Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 mai 2018

Ce billet dominical comptera trois sujets : le premier sera consacré à l’annonce par le maire du projet d’une éventuelle création d’une maternité privée. Les deux autres porteront sur un domaine auquel les Oloronais sont particulièrement sensibles : celui concernant l’état d’entretien et de propreté de leur ville. Lire la suite « Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 mai 2018 »

Une communication à deux vitesses à la mairie d’Oloron

Hier, un commerçant oloronais de la place de la Résistance (vu le nombre de commerçants qui restent sur cette place, il ne sera pas difficile à identifier) a laissé sur son compte Facebook un message courroucé dont voici le premier paragraphe : Lire la suite « Une communication à deux vitesses à la mairie d’Oloron »

La place de la Résistance va-t-elle retrouver l’aspect qu’elle avait au XVIIIème siècle ?

Réunion de quartier à Notre-Dame en ce lundi soir. En présence de la presse ! Éliminons tout de suite la question : les deux adjoints participant à la réunion ont redit que la présence de la presse n’était pas souhaitée car ses comptes rendus ne reflètent pas toujours la réalité des débats. Mais comme le représentant de La République qui assistait à la réunion est un habitant de Notre-Dame, membre qui plus est du comité de quartier…… Lire la suite « La place de la Résistance va-t-elle retrouver l’aspect qu’elle avait au XVIIIème siècle ? »

Si vous faites un don à la ville d’Oloron, voilà ce qui risque d’arriver (diaporama)

Immeuble CombellasMadame Marie-Louise Combellas est décédée en 2002. Veuve d’un peintre coté (qui exerçait aussi à ses moments perdus la profession de chirurgien-dentiste) elle a légué à la ville d’Oloron l’immeuble qui lui appartenait au 6, place de la Résistance. Ce legs était assorti de deux conditions :
– la locataire qui occupait l’un des appartements de l’immeuble devait pouvoir y rester à vie, et ce sans que son loyer soit augmenté ;
– la ville devait établir sur tout le premier étage de la maison un musée (peintures ou autres).

Le conseil municipal a accepté à l’unanimité ces conditions le 19 février 2009. Ont-elles été respectées ? Oui pour la première. En revanche, le musée n’a jamais vu le jour. La ville a laissé le bien se dégrader. Il est aujourd’hui dans un triste état, comme le prouvent les quelques vues présentées dans le diaporama ci-dessous.

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Si vous voulez vous en rendre compte par vous-même, rien de plus simple : il suffit de téléphoner à la mairie d’Oloron en expliquant que vous êtes intéressé par l’achat de ce bien et que vous souhaitez le visiter. Car Monsieur le maire (le conseil municipal n’a pas été consulté) a décidé de sa mise en vente. Au prix de…. 207 900 € (frais d’agence compris, du moins je l’espère !). On dit qu’il y a un pigeon qui se lève tous les jours. Puisse-t-il, pour les finances de la ville, ne pas trop tarder à éclore.

Et puis si vous êtes encore plus curieux, aller jeter un œil sur les photos mises en ligne par l’agence immobilière à laquelle a été confiée la vente du bien. Et comparez avec celles que vous venez de visionner !

Restent quelques questions. Qui pour la plupart resteront sans doute sans réponse.
– Lors de l’entrée dans les lieux, y a-t-il eu un inventaire du mobilier restant ? Qu’est devenu ce mobilier ?
– Sachant que l’atelier du peintre avait été dispersé lors d’une vente aux enchères intervenue en 2007, pourquoi la ville a-t-elle accepté en 2009 un legs lui faisant obligation de créer un musée ? Quelles pièces comptait-elle y exposer puisque celles de Monsieur Combellas avaient été dispersées ?

Une dernière question, d’ordre juridique celle-ci. Je me demande si la ville est en droit de vendre ce bien. Le Code civil précise en effet que les conditions d’un legs ne peuvent être modifiées (et nous avons bien affaire ici à une modification des conditions initiales) que par une décision de justice. Or dans le cas présent aucun juge n’a été saisi. Il paraît que la mairie vient de se doter d’un service juridique. Elle a recruté pour l’animer un véritable cador (c’est un adjoint qui le dit) du droit administratif. Pourrait-il délaisser quelques instants sa mission principale actuelle – l’encadrement des ASVP – et daigner, lui le publiciste (publiciste = spécialiste du droit public, par opposition au privatiste qui est, lui, spécialiste du droit privé), mettre le nez dans un Code civil (allez, collègue, je ne suis pas chien : ça se trouve aux articles 900-2 et suivants du Code) pour vérifier si la ville d’Oloron n’est pas en dehors des clous dans cette histoire ?

En tout cas, le tour pris par ce dossier ne devrait pas encourager nos concitoyens à donner tout ou partie de leurs biens à une collectivité qui, à l’évidence, n’en a rien à faire.

Droit de suite

Rien de plus facile que de plaisanter, d’ironiser, de moquer un évènement ou une situation constatée à un instant donné. Il reste à vérifier si les motifs de plaisanterie, d’ironie, de moquerie ont toujours leur raison d’être quelques jours ou quelques semaines plus tard. C’est ce que j’appelle ici le « droit de suite ».

Commençons par l’état d’entretien du parc Pommé, espace de verdure qui il y a encore quelques jours avait tout de la savane ou de la brousse. Depuis, comme le montrent les photos ci-contre, les tondeuses ont fait leur œuvre et le parc offre un aspect beaucoup plus présentable. Il reste cependant un point à améliorer : le tour de certains arbres et statues a été ignoré. Hypothèse : vu le difficile équilibre de ses finances, la ville ne dispose-t-elle sans doute pas de rotofils en nombre suffisant ?

 

DSC02546Restons quelques instants dans le périmètre du parc Pommé. Oloron s’enorgueillit, à juste titre de ses trois étoiles dans le classement des Villes Fleuries. Voici une photo des serres municipales prises ce samedi matin. Cet air de friche s’accorde-t-il bien à l’image environnementale de pointe que l’on veut donner à notre cité ?

Partons maintenant du côté du Jardin public. À quelques encablures, est implantée une grande surface qui laissait dans le plus grand abandon le secteur dans lequel elle entreposait ses déchets. Aujourd’hui, on peut constater avec satisfaction que le site, sans être d’une netteté éclatante est tout de même beaucoup plus présentable.

Terminons notre tour de la journée par la place de la Résistance. Il y a deux ou trois mois, j’exprimais quelques doutes sur la qualité de la réfection du revêtement en tricouche de la route et du parking, doutant qu’il supporte longtemps de fortes chaleurs. Les photos prises ce matin prouvent qu’il souffre davantage qu’un revêtement en enrobé, certes plus coûteux, mais plus résistant. Et plus économique sur le long terme.

Bilan de ce tour de piste : les choses ne changent pas aussi vite qu’on le souhaiterait. Mais n’est-ce pas le lot de tous les élus que d’être confrontés à cette impatience d’administrés…. auxquels ils ont il est vrai tant promis.

L’argent du contribuable gaspillé place de la Résistance

Nids-de-poule, flaches, faïençages, bien des rues d’Oloron sont dans un piètre état. La municipalité s’essaie par-ci par-là à réparer les dégâts. Les deux photos qui ouvrent ce billet présentent les deux réfections les plus récentes. La différence de qualité entre ces deux prestations parle d’elle-même.

La première photo a été prise dans la rue Palassou qui a fait l’objet d’une reprise totale en enrobé. Ce type de revêtement est une garantie de qualité et de longévité. Avec lui, on est tranquille au bas mot pour une bonne vingtaine d’années. Inconvénient : le coût des travaux est relativement important.

La seconde photo a été prise place de la Résistance. Il s’agit là d’un revêtement bien moins coûteux à base de gravillons et de goudron. Problème : sa durée dans le temps est bien plus incertaine. Nul doute qu’à la prochaine canicule (elle finira bien par arriver) le goudron va commencer à fondre. D’ici peu, l’état de la voie et du parking de la place seront donc revenus à leur état pitoyable initial. Des travaux pour rien et, par voie de conséquence, l’argent du contribuable dépensé en pure perte.

J’ai récemment eu l’occasion de faire part de mon interrogation sur ce gaspillage à Monsieur l’adjoint délégué aux travaux. Il m’a répondu que la Ville avait en projet une requalification (encore une !) de la place de la Résistance : réfection, élimination du kiosque, liaison entre la place et le parking Sestiaa par une passerelle au-dessus du gave etc. Le replâtrage actuel n’est donc qu’une solution provisoire dans l’attente de cette rénovation totale.

Quand je lui ai demandé si l’état des finances de la Ville permettrait d’inscrire ces grands travaux à un prochain budget, Monsieur l’adjoint aux travaux s’est contenté de lever les yeux au ciel. Traduction de ce langage gestuel : ce n’est pas demain la veille. Conclusion : les tonnes de goudron et mètres cubes de gravillons épandus sur place et parking n’auront servi à rien car l’opération sera très vite à recommencer. Voilà des économies qui finiront par coûter cher.