Entre 2008 et 2017, la population de la communauté de communes du Haut-Béarn est restée stable

Il y a quelques jours, nous examinions ici l’évolution de la population municipale d’Oloron entre 2008 et 2017, dernière année dont l’Insee vient de communiquer les chiffres. Un lecteur du blog suggérait que nous regardions aussi ce qu’il en était sur les 48 communes composant aujourd’hui la communauté de communes du Haut-Béarn (CCHB). Lire la suite « Entre 2008 et 2017, la population de la communauté de communes du Haut-Béarn est restée stable »

Les mauvais comptes du Maire d’Oloron

DSCF0911Voilà un titre de billet d’une parfaite mauvaise foi. Il pourrait laisser supposer que j’accuse Hervé Lucbéreilh d’être un piètre gestionnaire ou, pire, de piquer dans la caisse. Rien de tout cela, bien sûr. Référence est ici faite de la contestation faite par notre premier édile des derniers chiffres du recensement de la population oloronaise publiés par l’Insee.

 

Populations légales 2007 de la commune d’Oloron-Sainte-Marie

Population municipale   Population comptée à part   Population totale
11 141                                     682                          11 823
Source : Recensement de la population 2007 – Limites territoriales au 1er janvier 2009

Populations légales 2012 de la commune d’Oloron-Sainte-Marie

Population municipale   Population comptée à part    Population totale
10 678                                      655                           11 333

Source : Recensement de la population 2012 – Limites territoriales au 1er janvier 2014

Entre 2007 et 2012, notre cité aurait connu une perte de population non négligeable comme le montrent les tableaux ci-après : population municipale comme population totale auraient l’une comme l’autre décliné d’un peu plus de 4% en 5 ans. Ça, un édile digne de ce nom ne peut le supporter. Il interprète ce signe de déclin comme une remise en cause de son dynamisme. De façon plus prosaïque, il sait aussi qu’il en résultera une diminution des dotations de l’État qui sont calculées en fonction de la population de la commune.

Deux solutions devant une telle situation : soit on réfléchit aux causes de ce mauvais résultat et aux moyens à mettre en place pour y remédier ; soit, solution plus confortable, on conteste les chiffres de l’Insee. Hervé Lucbéreilh a choisi cette seconde option. Seul problème : sa protestation ne s’appuie, jusqu’à preuve du contraire, sur aucun élément concret, sur aucune démonstration statistique d’une erreur de l’Insee…. Institut auprès duquel d’ailleurs il n’a engagé aucune démarche pour obtenir une éventuelle rectification.

Alors ? Coup de pub ? Ç’est vrai que cela ne fait pas de mal d’avoir la une des journaux locaux alors qu’on est en campagne électorale pour les départementales. Quitte à ce que ce soit sur une polémique assez vaine.