La conférence de presse de rentrée du maire ? Du vent !

La République rend compte ce matin de la traditionnelle conférence de rentrée du maire. Un article au sous-titre alléchant : « Le maire (…) présente ses projets pour la ville en 2019, mais aussi sa vision à long terme pour Oloron, avec en ligne de mire les prochaines échéances municipales. » À la lecture de ce compte-rendu, et  sans qu’ici soit remise en cause la fidélité de la retranscription par la journaliste du contenu et du sens des propos du maire, trois questions viennent à l’esprit : où est le bilan ? où est le projet ? où est la vision à long terme ? Lire la suite « La conférence de presse de rentrée du maire ? Du vent ! »

Magazine municipal : le maire d’Oloron répond dans une interview aux questions posées par… Hervé Lucbéreilh

Inf’Oloron n°4 vient de sortir. Sur la forme, rien à dire…. si ce n’est du bien : c’est clair, rythmé, informatif. Sur le fond, Inf’Oloron n’est pas encore Luc’Info, mais cela ne saurait tarder si le maire se met à accorder des interviews (pages 8 et 9) à ce magazine dont il décide lui-même du sommaire. C’est un peu comme si Serge Dassault se faisait interviewer par le Figaro. Essayons de démêler le vrai du faux dans cet « entretien-vérité » de notre premier magistrat. Lire la suite « Magazine municipal : le maire d’Oloron répond dans une interview aux questions posées par… Hervé Lucbéreilh »

Tel un roitelet en son royaume

seigneur et maîtreÇa y est ! C’est la rentrée pour tout le monde. Mercredi dernier, nous avions droit à un bilan & perspectives de Monsieur le maire dans La République. Hier, c’était au tour de l’opposition de faire entendre sa voix par le canal du même quotidien. L’auteur de ce blog, pour lequel c’est la rentrée aujourd’hui, ne pouvait manquer d’avoir son avis sur ces diverses interventions… et quelques autres.

On ne pourra reprocher à Hervé Lucbéreilh de manquer de projet pour notre ville : technopole des nouvelles technologies de l’information et de la communication, ventes immobilières en veux-tu en voilà, couverture d’une partie de la rue Louis Barthou, réfection totale de la voirie etc. Seul problème : la commune d’Oloron n’a pas le premier centime pour financer elle-même ces grandioses opérations. Elles sont probablement destinées à vivre uniquement dans l’esprit de leur concepteur.

L’opposition, elle, joue groupée : c’est en équipe qu’elle a fait sa rentrée. Peut-on, avec toute la suffisance dont est capable celui qui n’a pas, comme elle, les mains dans le cambouis, attendre qu’elle sache se poser à l’avenir en force de proposition autant que d’opposition, montrer davantage de pugnacité dans la défense de ses idées et avoir une approche non seulement politique, mais aussi technique des dossiers qui lui sont soumis par la majorité municipale ? On a en effet plus de chance de se faire entendre si l’on prend les dossiers par le bout technique.

Durant ces dix derniers jours, le projet des carrières a connu de nouveaux développements avec la réunion de quartier de Soeix et le début du commencement de prise de position de Monsieur le maire sur le sujet. Voilà de quoi nourrir une réflexion de portée générale.

Dans ma carrière professionnelle, j’ai travaillé avec deux patrons d’appartenance partisane différentes, mais qui, devant des dossiers sensibles, suscitant l’inquiétude ou les questions de tout ou partie de leurs administrés savaient se comporter en élus responsables. Comment ? Tout simplement en allant au-devant d’eux avant que surgisse toute polémique, en les écoutant, en les informant…. et en tentant dans toute la mesure du possible de prendre en compte leurs préoccupations.

À Oloron, l’élu reproche à ses administrés de ne pas être venus s’informer en mairie. Mais de quoi diable, puisqu’il déclare en parallèle qu’il ne saurait donner d’informations tant que les résultats des études ne sont pas connus ? Cette attitude traduit une autre conception de la démocratie. Une conception que nous qualifierons « d’Ancien Régime ». Celle du roitelet à l’égard des manants de son royaume. Ce n’est pas le roitelet qui consent à venir aux manants, ce sont les manants qui doivent aller à lui. Mais après tout, si ça marche comme ça et que les citoyens s’en accommodent…..

Lucbéreilh pontem fecit

Inf'Oloron 002Le n°2 du bulletin municipal vient de parvenir dans les boîtes aux lettres de ma rue. Merci à Monsieur le maire d’Oloron de me livrer ainsi à domicile matière à la rédaction de plusieurs billets dans les prochaines semaines. La première occasion m’en est donnée avec l’éditorial qui ouvre le magazine.

Sobrement intitulé « De premières réalisations », cet éditorial entend démontrer que, malgré un contexte budgétaire difficile, la ville fourmille de projets prêts à démarrer. On s’attend donc à une énumération d’opérations d’investissement menées à bien par la municipalité depuis son élection il y a un peu plus d’un an. Lire la suite « Lucbéreilh pontem fecit »