Maternité de l’hôpital : KO – Signalisation routière : OK

Le billet d’hier évoquait la menace de fermeture de la maternité de l’hôpital. Menace confirmée par La République ce matin. Ce billet revenait aussi sur l’intervention du maire lors du conseil de la CCPO. Une intervention où il désignait le corps médical de l’hôpital comme « l’ennemi principal » qui avait écrit à l’Agence Régionale de Santé pour signaler l’état catastrophique de cette maternité.

La réplique du corps médical ainsi montré du doigt ne s’est pas fait attendre. Une réplique cinglante par la voix de Lire la suite « Maternité de l’hôpital : KO – Signalisation routière : OK »

Une rue en sens unique…. ouverte à la circulation en partie dans les deux sens

Un lecteur d’Oloronblog.com encore plus observateur que les autres – ce qui n’est pas peu dire -a remarqué une petite anomalie dans la signalisation routière oloronaise. Pour la constater, il suffit Lire la suite « Une rue en sens unique…. ouverte à la circulation en partie dans les deux sens »

La Villa du Pays d’Art et d’Histoire : une belle réalisation hélas bien mal connue

DSC02771Avertissement préalable : le billet d’aujourd’hui ne s’apparente pas à un publi-reportage sponsorisé par le président de la CCPO, Daniel Lacrampe. Ce billet m’a été inspiré par l’ancien maire de Précilhon, Gérard Huré. Il a désiré, via un commentaire laissé ce blog, attirer l’attention sur le peu de fréquentation de la Villa du Pays d’Art et d’Histoire ouverte depuis le mois de juin non loin de la médiathèque sur l’ancien site de l’usine Bédat.

Gérard Huré impute cette situation à un déficit dans le domaine de la communication, de la signalétique et de l’animation. Il le regrette d’autant plus qu’il considère qu’Oloron dispose avec cet équipement culturel d’un outil très bien conçu. Aussi s’interroge-t-il avec quelque malice : comme la précédente équipe avait été à l’origine du projet, celle qui lui a succédé l’an dernier ne viserait-elle pas par son peu d’implication à aboutir à terme à la fermeture de la Villa du Pays d’Art et d’Histoire ?

J’ai voulu me faire ma propre opinion. En éliminant d’entrée de jeu l’hypothèse d’une manœuvre machiavélique des élus de la CCPO. À qui en effet ferait-on porter le chapeau de la fermeture de cet équipement qui a tout de même coûté la bagatelle de 4 millions d’€, sinon à l’équipe actuellement en place ? Poursuivons sur les constats de Gérard Huré.

Un outil très bien conçu ? C’est vrai. Rappelons le concept : donner une idée globale de notre « pays », montrer comment l’homme l’a façonné et comment il y a vécu hier, mais aussi comment il y vit aujourd’hui. On ne s’ennuie pas une seconde en parcourant des salles où textes, photos, plans, courtes vidéos, sons, objets, quizz et même… odeurs d’arbre et de fleur illustrent le propos. Et puis l’exposition temporaire présente de magnifiques photos du patrimoine d’Oloron à la vallée d’Aspe en passant par Lasseube.

Une fréquentation balbutiante ? J’ai visité la Villa mercredi dernier de 14 heures à 16 heures. Aucun autre visiteur croisé durant ce laps de temps. La responsable des lieux, Madame Bastian, m’a cependant indiqué qu’entre le 14 juin (date d’ouverture) et le 4 septembre 1 217 visiteurs avaient été comptabilisés. Ils étaient pour moitié de provenance locale, étaient touristes pour l’autre moitié. Pour l’essentiel un public familial.

Une signalisation, une communication et une animation déficientes ? Il est exact qu’hormis deux panneaux de signalisation de fabrication artisanale apposés récemment place du Tribunal, rien n’indique de façon explicite la direction de la Villa. Pire : aucune plaque ne précise en bordure de rue au visiteur qu’il s’agit de la Villa. Pour le reste, pas grand-chose n’a été fait jusqu’à présent pour faire connaître aux Oloronais (ils ne lisent pas tous les journaux) cet équipement, donc pour leur donner envie de le visiter.

Je quitte tout de même le temps de ce billet le rôle du procureur. Ces premiers mois qui suivent l’ouverture constituaient une phase de rodage. Elle a permis aux 5 salariés qui travaillent à plein temps de la Villa de s’approprier cet équipement.

Le 19 septembre prochain aura lieu l’inauguration officielle. À partir de là, nul doute que la signalisation (une grande banderole sera d’ailleurs déroulée à partir de ce jour-là sur un bâtiment voisin pour mieux signaler l’emplacement de la Villa), les publications (flyers), la communication (via les réseaux sociaux, les offices de tourisme, les autres musées), les animations (travail avec l’Éducation nationale notamment) seront multipliées.

Les Oloronais… et les autres ont là une formidable occasion de découvrir notre « Pays d’Art et d’Histoire » d’un autre œil. Il serait dommage de passer à côté.

La mairie d’Oloron crée une zone de rencontre à Notre-Dame

panneau zone de rencontrePrière aux adeptes de Meetic et sites similaires de ne pas se réjouir trop tôt : la « zone de rencontre » dont la mairie d’Oloron vient de décider la création n’a rien à voir avec le type de mise en relation dont ils font leur miel. Il s’agit plutôt ici d’un ménage à trois : le piéton, l’automobiliste et le cycliste, dont il s’agit de favoriser la cohabitation. À dire vrai j’ignorais tout de ce dispositif (dont le titre officiel est bien « zone de rencontre ») instauré par le Code de la route en 2008 jusqu’à ce que deux panneaux de signalisation récemment implantés à l’entrée et à la sortie de la rue Palassou attirent mon attention. Jamais vus jusqu’alors.

Une rapide incursion sur Internet a suffi pour me déniaiser. Ce panneau sur fond bleu représente un piéton, un cycliste, une automobile et une limitation de vitesse à 20 km/h. Quelle est sa signification ? Il indique (Cf article R 110-2 du Code de la route) que sur cette voie où la vitesse est limitée à 20 km/h pour les véhicules, les piétons (auxquels il est donc permis d’aller plus vite) sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules, et que, sauf décision contraire du maire, toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes.

Voilà une excellente initiative. Qu’il me soit tout de même permis, avec tout le respect que je dois aux fonctions qu’il exerce, de suggérer à Monsieur le maire quelques dispositions complémentaires qui contribueront à ce que cette zone de rencontre ne se transforme pas en zone de collision :
– Les panneaux qui signalent l’entrée dans cette zone ont été installés au débouché de la rue Palassou avec la rue Camou et avec la route qui descend des halles. Mais il n’y en a pas à l’entrée de la rue Palassou côté place Amédée Gabe. Où est la logique ?
– Les services municipaux seraient bien inspirés de mener une campagne pour vérifier si les véhicules respectent la limitation de vitesse. Très franchement j’en doute.
– Normalement, sur ce type de voie, le stationnement des véhicules motorisés n’est autorisé que sur les espaces aménagés. Les services municipaux seraient tout aussi inspirés d’y expédier nos ASVP pour une action de prévention.Une fois que lesdits ASVP auront fini de réviser pour passer leur examen de policiers municipaux, bien sûr.
– D’une manière plus générale, plutôt que de communiquer sur l’éventuelle venue du roi de Patagonie (voir un précédent billet du présent blog), Monsieur le maire ferait mieux d’informer les divers usagers de cette zone de rencontre de leurs droits et de leurs devoirs. Et notamment de rappeler aux automobilistes-rois-de-la-route que dans ce type de secteur les piétons prennent le pas sur eux. C’est pas gagné.

On vit vieux à Oloron !

Rue Sophie d'ArretQui situe la rue Sophie d’Arret à Oloron ? C’est le nom donné à la voie qui, dans le quartier Notre-Dame, relie la rue de Sègues à la rue Navarrot. Elle dessert tout au plus trois habitations. La plaque de rue (photo) apposée à son entrée nous apprend que Sophie d’Arret était nommée la « Sévigné béarnaise » et qu’elle a vécu de 1710 et 1816.

Pourquoi la « Sévigné béarnaise » ? Parce que Sophie d’Arret de Crouseilhes, baronne de Dombidau, a adressé un grand nombre de lettres à son fils, Pierre de Dombidau, né en 1792 rue Justice, futur ministre, député et sénateur, alors que celui-ci était en pension en Seine-Maritime entre ses 9 et 17 ans. Dans ces lettres, publiées en 1866, elle lui prodiguait moult conseils et lui narrait les évènements de la vie quotidienne dans notre petit coin de Béarn.

Problème ! Pierre est né en 1792. Or sa mère est née d’après la plaque en 1710. Elle l’aurait donc eu à âge de 82 ans ? De surcroît, les dates portées sur la plaque (1710-1816, je le rappelle) tendraient à nous laisser penser que Sophie a atteint l’âge respectable de 106 ans. Pas mal pour une époque où l’espérance de vie s’établissait autour de 40 ans !

Il y a donc une erreur quelque part.
Les sites de généalogie sont en la matière d’un grand secours. Grâce à l’un d’entre eux, j’ai pu retrouver sur l’acte de naissance de notre « Sévigné ». Elle est née le 19 janvier 1770 dans le quartier Sainte-Croix.

Curieux qu’aucun élu ou technicien de la municipalité ne se soit interrogé au moment de la confection de la plaque puis de sa pose sur l’âge qui était prêté à Sophie ! Parce que, tant qu’à honorer une personne, autant être exact et ne pas se contenter de faire dans le pseudo-culturel.