Avez-vous actualisé votre programme municipal à la suite de la crise engendrée par la Covid-19 ? Aujourd’hui la réponse de Daniel Lacrampe

Je rappelle qu’Oloronblog a adressé la même question aux quatre têtes de liste qui se disputeront nos suffrages dimanche prochain.

« Depuis le premier tour de ces municipales est survenue une crise sanitaire qui va maintenant avoir de très lourdes répercussions en matière économique et sociale sur le plan national et, par voie de conséquence, sur le plan local. Pouvez-vous nous dire de façon très concrète, c’est-à-dire au-delà des seules déclarations d’intentions et considérations générales, en quoi cette nouvelle donne vous a conduit à modifier votre programme initial, celui que vous avez présenté aux Oloronaises et Oloronais au mois de mars dernier ?« 

Trois d’entre elles ont bien voulu répondre. Après LCO2020 vendredi et Bernard Uthurry hier, voici la réponse de Daniel Lacrampe, chef de file de la liste « Ensemble faisons rayonner Oloron Sainte-Marie ».

la réponse de daniel lacrampe

Il est bien évident que cette crise sanitaire sans précédent, qui aura bouleversé bien des vies personnelles et professionnelles, et qui va  très vraisemblablement avoir des conséquences économiques et sociales tout aussi dramatiques, va nous obliger à porter, y compris dans nos programmes municipaux, un tout autre regard sur le monde qui nous entoure.

Même s’il nous faut envisager dès maintenant un possible étalement dans le temps des projets inscrits dans notre programme, difficile de dire aujourd’hui à quel niveau vont se situer les modifications, car il va falloir tout d’abord faire un état des lieux prenant en compte l’inéluctable baisse des recettes et le coût non négligeable des dépenses inattendues, comme l’achat de masques par exemple mais aussi toutes celles afférentes à la mise en place des gestes-barrière préconisés par les différents protocoles gouvernementaux (écoles, services communaux..).

En effet, il y a également lieu de penser que, compte tenu du poids de la charge financière incombant pour les mêmes raisons à tous nos partenaires financiers (Etat, Région, Département, Europe..), les subventions généralement éligibles dans le cadre de nos projets seront également contraintes, et ce ne sera pas non plus le moment d’augmenter la pression fiscale dans un contexte de difficultés pour les entreprises et les familles.

Sur le plan économique

Partant de l’idée défendue tout au long de cette campagne que communauté de communes et communes – et à fortiori la ville-centre d’Oloron-Sainte-Marie – ont des destins liés, un fort soutien aux entreprises ( compétence partagée entre la Région et la CCHB) s’imposera, et c’est d’ailleurs dans cet esprit que la communauté de communes à spontanément adhéré à la proposition d’abonder, à hauteur d’environ 70 000 €, le fonds de solidarité mis en place par la Région en faveur des petites et moyennes entreprises.

Directement liées aussi aux conséquences de la crise, les mesures de report, voire d’exonérations dans certains cas, des loyers dus.

Accentuer encore davantage la part de bio et de produits locaux dans notre service de restauration scolaire pour favoriser les circuits-courts de nos producteurs locaux.

Mesures de soutien à la création de commerces de proximité, en particulier dans le domaine alimentaire.

En lien avec l’Office du Monde Économique du Haut-Béarn et la Chambre de Commerce et d’Industrie, lancement d’une opération  » REBOND » destinée à inciter les habitants à faire preuve de solidarité territoriale, en leur octroyant, à partir d’un fonds de soutien, des bons d’achat utilisables dans les petits commerces de la ville.

Lancement, dès le mois de septembre, de campagnes de promotion du commerce et de l’artisanat local financées, pour partie, par la taxe sur les publicités extérieures.

Dans le domaine de la Santé


Cette crise à confirmé la difficulté de l’État à réagir en temps réel face aux  difficultés rencontrées par les acteurs de terrain, et au contraire la capacité  de ces derniers à agir dans l’urgence .

Sur la lancée de ce formidable élan de solidarité qui s’est instauré entre professionnels de santé, hospitaliers et libéraux, mais aussi avec l’ensemble des structures médico-sociales, mise en place d’une cellule permanente de Santé Publique ( calquée sur le Comité  qui assure le suivi du Contrat Local de Santé), notamment chargée de réfléchir, pour mieux anticiper ensuite, à l’organisation des moyens à mettre en œuvre en cas de nouvelle pandémie.

Accélérer la création de la Maison de Santé, outil par excellence d’une nouvelle organisation des soins sur ce territoire, et dont l’Association porteuse a démontré toute son efficacité dans l’organisation et le fonctionnement du Centre Médical Avancé de Jéliote.

Dans le domaine social

Mise en place d’une structure de soutien à la recherche d’emploi, en partenariat avec les institutionnels ( Pôle- Emploi, Mission locale..).

Organisation d’assises du social mettant autour de la table tous les acteurs sociaux existant sur la ville, afin qu’ils se connaissent mieux, meilleur moyen d’optimiser leurs actions et de les rendre complémentaires.

Renforcer les aides sociales pour les plus démunis et enveloppes d’urgence si la crise revenait

Aides alimentaires et mise en place d’un système de livraison de repas et de courses pour personnes isolées et vulnérables

Dotation de matériels informatiques aux écoles pour prêt aux familles si classe à distance

Soutien scolaire pour les élèves qui auraient  » décroché » à la suite de cette période si particulière

Enfin vint le programme électoral de Daniel Lacrampe… ou du risque d’être le dernier à publier son projet

Dernier des 4 à officialiser sa candidature, dernier des 4 à présenter sa liste, et maintenant dernier des 4 à publier son programme. Daniel Lacrampe serait-il un disciple qui s’ignore de Matthieu, le saint évangéliste transcripteur de ces paroles : « Les derniers seront les premiers » ? Les premiers placés le jour de l’élection dans le cas présent. Comme il l’a fait pour les trois autres listes, Oloronblog va s’attacher bien présomptueusement à extraire la substantifique moëlle de ce document de 12 pages Lire la suite « Enfin vint le programme électoral de Daniel Lacrampe… ou du risque d’être le dernier à publier son projet »

Le programme électoral d’Hervé Lucbéreilh : un catalogue  fourre-tout et repeint en partie aux couleurs de la Liste Citoyenne

Lorsqu’un candidat publie son programme électoral à moins de 10 jours du premier tour, c’est soit parce qu’il n’a pas envie que les électeurs aient le temps d’en prendre connaissance, soit parce qu’il n’a pas de vrai projet à leur présenter. On comprend d’ailleurs la stratégie d’Hervé Lucbéreilh quand on s’attaque à la lecture du document qu’il vient de dévoiler : c’est du lourd. Mais lourd dans le sens de pesant, de pensum, d’attrape-tout. En résumé, un catalogue fourre-tout repeint en vert. Avant de rentrer un peu plus dans le détail, quelques considérations de caractère général sur le contenu de ce programme dont vous pourrez retrouver l’intégralité au format PDF au bas du présent article. Lire la suite « Le programme électoral d’Hervé Lucbéreilh : un catalogue  fourre-tout et repeint en partie aux couleurs de la Liste Citoyenne »

Bernard Uthurry présente « son » programme

Le titre d’un article est souvent réducteur… parfois même un petit peu racoleur. Il s’agit de piquer l’intérêt du lecteur. Pas de tentative de racolage dans le cas présent, mais le possessif « son » n’est pas de mise, d’où les guillemets. Le programme pour les municipales présenté ce soir par le chef de file de la liste Oloron En Commun (qui a d’ailleurs lui-même banni l’emploi du possessif tout au long de son intervention) est en effet le fruit d’un travail collectif, un projet élaboré selon une méthode innovante, au moins pour notre commune. Ici, pas de brainstorming à 4 ou 5 têtes prétendument pensantes qui savent à elles seules ce qui est bien pour notre ville, mais une co-construction en collaboration avec des « groupes de pairs ». Retour sur la méthode avant de passer au résumé du projet proprement dit. Lire la suite « Bernard Uthurry présente « son » programme »

Campagne pour les municipales 2020 : compte-rendu décousu, donc forcément subjectif, de la première réunion publique de la « gauche de gouvernement » oloronaise

Même si d’autres équipes se préparent de longue date (depuis près de six ans pour certaines d’entre elles !) à solliciter nos suffrages au mois de mars prochain, la « gauche de gouvernement » oloronaise est la première à se lancer officiellement dans la bataille. Par « gauche de gouvernement », il faut entendre ici les forces qui composent pour l’heure l’opposition, ou la minorité si l’on préfère, au sein du conseil municipal, étiquetées socialistes ou communistes pour l’essentiel, et qui aspirent à reprendre les commandes en 2020. Voici un compte-rendu de l’envoyé spécial d’Oloronblog, façon pièce de théâtre – mais n’y a-t-il pas quelque lien entre politique et spectacle ? – de cette réunion de lancement qui s’est tenue jeudi soir. Lire la suite « Campagne pour les municipales 2020 : compte-rendu décousu, donc forcément subjectif, de la première réunion publique de la « gauche de gouvernement » oloronaise »

Le mouvement dit des « gilets jaunes », tel un canard sans tête

Voilà un billet qui ne me fera pas que des amis ! Mais, après tout, la liberté d’expression et la liberté d’opinion ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas. Oui, autant je comprenais que l’injustice sociale, les inégalités puissent susciter une révolte chez celles et ceux qui en sont les premières victimes, autant je m’interroge aujourd’hui sur la direction (les directions ?) qu’est en train de prendre le mouvement. Lire la suite « Le mouvement dit des « gilets jaunes », tel un canard sans tête »

« Culture d’Hiver » saison 2015-2016 : le programme dévoilé

Culture d'HiverDire du bien d’une association à laquelle on appartient et des personnes qui l’animent, ça fait un peu lèche-bottes et copinage. Tant pis, j’assume.

Sous l’impulsion d’Anne et Pierre-Louis Giannerini, Christian Lataillade, Claude Berducou et consorts, l’association Trait d’Union lance sa 11ème saison culturelle. « Culture d’Hiver », puisque tel est son nom, ne comptera pas moins de 53 animations différentes entre le 18 novembre 2015 (cette animation d’ouverture affiche déjà complet) et le 30 mars 2016. Pour avoir le détail du programme, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous.

Culture d’Hiver – Le programme 2015-2016

Comme on le voit, chacun peut y trouver son compte quels que soit ses centres d’intérêt. Les activités se déclinent en trois grands pôles : les conférences, les ateliers et le cinéma.

15 conférences données par des spécialistes de chacun des sujets abordés. À raison d’une conférence par semaine, le mercredi à 18 heures 30, salle du Conseil municipal. Elles traiteront de sujets aussi variés que : « Les Pyrénées au temps de Victor Hugo » ; « Judaïsme, christianisme, islam : filiations et conflits » ; « L’eau… solide ! Les glaciers des Pyrénées face au réchauffement climatique » ; « 1905-1918, itinéraires de poilus béarnais : des luttes politiques et sociales à Oloron aux combats dans les tranchées… et à la mort » etc.

28 ateliers se déroulant le lundi à 18 heures 30, à l’auditorium Bourdeu (Office de tourisme) pour la plupart d’entre eux. Ici aussi les thèmes sont éclectiques. Les uns sont consacrés à l’histoire, d’autres à la biodiversité, d’autres encore à l’habitat, à l’histoire de l’art, à des sorties sur le terrain (pour de la géologie et pour l’observation des oiseaux d’eau), d’autres enfin à l’initiation à la langue italienne.

Le volet cinéma de « Culture d’Hiver » s’ouvrira au Luxor. Il y aura 3 séances sur le cinéma italien au cours desquelles seront projetés 6 films au total (dont « Rocco et ses frères », « Mariage à l’italienne » et « La sapienza ». Par ailleurs, les 18, 19 et 20 mars seront proposés, toujours au Luxor, 8 films ayant pour fil conducteur : « Cinéma espagnol, de la guerre civile à la dictature ».

Nous sont ainsi fournies 53 occasions de ne pas mourir idiot. Et pour pas cher : il est demandé pour chaque conférence et atelier une participation de 2 € par tête…. Et un peu plus pour les séances de cinéma. Pourquoi s’en priver ?

Quel programme !!!

Brochure Quartiers d'étéCe titre enthousiaste ne vise pas le programme municipal de l’une ou l’autre des équipes qui se sont présentées à nos suffrages l’an dernier. Il concerne un opuscule glissé aujourd’hui au milieu de la quantité de publicités que nous trouvons tous les mercredis au fond de notre boîte aux lettres. Un miracle qu’il n’ait pas immédiatement fini comme elles dans le container de la collecte sélective.

Cette brochure nous présente le programme complet des animations des « Quartiers d’été » de cette année. Entre juillet et août, pratiquement pas un jour où il ne se passe rien. Concerts, expositions, musées, promenades commentées, spectacles folkloriques, théâtre de marionnettes, marchés de nuit, épreuves sportives etc. etc. Il y en a pour tous les goûts. Et l’on en a d’autant plus pour son argent que toutes ces animations sont… gratuites.

S’il se trouvait un seul pinailleur dans cette riante cité d’Oloron, il ne manquerait sans doute pas de trouver à redire sur deux ou trois points. D’abord sur l’édition tête-bêche du livret qui permet à Monsieur le maire de signer non pas un, mais deux éditoriaux, l’un côté pile, l’autre côté face. Il s’interrogerait ensuite sur la présence de deux autres éditoriaux l’un en béarnais, l’autre en occitan, signés de l’association Biarn Toustém (gardienne sourcilleuse de la langue mayrane) pour le premier, de l’association Transmetem (tenante de l’occitan) pour le second. Leur présence dans ce document est aussi insolite qu’un cheveu sur la garbure. Enfin, notre pinailleur fulminerait contre le rédacteur des articles de présentation des animations.Il jugerait son style disons… lourdingue, pour être charitable.

Si j’en crois le budget prévisionnel de la ville, l’opération « Quartiers d’été » va coûter à la ville 140 000 €, prestations des agents municipaux non comprises. Mais certaines des animations inscrites au programme ne sont pas incluses dans cette somme mais disséminées sur d’autres lignes du budget municipal (65 000 € pour le Master de pétanque, 5 000 € pour l’accrobranche, 6 000 € pour « Osez les musées », 40 370 € pour le Festival de jazz etc.). Donc, au bas mot « Quartiers d’été » pèse sur le budget municipal, prestations des agents municipaux comprises, pour 300 000 € au bas mot. « Panem et circenses » auraient dit les Romains.