Le coup de gueule du maire d’Oloron contre la CCPO n’imprime pas

Qu’un maire tire à boulets rouges sur l’intercommunalité dont sa commune est membre, lui reprochant son manque de dynamisme, d’ambition et de perspectives, cela arrive. Que ces critiques soient émises via un éditorial du magazine municipal, éditorial censé refléter l’avis de la majorité municipale, cela arrive aussi. Que cet imprécateur se trouve être la maire de la ville-centre de ladite intercommunalité, c’est déjà un peu moins courant. Mais que la charge du maire se fasse, via le magazine municipal, contre la gestion d’un président d’intercommunalité membre de la même majorité municipale, c’est beaucoup plus rare. Lire la suite « Le coup de gueule du maire d’Oloron contre la CCPO n’imprime pas »

Conseil municipal du 29 février : 2 ou 3 points que vous ne lirez pas dans la presse

Séquences prises de becs lors du conseil municipal de lundi soir. Entre un Patrick Maillet offensif et un Jean-Jacques Dall’Acqua visiblement peu à l’aise sur le rapport d’orientations budgétaires dont il avait en charge la présentation. Entre un Patrick Maillet (encore lui) toujours aussi offensif et un Hervé Lucbéreilh parfois à l’aise avec les chiffres du budget… et parfois plus évasif. Entre un Jean-Étienne Gaillat qui avait bien préparé son affaire sur le dossier du camping municipal et un Hervé Lucbéreilh qui s’est laissé un peu déborder par l’assurance de son contradicteur.

Mais il y a eu aussi quelques moments moins tendus. Témoin cette réflexion de Bernard Uthurry au terme d’une intervention interminable de Robert Bareille Lire la suite « Conseil municipal du 29 février : 2 ou 3 points que vous ne lirez pas dans la presse »

Séquence menaces en l’air et pétage de plombs lors du conseil municipal du 29 février

Monsieur le Maire,

Assis au milieu du public, sage comme une image, muet comme une carpe, j’assistais hier soir au conseil municipal que vous présidiez. Prenant des notes au fil des dossiers que vos conseillers débitaient sur un ton quelque peu soporifique, il faut bien le reconnaître. La séance tirait donc en longueur, malgré les efforts de l’opposition pour faire entendre sa voix. Je reviendrai d’ailleurs dans un prochain billet sur les sujets les plus intéressants de cette réunion.

Près de trois heures de temps s’étaient déjà écoulées depuis l’ouverture du conseil. Arrive sur la table un dossier parfaitement anodin : l’approbation du règlement intérieur du Conseil économique, social et environnemental local. Vous voulez expédier la question en deux temps trois mouvements. Pas de chance pour vous : Bernard Uthurry, qui pratique ce type de conseil au niveau régional, a lu la presse locale ce matin. Lire la suite « Séquence menaces en l’air et pétage de plombs lors du conseil municipal du 29 février »

Le quotidien « La République » entrouvre ses archives à partir de ce 4 février

L’un de nos trois quotidiens locaux préférés (il ne faut se fâcher avec personne) nous apprend qu’à partir de demain 4 février, il met en ligne sur son site un portail d’archives qui permettra de consulter tous les numéros parus depuis sa création en août 1944. Si cette consultation est ouverte à tous, la prévisualisation complète des articles sera réservée Lire la suite « Le quotidien « La République » entrouvre ses archives à partir de ce 4 février »

Presse et mairie : des intérêts liés. Au détriment d’une information objective ?

Des correspondants locaux qui, pour avoir écrit dans leur journal des propos jugés désobligeants par le premier magistrat de la ville, se voient interdire de franchir la porte de la mairie. Des correspondants locaux un rien frondeurs dont la tête a été demandée – sans succès – à leur rédacteur en chef par un maire outré de leur indépendance de ton. Des correspondants locaux qui reçoivent un texto courroucé Lire la suite « Presse et mairie : des intérêts liés. Au détriment d’une information objective ? »

Le niveau zéro du débat démocratique en conseil municipal

Par penchant naturel, et parce que c’est ce qu’attendent ses lecteurs, la presse préfère parler des trains qui déraillent plutôt que de ceux qui arrivent à l’heure. Aussi ceux d’entre nous qui prennent connaissance du déroulement des conseils municipaux uniquement par le compte-rendu qu’en donne leur quotidien local favori peuvent penser que les réunions se résument à une longue bataille de chiffonniers où l’on se rend coup pour coup. Ils auraient tort.

Les (rares) Oloronais qui assistent aux séances de conseil municipal peuvent d’ailleurs en témoigner : les divergences entre majorité et opposition se manifestent sur très peu de dossiers. La plupart des délibérations sont adoptées à l’unanimité. Soit parce qu’il s’agit de décisions techniques qu’il serait ridicule pour l’opposition de rejeter ; soit, tout simplement, parce que l’ensemble des conseillers considèrent que la décision qui leur est soumise va dans le bon sens.

Grâce au ciel, il arrive à ce morne consensus d’être un peu bousculé. Il y a bien à chaque fois deux ou trois dossiers de l’ordre du jour sur lesquels le ton monte. Et c’est à chaque fois sur des questions d’importance : le niveau d’endettement de la commune, l’inflation dans le recrutement du personnel, la fiscalité, le choix dans les investissements etc. L’occasion d’un débat démocratique où chacun exprime son opinion de façon raisonnée et propose ses solutions ?

Hélas, non ! Le but n’est pas d’être constructif. Le seul objectif, c’est de clouer le bec à l’adversaire, histoire de pouvoir en fin de séance dire à ses petits camarades : « Tu as vu ce que je leur ai mis ? ». La méthode est à chaque fois la même : on renvoit le camp d’en face à son bilan. Le « coup du bilan » constitue le niveau zéro du débat démocratique. Il nie à la partie adversaire la possibilité d’avancer la moindre proposition.

Combien de fois entend-on au cours de la même séance de conseil municipal des répliques du genre : « Vous n’avez pas fait mieux que nous » ou « Vous avez fait pire » ou « Que ne l’avez-vous fait lorsque vous étiez aux affaires ? ». Ce genre d’arguments fait à l’évidence avancer les choses ! Le principe d’une bonne gestion municipale ne serait-elle d’ailleurs pas d’évoquer le présent et le futur de la cité, plutôt que d’avoir le regard en permanence dans le rétroviseur ? Un conseil : venez assister à l’une de ces réunions et faites le compte de ces yeux rivés dans le rétroviseur; vous ne serez pas déçu.