Clins d’œil et petites piques du dimanche 26 mars 2017

Dans le billet de ce dimanche, nous verrons que Pierre Serena se plaint, que Jean Lassalle reste muet, que la ligne Oloron-Bedous intéresse toujours la télé et qu’une partie du patrimoine oloronais est encore à découvrir par nombre d’entre nous. Lire la suite « Clins d’œil et petites piques du dimanche 26 mars 2017 »

Une ville n’appartient pas à son maire mais à l’ensemble des citoyens

C’est quand même curieux cette manie qu’ont les hommes de pouvoir de s’approprier les hommes ou le territoire sur lesquels ils sont censés exercer leur puissance. « Mes hommes », dit le colonel en parlant des soldats du régiment. « Mes » collaborateurs, dit le patron en évoquant les salariés de l’entreprise. « Mon » diocèse, dit l’évêque. « Ma » circonscription, dit le député. « Ma » ville, dit le maire. Curieux et, il faut bien l’avouer, un rien agaçant.

Car ni le patron, ni le colonel, ni l’évêque, ni le député, ni le maire ne sont des propriétaires. Ce sont tout au plus des locataires. Ils sont là pour un temps donné. Leur mission ? Administrer ce qu’ils ont reçu de leur prédécesseur, ne pas le dilapider mais au contraire le faire fructifier de façon à transmettre à leur successeur un corps de troupe, une entreprise, une circonscription territoriale encore plus performants.

Restons-en à ce qui est la raison d’être de ce blog, notre ville d’Oloron. Elle n’appartient pas à son maire (pas même la forêt du Bager…. si vous voyez à quoi je fais référence), mais à tous les Oloronais. Et que sont-ils en droit d’attendre de leurs élus et de leur maire au premier chef ? Une ville moderne, inventive, dynamique sans doute. Mais aussi une ville où, les finances étant ce qu’elles sont, on sache dégager les priorités, où l’on ne privilégie pas le bling-bling, le clinquant, les caprices, au détriment du quotidien des administrés. Où l’on organise peut-être moins de concerts et d’animations, mais où l’on s’astreint à un entretien plus suivi des routes, des groupes scolaires etc.

Une ville aussi où l’on prend soin du patrimoine architectural comme environnemental. Oui, la commune est sans doute propriétaire de bâtiments qui ne lui servent à rien dans son activité quotidienne. C’est donc une bonne idée que de chercher à les vendre. Mais comment prétendre en tirer un bon prix si, faute d’entretien, ces locaux se transforment peu à peu en ruines ?

Maison
Un arbuste en toiture
Maison Combellas4
Du lierre à l’attaque de la façade

Prenons l’exemple de la maison Combellas, dont je vous ai déjà présenté dans un précédent billet l’intérieur à l’état d’abandon et en cours de dégradation. Voyez (cf photo ci-contre) le lierre qui monte à l’assaut de la façade. Il y a même un arbuste qui commence à pousser dans la toiture détruisant la couverture d’ardoises autour de lui. Comment escompter obtenir 190 000 € de cet immeuble – c’est la mise à prix par la ville – si on laisse la façade extérieure donnant sur le gave d’Ossau se délabrer ainsi ?

Quel Oloronais ne souhaiterait pas que la municipalité qui sera élue en 2020 soit dans l’impossibilité d’invoquer l’héritage déplorable laissé par l’équipe précédente (c’est le lot de toute équipe nouvelle que d’invoquer la mauvaise gestion de celle qui l’a précédée) ceci avec pour seul objectif de justifier de sa propre incapacité à agir ? Est-ce qu’on en prend vraiment le chemin ?

Bientôt un « circuit des portails » à Oloron ?

Porte rue de la CathédraleLe Comité économique, social et environnemental local (CESEL) a beau n’avoir toujours pas d’existence officielle – sa création devrait être décidée par un conseil municipal programmé le 17 juin prochain – certaines de ses commissions sont déjà au travail.

Ainsi de la commission Patrimoine qui a déjà tenu deux réunions sur le terrain. Conduite par Pierre-Louis Giannerini, elle a arpenté les rues de la cité, sur les traces de toutes les richesses archéologiques et architecturales d’Oloron.

Objectif : commencer à dresser une liste de propositions à faire à la municipalité pour une meilleure mise en valeur de ce patrimoine. Et ce ne sont pas les idées qui manquent… même si certaines sont destinées par avance à se fracasser sur le mur des contraintes budgétaires.

Au nombre de ces suggestions : la création d’un « circuit des portails » (il existe bien un « circuit des lavoirs à Châteauroux !). L’occasion pour les touristes, mais aussi pour les Oloronais de s’arrêter sur certains de ces portails remarquables (cf photos ci-dessous de quelques uns d’entre eux) devant lesquels on passe aujourd’hui sans même y prêter attention.

Portail 28 rue Palassou

Portail Place Résistance

Portail rue Palassou