Subventions municipales : le détail des aides accordées à l’Harmonie municipale et à Jazz à Oloron

Dans le précédent billet, Oloronblog revenait sur les subventions accordées par le conseil municipal à six associations oloronaises, une décision prise en 15 secondes chrono, présentation du rapport, débat et vote compris. Pour le cas où, en un aussi court laps de temps, certaines des dispositions des conventions conclues entre les 6 associations et la commune auraient échappé à deux ou trois de nos conseillers municipaux, nous allons revenir dans le détail sur chacune d’entre elles. En commençant aujourd’hui par celles concernant l’Harmonie municipale et Jazz à Oloron. Lire la suite « Subventions municipales : le détail des aides accordées à l’Harmonie municipale et à Jazz à Oloron »

Tel un prestidigitateur qui révèlerait ses trucs…

Vous avez aimé le petit arrangement consistant à se faire verser par la commune des sommes sur la base de faux frais kilométriques, vous allez adorer le projet communal de poursuite de versement à une association d’une subvention de 17 000 € à laquelle elle ne peut plus prétendre. À croire qu’Oloron vise la tête du classement des villes championnes de France du détournement de procédure administrative. Lire la suite « Tel un prestidigitateur qui révèlerait ses trucs… »

Éléments parcellaires d’information sur la situation budgétaire de la commune

Le ministère de l’Intérieur vient de publier les résultats des budgets de toutes les communes, communautés de communes, départements et régions de France et de Navarre pour l’exercice 2016. Voilà l’occasion de suivre l’évolution de certains postes budgétaires importants pour ce qui est de la ville d’Oloron. Je sais bien qu’il y a une formule qui veut que l’on puisse faire dire aux chiffres ce que l’on veut. J’ai plutôt tendance à croire que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il suffit de les écouter. Lire la suite « Éléments parcellaires d’information sur la situation budgétaire de la commune »

L’exemple d’une subvention qui ne dit pas son nom

Que les choses soient claires d’entrée de jeu : je n’ai rien contre Pierres Lyriques, une association navarraise (= de Navarrenx) qui s’évertue à mieux faire connaître et aimer l’art lyrique. La ville d’Oloron a décidé de lui faire une place dans sa programmation des Quartiers d’été 2017. Son chœur et son ensemble orchestral donneront (le verbe n’est peut-être pas, on va le voir, tout à fait approprié) le 12 août à la cathédrale la Grande Messe en ut mineur KV 427 de Mozart. Lire la suite « L’exemple d’une subvention qui ne dit pas son nom »

Quand la Région Nouvelle-Aquitaine subventionne des travaux routiers… en Espagne

« Il n’y a plus de Pyrénées ». Ce propos est attribué à Louis XIV. La Région Nouvelle-Aquitaine tient, plus de 300 ans après, à démontrer en espèces sonnantes et trébuchantes, qu’il est toujours d’actualité. C’est Georges Manaut, auquel rien de ce qui touche à la ligne ferrée Oloron-Canfranc, qui a déniché au nombre des délibérations prises par cette collectivité territoriale. Une décision accordant une subvention de la Région… à un groupe de communes espagnoles. Non pas pour construire des châteaux en Espagne, mais pour financer des travaux routiers. Lire la suite « Quand la Région Nouvelle-Aquitaine subventionne des travaux routiers… en Espagne »

Oui, il y a aussi des artistes en dehors du conseil municipal

Nous comptons-nous bien des gens de talent autour de la table du conseil municipal. Comment aurions-nous sinon pu les élire pour nous y représenter ? Mais tous les talents oloronais ne se résument pas à ce groupe de 33 personnes.Il en est beaucoup d’autres. Et pour certains d’entre eux les termes de « travail d’artiste » ne sont pas galvaudés. Lire la suite « Oui, il y a aussi des artistes en dehors du conseil municipal »

Le détail des subventions versées en 2016 aux associations de la ville

Nous avons appris la semaine dernière que Hervé Lucbéreilh et Raymond Villalba avaient enterré la hache de guerre. La picrocholine querelle entre les deux personnages avait pour fond un règlement de comptes politique personnel. Elle avait conduit le premier nommé, maire d’Oloron, à sucrer en représailles la subvention que la mairie versait jusqu’en 2014 à l’association Terre de Mémoire(s) et de Luttes, présidée par le second.

Grâce à cette « réconciliation » (le mot est peut-être un peu fort), le prochain conseil municipal devrait être appelé à rétablir la subvention à Terre de Mémoire(s) et de Luttes pour un montant de 1 360 €. Mais au fait, quel est dans le détail le montant des subventions versées par la ville d’Oloron aux associations ? Lire la suite « Le détail des subventions versées en 2016 aux associations de la ville »

Sauver Radio-Oloron

Radio-OloronL’existence de Radio-Oloron est menacée, gravement menacée. La faute, notamment, à une réduction des subventions publiques. Étant précisé que la ville d’Oloron, elle, respecte ses engagements : 18 685 € en 2015. Face à cette situation de péril, les réactions sont diverses : « Je m’en fiche », déclarent les indifférents ; « Bon débarras », se félicitent d’autres ; « Il faut faire quelque chose » lancent les troisièmes.

Faire quelque chose, oui. Mais quoi ?
– Joindre sa voix au chœur des pleureuses ? Sur le mode : « On ne peut tout de même pas laisser mourir Radio-Oloron qui contribue à l’animation, au renforcement du lien social, à la diffusion de la culture, à une bonne information locale. ». Et, une fois ces lamentations faites, en rester là ?
– Joindre le geste à la parole ? Car il y a plusieurs manières de marquer concrètement sa volonté de voir Radio-Oloron continuer à vivre : adhérer à l’association (Radio-Oloron est une radio associative), intégrer son conseil d’administration et, pourquoi pas, soyons fou, faire un don ou répondre à l’opération de crowdfunding qui vient d’être lancée. Lire la suite « Sauver Radio-Oloron »

La volée de bois vert administrée par deux universitaires au maire d’Oloron et à son « adjoint » à la Culture

colloque-international-aragon-bearn-1« Recevez, Monsieur, l’expression très mesurée du respect que vous vous croyez dû ». Fallait-il qu’elle soit vraiment en colère, cette universitaire, professeur émérite à l’Université de Toulon, pour conclure ainsi une lettre adressée à notre « adjoint » à la Culture le 26 mai dernier. Et encore ! Je reproduis là le passage le moins sévère vis-à-vis de notre « adjoint ». Dans le même temps, l’un des collègues de cette universitaire, universitaire lui aussi, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne-Paris n’était pas en reste, en concluant une lettre adressée ce même 26 mai à notre maire par des propos dont le respect pour ce dernier m’interdit de rapporter la teneur ici.

Qu’ont donc fait nos deux édiles pour mériter cette volée de bois vert de ces deux hauts intellectuels ? Les deux courriers, que j’ai pu consulter, en livrent l’explication. Au mois d’octobre dernier, Monsieur le maire et son « adjoint » reçoivent deux membres d’une revue de renommée internationale, Modèles Linguistiques. Qui leur présentent le projet d’organisation à Oloron d’un colloque international ayant pour thème : « Aragon-Béarn : des siècles de voisinage ».

Ce colloque accueillera des professeurs et chercheurs Français, Belges et Espagnols, tous hispanistes spécialistes dans le domaine de l’histoire, de la sociologie, de la linguistique et de la littérature. Pas mal pour une petite ville comme la nôtre.

Ceux qui connaissent notre maire savent qu’il peut se montrer plein d’enthousiasme pour ce type de projet. Et jamais en veine de promesses à l’égard de ses interlocuteurs. Ce fut le cas ici. Un espace dédié à vos rencontres ? L’auditorium de la Villa Bourdeu vous est ouvert. Une subvention pour boucler le budget de votre manifestation ? Aucun problème, l’aide financière de la mairie vous est acquise et je fais également mon affaire de l’obtention d’une subvention du Conseil général.

Conquis par cet accueil chaleureux et forts des assurances données par le maire et son « adjoint », nos universitaires finalisent le montage de ce colloque fixé d’un commun accord aux 16, 17 et 18 juillet dans le cadre de la programmation « Osez les musées ». Mais à partir de cette rencontre du mois d’octobre et malgré de multiples relances durant ces dernières semaines, le maire et son « adjoint » sont aux abonnés absents à chaque fois que les organisateurs tentent d’entrer en contact avec eux.

L’un des universitaires finit au mois de mai dernier par forcer la porte de l’ « adjoint ». Qui lui annonce que finalement l’auditorium Bourdeu n’est pas disponible et qu’il ne faut pas compter sur une aide financière. Il va même jusqu’à suggérer à ce distingué professeur émérite d’ouvrir une buvette pour couvrir les frais du colloque !

Résultat des courses : nos élus se sont totalement décrédibilisés. Mais le colloque aura bien lieu. À Navarrenx (cf photo en tête de ce billet), où les organisateurs ont su trouver auprès de la municipalité une écoute plus attentive, et une mise en œuvre plus efficace.

Moralité : dirigeants d’associations porteurs d’un projet, ne vous en tenez pas aux « paroles verbales ». On prête au regretté (pas de tout le monde) Charles Pasqua cette formule : « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Demandez – avec courtoisie – à ce que les promesses que pourraient vous faire vos élus soient confirmées par un écrit. Cela risque de vous éviter bien des désillusions sur l’implication de la ville dans la concrétisation de votre projet.

Conseil municipal du 17 juin : quelques grains de sel

Drapeau tibétainPas question de faire ici le compte-rendu de cette séance du conseil municipal assez soporifique. C’est le boulot des journalistes. Ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas mettre mon grain de sel sur quelques-unes des questions de l’ordre du jour.

Le lapsus de Robert Bareille : alors que le conseil planchait sur l’adhésion à l’Agence « France Locale » (un organisme qui permet à ses adhérents de bénéficier de prêts sécurisés), le conseiller d’opposition s’est laissé aller à parler de « France Loisirs ». Sourires dans l’assistance… et chez l’auteur du bon mot…. involontaire.

La minute arithmétique : le conseil a délibéré sur la vente de l’ancien guichet du stade Saint-Pée au prix de 5 000 €. Destination : l’installation d’un distributeur automatique de pizzas. Sachant que la commune doit encore faire 650 000 € de cessions immobilières pour atteindre l’objectif de recettes inscrites au budget, combien faudra-t-il vendre d’anciens guichets ? Réponse : 130. Il y a donc encore du boulot.

C’est nous, non, c’est nous : Mesdames Foix et Gaston ont revendiqué pour leurs groupes respectifs la paternité de l’élaboration du Projet Éducatif Territorial (rythmes scolaires). Sans savoir, faute de connaître suffisamment le dossier, laquelle des deux l’a emporté, on peut convenir de la qualité du débat entre elles.

Armistice : Hervé Lucbéreilh a prononcé des remerciements à l’évidence sincères à l’adresse de Bernard Uthurry . Motif : l’obtention auprès de la Région Aquitaine d’une subvention de 120 000 € à la ville d’Oloron pour le projet photovoltaïque. Ce moment de grâce a été très bref.

Où sont les sous ? Le conseil municipal a décidé d’octroyer un total de 8 224 € à sept associations (Centre social La-Haut, Terpsichore, Adapei, France-Portugal etc.). Mais le budget n’a été doté d’aucun crédit pour y faire face. Question : ces 8 224 € seront prélevés au détriment de quelles autres dépenses ?

Persiste et signe : le maire reste sur ses positions vis-à-vis de la non-reconduction d’une subvention au bénéfice de Terre de Mémoire(s) et de Luttes. Il ne pardonne pas au président de cette association (sans que l’on sache très bien s’il accuse ce dernier de s’être exprimé en son nom personnel ou au nom de l’association) les propos tenus à son encontre. Pas rancunier ( !), il va de surcroît réduire la superficie de l’espace mis gracieusement à la disposition de Terre de Mémoire(s) et de Luttes par la municipalité.

Gêné aux entournures : lorsque l’opposition a rappelé à Hervé Lucbéreilh les relations quelque peu équivoques qu’il entretient au titre de sa fonction de maire avec l’association intégriste Civitas, ledit Hervé Lucbéreilh a paru mal à l’aise. Mais cette question mérite que l’on y revienne plus longuement dans un prochain billet.