisés), le conseiller d’opposition s’est laissé aller à parler de « France Loisirs ». Sourires dans l’assistance… et chez l’auteur du bon mot…. involontaire.

La minute arithmétique : le conseil a délibéré sur la vente de l’ancien guichet du stade Saint-Pée au prix de 5 000 €. Destination : l’installation d’un distributeur automatique de pizzas. Sachant que la commune doit encore faire 650 000 € de cessions immobilières pour atteindre l’objectif de recettes inscrites au budget, combien faudra-t-il vendre d’anciens guichets ? Réponse : 130. Il y a donc encore du boulot.

C’est nous, non, c’est nous : Mesdames Foix et Gaston ont revendiqué pour leurs groupes respectifs la paternité de l’élaboration du Projet Éducatif Territorial (rythmes scolaires). Sans savoir, faute de connaître suffisamment le dossier, laquelle des deux l’a emporté, on peut convenir de la qualité du débat entre elles.

Armistice : Hervé Lucbéreilh a prononcé des remerciements à l’évidence sincères à l’adresse de Bernard Uthurry . Motif : l’obtention auprès de la Région Aquitaine d’une subvention de 120 000 € à la ville d’Oloron pour le projet photovoltaïque. Ce moment de grâce a été très bref.

Où sont les sous ? Le conseil municipal a décidé d’octroyer un total de 8 224 € à sept associations (Centre social La-Haut, Terpsichore, Adapei, France-Portugal etc.). Mais le budget n’a été doté d’aucun crédit pour y faire face. Question : ces 8 224 € seront prélevés au détriment de quelles autres dépenses ?

Persiste et signe : le maire reste sur ses positions vis-à-vis de la non-reconduction d’une subvention au bénéfice de Terre de Mémoire(s) et de Luttes. Il ne pardonne pas au président de cette association (sans que l’on sache très bien s’il accuse ce dernier de s’être exprimé en son nom personnel ou au nom de l’association) les propos tenus à son encontre. Pas rancunier ( !), il va de surcroît réduire la superficie de l’espace mis gracieusement à la disposition de Terre de Mémoire(s) et de Luttes par la municipalité.

Gêné aux entournures : lorsque l’opposition a rappelé à Hervé Lucbéreilh les relations quelque peu équivoques qu’il entretient au titre de sa fonction de maire avec l’association intégriste Civitas, ledit Hervé Lucbéreilh a paru mal à l’aise. Mais cette question mérite que l’on y revienne plus longuement dans un prochain billet.

La subvention d’une association oloronaise sucrée pour raison politique

CaptureAu moment du vote du budget, le débat dans les conseils municipaux cristallise souvent sur l’octroi des subventions. Les conseillers municipaux peuvent parfaitement s’écharper durant un quart d’heure sur l’attribution de 300 € à telle association…. et accepter sans la moindre discussion le vote d’un crédit de 300 000 € pour un aménagement dont l’intérêt échappe à beaucoup.

À Oloron, rien de tel en 2015. Quelques escarmouches mises à part, le vote de l’ensemble des subventions (127 associations bénéficiaires pour un total de 750 000 €) a été adopté en moins de cinq minutes. Qui plus est par un conseil municipal unanime, s’il faut en croire la délibération prise à cette occasion. Donc sans que l’opposition ait trouvé à y redire. Et pourtant…

Au moins une association oloronaise s’est fait sucrer sa subvention qui passe de 1 313 € en 2014 à 0 € en 2015. Pourtant elle existe toujours et ne s’est pas mise en sommeil. Cette association, c’est Terre de Mémoire(s) et de Luttes, qui s’est donnée pour mission, entre autres objets, de défendre la mémoire des Républicains espagnols, mais aussi la mémoire ouvrière dans notre ville.

Interrogé par La République sur les motifs de cette suppression, le maire donne une explication lapidaire : « … ces gens-là font de la politique ». Quand on sait que les horreurs de la guerre civile espagnole ont des responsables dans les deux camps, on peut certes trouver que l’association a une conception très manichéenne des choses (les gentils Républicains d’un côté contre les odieux franquistes-fascistes de l’autre). Mais quand on considère l’histoire de notre cité depuis 1936, peut-on nier qu’il y ait un intérêt local à défendre la mémoire de ces émigrés Républicains ?

À moins que pour Monsieur le maire « faire de la politique » se résume à ne pas penser comme lui ou, pire, à en dire du mal. Mais tant que des personnes ne s’expriment pas au nom de l’association dont elles font partie ni en son sein, mais en leur nom propre et à l’extérieur, où est le mal ?

Et puis où est la logique de ce mouvement d’humeur ? Suppression de la subvention mais poursuite de la mise à disposition d’un local municipal ? De deux choses l’une : ou Terre de Mémoire(s) et de Luttes présente un intérêt municipal et peut bénéficier de la subvention et du local ; ou le maire considère qu’elle a un objet politique et il faut alors qu’il lui retire immédiatement le local qu’il met gracieusement à sa disposition sinon il rompt l’égalité entre les citoyens en favorisant l’expression d’une opinion politique au détriment de toutes les autres.

Que nous enseigne cette polémique clochemerlesque qui sent avant tout le règlement de comptes ? Qu’à Oloron comme en bien d’autres villes l’octroi de subvention relève du clientélisme. On essaie grâce au versement de quelques centaines d’euros dont une bonne partie des associations bénéficiaires pourraient fort bien se passer d’acheter les bonnes grâces d’adhérents qui sont aussi souvent des relais d’opinion. Et essayez de sucrer sa subvention à une association dès que vous la lui avez accordée à une seule reprise…..