Conseil municipal du 10 avril 2019 : réquisitoire de l’opposition contre le bilan du maire et plaidoyer en défense d’icelui (chronique « ping-pong pré-électoral »)

Les échanges musclés entre l’opposition et le maire au moment de la délibération sur le budget primitif 2019 de la commune a constitué selon moi le moment fort de ce conseil municipal du 10 avril 2019. Car, les prochaines échéances électorales aidant, le débat a dépassé la simple querelle de chiffres pour se frotter au  bilan des cinq premières années de mandat. Au nom de l’opposition, Jean-Étienne Gaillat s’est livré à une charge qui n’a pu paraître excessive qu’à celles et ceux qui suivent de loin les affaires municipales oloronaises. Des critiques auxquelles le maire n’a pas manqué de répliquer. Lire la suite « Conseil municipal du 10 avril 2019 : réquisitoire de l’opposition contre le bilan du maire et plaidoyer en défense d’icelui (chronique « ping-pong pré-électoral ») »

La charge de l’opposition municipale contre le maire d’Oloron et les réponses en défense de ce dernier lors du conseil municipal du 12 décembre 2018

La sévérité du rapport de la chambre régionale des comptes à l’égard du maire d’Oloron sera-t-elle ce qu’a été le Fouquet’s pour Nicolas Sarkozy, le scooter pour François Hollande… ou le bout de sparadrap pour le capitaine Archibald Haddock, à savoir un embarras dont il aura bien du mal à se défaire ? En tout cas, il y a peu d’espoir qu’il puisse compter sur la bienveillance de l’opposition municipale (et d’ailleurs d’une bonne partie de sa majorité) pour l’aider à faire oublier cet épisode peu glorieux de sa vie politique. Bien au contraire, tout sera fait pour en entretenir le souvenir, au moins jusqu’en 2020, dans la mémoire des électeurs oloronais. Lire la suite « La charge de l’opposition municipale contre le maire d’Oloron et les réponses en défense de ce dernier lors du conseil municipal du 12 décembre 2018 »

Jean Lassalle veut rassembler les Français… mais diviser les Hauts-Béarnais

Sans doute suis-je loin d’être l’un des premiers à l’observer, mais avez-vous remarqué la forte similitude qui existe entre la carte de la Corse et celle de la communauté de communes de la Vallée d’Aspe ? Ceux qui voudraient encore s’en convaincre peuvent le vérifier en comparant les deux photos ci-dessous. Lire la suite « Jean Lassalle veut rassembler les Français… mais diviser les Hauts-Béarnais »

Oloron, championne de la croissance verte

1. Signature d’une convention avec le ministère de l’Environnement

Ségolène Royal a reçu ce 12 mai en son ministère les représentants de 80 nouveaux territoires à énergie positive pour la croissance verte (ici une vidéo qui, en moins de 2 mn, présente de manière attrayante ce qu’est dans l’idéal un territoire à énergie positive). Au nombre desquels figure la commune d’Oloron. Par les temps qui courent, je ne me hasarderai pas à comparer ces 80 élus aux 80 chasseurs qui, dans la chanson, étaient au rendez-vous de la marquise. Quand bien même s’agirait-il en l’espèce de chasseurs de subventions. Lire la suite « Oloron, championne de la croissance verte »

Conseil municipal du 11 avril : le dossier camping municipal vire à la séance de théâtre de boulevard

En ce 11 avril, il y avait animation devant la mairie avec la « casserolade » qui a réuni une bonne centaine d’interprètes autour du chef Éric Pétetin. L’animation s’est ensuite poursuivie durant 4 heures et demi (de 18 heures 30 à 23 heures), sur un autre registre, dans la salle du conseil. Grâce à (ou à cause de… cela dépend du point de vue auquel on se place) une opposition plus pugnace et maîtrisant mieux ses dossiers que de coutume. Lire la suite « Conseil municipal du 11 avril : le dossier camping municipal vire à la séance de théâtre de boulevard »

Destination du camping municipal : la transparence n’est pas au rendez-vous

Il y a eu au moins un point d’accord entre majorité et opposition lors du dernier conseil municipal. Un point d’accord sur un sujet important : le camping municipal. Tout le monde considère en effet que la délégation de service public, mode de gestion qui a présidé au fonctionnement de cet équipement jusqu’au 31 décembre dernier, n’était sans doute pas le système le mieux adapté.

Mais les avis divergent tout de suite dès qu’il faut trouver un plan B : Lire la suite « Destination du camping municipal : la transparence n’est pas au rendez-vous »

Place du Foirail : le maire fait machine arrière

Parking FoirailPetit rappel : le maire a pris le 9 décembre un arrêté municipal interdisant au public l’accès de la place du Foirail. Objectif : montrer que cet espace de terrain n’est pas public, qu’il peut donc être déclassé du domaine public de la commune et vendu à deux personnes privées qui souhaitent l’acquérir. L’opposition municipale saisit le Tribunal Administratif pour Lire la suite « Place du Foirail : le maire fait machine arrière »

Déviation Gabarn-Oloron : des opposants se manifestent à nouveau

Banderole 1
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Durant la pause de midi aujourd’hui, une grande banderole a été tendue sur la partie supérieure d’un local commercial situé au pied de la rue Dalmais. Un local que les anciens Oloronais, les très anciens, s’obstinent à appeler « Chez Marti ». Sur ce tissu, en grandes lettres rouges : « Oui au référendum. Oui au débat public ».

Banderole2
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Un texte quelque peu énigmatique pour celui qui n’est pas très au fait de la chronique oloronaise. Heureusement, un petit panneau est posé au pied de la banderole. En lettres vertes : « Déviation Gabarn Gurmençon ». Bon sang, mais c’est bien sûr ! Des opposants à la déviation Gabarn-Gurmençon ont demandé il y a quelques semaines l’organisation d’un référendum et d’un débat public sur le projet. Ils matérialisent aujourd’hui leurs exigences.

Et une question vient à l’esprit : tout ça pour quoi ? Ces opposants ont-ils décidé de faire de « Chez Marti » leur base d’action, un lieu de rencontre et d’expression des citoyens sur ce projet de déviation ? Faute d’accord du maire pour organiser un référendum sur la question, comptent-ils y organiser leur propre référendum ?

En matière de communication, ils ont, on le voit, encore quelques progrès à faire. Mais notre presse locale saura sans nul doute dans les tout prochains jours nous apporter toutes les explications voulues.

Le niveau zéro du débat démocratique en conseil municipal

Par penchant naturel, et parce que c’est ce qu’attendent ses lecteurs, la presse préfère parler des trains qui déraillent plutôt que de ceux qui arrivent à l’heure. Aussi ceux d’entre nous qui prennent connaissance du déroulement des conseils municipaux uniquement par le compte-rendu qu’en donne leur quotidien local favori peuvent penser que les réunions se résument à une longue bataille de chiffonniers où l’on se rend coup pour coup. Ils auraient tort.

Les (rares) Oloronais qui assistent aux séances de conseil municipal peuvent d’ailleurs en témoigner : les divergences entre majorité et opposition se manifestent sur très peu de dossiers. La plupart des délibérations sont adoptées à l’unanimité. Soit parce qu’il s’agit de décisions techniques qu’il serait ridicule pour l’opposition de rejeter ; soit, tout simplement, parce que l’ensemble des conseillers considèrent que la décision qui leur est soumise va dans le bon sens.

Grâce au ciel, il arrive à ce morne consensus d’être un peu bousculé. Il y a bien à chaque fois deux ou trois dossiers de l’ordre du jour sur lesquels le ton monte. Et c’est à chaque fois sur des questions d’importance : le niveau d’endettement de la commune, l’inflation dans le recrutement du personnel, la fiscalité, le choix dans les investissements etc. L’occasion d’un débat démocratique où chacun exprime son opinion de façon raisonnée et propose ses solutions ?

Hélas, non ! Le but n’est pas d’être constructif. Le seul objectif, c’est de clouer le bec à l’adversaire, histoire de pouvoir en fin de séance dire à ses petits camarades : « Tu as vu ce que je leur ai mis ? ». La méthode est à chaque fois la même : on renvoit le camp d’en face à son bilan. Le « coup du bilan » constitue le niveau zéro du débat démocratique. Il nie à la partie adversaire la possibilité d’avancer la moindre proposition.

Combien de fois entend-on au cours de la même séance de conseil municipal des répliques du genre : « Vous n’avez pas fait mieux que nous » ou « Vous avez fait pire » ou « Que ne l’avez-vous fait lorsque vous étiez aux affaires ? ». Ce genre d’arguments fait à l’évidence avancer les choses ! Le principe d’une bonne gestion municipale ne serait-elle d’ailleurs pas d’évoquer le présent et le futur de la cité, plutôt que d’avoir le regard en permanence dans le rétroviseur ? Un conseil : venez assister à l’une de ces réunions et faites le compte de ces yeux rivés dans le rétroviseur; vous ne serez pas déçu.

Conseil municipal du 5 octobre : l’intégralité du débat sur le projet de carrières

Une fois n’est pas coutume, le public était plus nombreux que les conseillers municipaux pour ce conseil municipal du 5 octobre. Une bonne partie de l’assistance s’était déplacée pour voir comment serait évoquée l’une des questions qui suscitent pour l’heure le plus de passion à Oloron, les projets de carrières. C’est le point qui va être abordé dans ce billet, étant entendu que les commentaires (objectifs, comme d’habitude !) sur ce sujet comme sur les autres sujets inscrits à l’ordre du jour feront l’objet d’autres articles durant cette semaine.

Le maire a d’entrée indiqué que la question serait traitée en fin de conseil, disant faire ainsi application du règlement intérieur du conseil municipal. Le point serait à vérifier. Mais comme le maire est de toute façon maître de l’ordre du jour, sa décision ne peut être discutée. On peut même la juger de bonne guerre, le but étant pour lui d’user la patience de ses contradicteurs qui seront ainsi moins combatifs si le sujet est évoqué en fin de séance plutôt qu’au début.

Toujours est-il que cette question d’actualité a été posée deux heures et demi après l’ouverture du conseil. Avec un public toujours aussi nombreux à deux ou trois défections près. Voici ci-dessous, à quelques mots près (bruits parasites et petits bafouillages des orateurs en sont la cause), l’intégralité de la discussion.

Le maire :
« Il nous reste donc à voir la motion… la question d’actualité plutôt, déposée par le groupe d’opposition. En rappelant que les questions orales portent sur des sujets d’intérêt général, c’est l’article 5 de notre règlement intérieur ; qu’elles ne peuvent comporter des considérations personnelles, c’est interdit ; ne donnent pas lieu à des débats. Donc c’est une question, une réponse. Mais comme elle satisfera, je pense qu’il n’y a pas de souci. À vous. »

Bernard Uthurry :
« Bien. Alors je vais vous la lire dans le texte. Donc le 31 juillet 2014 vous invitiez l’ensemble des conseillers municipaux à prendre part au vote pour la réalisation d’études nécessaires à la constitution d’un dossier de demande d’autorisation d’exploitation de carrières sur la commune d’Oloron Sainte-Marie. Le 31 juillet 2014, les élus de l’opposition, donc nous huit, se sont abstenus sur cette question pour des raisons d’imprécision sur les surfaces et la localisation de cette exploitation. Au cours de ce même conseil, vous informiez de l’organisation d’une séance plénière le 16 septembre 2014 en présence de Monsieur Costanzo afin qu’il nous présente les cartes pour que nous situions exactement le lieu d’exploitation. Cette réunion n’a jamais eu lieu.
Aujourd’hui les riverains, et bien au-delà, les citoyens soucieux de l’impact environnemental de l’exploitation d’une carrière expriment leur inquiétude et s’interrogent sur l’étendue géographique de ce projet, se réunissent pour rassembler des informations que seules des personnes expertes et concernées peuvent fournir. Nous vous demandons donc d’organiser une réunion publique qui permettrait à tous d’avoir le même niveau d’information et nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à cette demande.
Si je peux rajouter d’un mot qu’effectivement ce projet nous avait été soumis d’une manière assez vague. Nous n’y avions pas donné suite à l’époque. Il portait sur quelques hectares, 9 hectares ou 8 hectares, je crois, de pierres qui étaient des lavasses, des pierres plates destinées à un usage bien particulier. Il ne s’agissait pas de carrières verticales. Je me souviens effectivement d’avoir dans mon intervention émis l’idée que sur ce sujet sensible, mais vous le savez puisque vous avez-vous-même signé une pétition contre la carrière de Bugangue, qui n’est pas très loin d’ici. Et si je puis me permettre de rajouter à l’argumentaire qui avait consisté à vous demander une réunion publique deux points, c’est que d’une part quels que soient les résultats de l’étude qui sera en cours et j’espère que vous nous apporterez des éléments dès ce soir là-dessus, il y a deux domaines sacrés, entre guillemets, sur lesquels nous ne pouvons pas transiger, c’est d’une part les terrains qui sont dévolus actuellement à l’exploitation agricole du lycée de Soeix, sérieusement égratigné par plusieurs projets, et d’autre part l’atteinte à la forêt du Bager, qui est une forêt inscrite dans le patrimoine communal. Voilà. Je crois que j’ai été assez synthétique… »

Le maire :
« Je vais être aussi synthétique que vous. Mais en répondant tout de même aux différents points. D’abord, vous vous êtes abstenus « en raison d’imprécisions sur les surfaces et la localisation de cette exploitation ». C’est quand même pas tout à fait, tout à fait aussi simple dans la mesure où vous aviez organisé, vous, une réunion de municipalité et Monsieur Costanzo était venu vous présenter à l’époque le dossier qui est le même que celui que nous avons aujourd’hui. »

Plusieurs élus de l’opposition :
« C’est faux ! »

Le maire :
« Deuxièmement, je veux indiquer, et ça c’est vrai »

Robert Bareille :
« Ah, ça, c’est peut-être vrai ! » (rires)

Le maire :
« Écoutez, si vous voulez me couper tout le temps et qu’on ne parle pas, on y va. Je crois que vous voulez une réponse. Je crois que les gens qui sont derrière attendent de la municipalité d’Oloron une réponse, pas un jeu de ping-pong pour qu’on parle de soi dans la presse. Ils attendent une réponse sérieuse et c’est celle-là que je veux donner. Je veux quand même dire que vous ne pouvez pas indiquer que dans la délibération qui a été présentée le 31 juillet 2014 il n’y avait pas la référence aux différentes parcelles. Elle était clairement indiquée dans la délibération.
Deuxième point, vous m’avez dit qu’effectivement, donc, vous souhaitiez avoir une réunion ou une séance plénière le 16 septembre 2014 en présence de Monsieur Costanzo pour qu’il présente les cartes pour situer exactement le lieu d’exploitation. Alors, un, nous nous pensions que vous aviez vu le dossier car vous aviez déjà eu le dossier avant que nous arrivions aux affaires. D’ailleurs, moi je ne connaissais pas Monsieur Costanzo. Ça faisait partie des dossiers que l’on m’a donnés quand je suis arrivé. Deuxièmement, je trouve un peu difficile de donner aujourd’hui le lieu d’exploitation quand Monsieur Costanzo lui-même ne le connaît pas. Vous prenez un périmètre d’étude, il ne connaît pas le lieu exact de l’exploitation. Car c’est le résultat des études, vous le savez très bien, qui dira là où on peut et là où on peut pas. Et je sis qu’il y a des endroits par exemple dans lesquels l’exploitation est impossible. Donc à partir de là nous lui avons dit que puisque pour des raisons environnementales, écologiques etc. ça n’était pas possible, et bien il fallait renoncer à ces espaces-là. Ça c’est le deuxième point. Alors ensuite vous…. »

Robert Bareille :
« Lesquels coins ? »

Le maire :
« Vous le saurez à l’occasion de la réunion. »

Robert Bareille :
« On va pas jouer aux devinettes »

Le maire :
« Je ne suis pas un spécialiste de l’environnement. Monsieur Bareille, je ne sais pas, vous êtes peut-être ingénieur écologue, mais pas moi. Donc je suis dans l’incapacité de répondre précisément à ces questions-là. Mais par exemple, je peux vous en citer un quand même. C’est la tourbière d’Escout. C’est une évidence. On le lui avait dit. La tourbière d’Escout, c’est une vraie tourbière avec un écosystème particulièrement intéressant. Il renonce à cette tourbière d’Escout. Il propose d’ailleurs, il vous en parlera quand il viendra vous voir, d’y mettre en place un outil pédagogique. »

Robert Bareille :
« Vous nous avez dit la même chose pour le bois du Bager »

Le maire :
« Attendez, attendez, je voudrais aller jusqu’au bout, Monsieur Bareille. Je sais bien que vous voulez vous faire remarquer, mais moi je veux vous répondre précisément parce que moi je suis maire et c’est moi qui demain vais m’occuper de cette affaire. Là-dessus, vous dites que vous voulez les informations que seules les personnes expertes peuvent fournir. Et bien vous avez raison. Et c’est pourquoi j’ai demandé à Monsieur Costanzo il y a déjà plusieurs semaines… parce que j’observe quand même qu’on dit des choses dans le journal sans que personne soit venu nous voir… jusqu’à des demandes de rendez-vous il y a quinze jours, mais avant on n’avait vu personne…. J’ai demandé à Monsieur Costanzo, dès lors qu’il aura les premiers résultats des études, il les aura vraisemblablement au début du mois de novembre…. Comme vous le savez je suppose, ces études se font par périodes trimestrielles. C’est-à-dire qu’il faut analyser le biotope, l’écosystème etc. sur une durée d’un an pour voir comment se comportent les choses… je ne peux pas vous en dire plus… »

Robert Bareille :
« Et c’est lui-même qui fait les études pour lui-même ? »

Le maire :
« Non, c’est les bureaux d’études qui font les études. Les bureaux d’études. Donc, à ce moment-là, nous aurons dans un mois à un mois et demi, en novembre, dès que nous aurons les éléments, une réunion plénière. Nous pouvons si vous le souhaitez organiser avant une réunion de nature généraliste. Mais ne demandez pas à Monsieur Costanzo de vous dire où c’est qu’il fait la carrière, puisqu’il ne le sait pas. Il faut aller jusqu’au bout.
Mais je propose que dans le cadre du comité de pilotage mis en place par le sous-préfet en sous-préfecture d’Oloron, et qui se réunit assez régulièrement sur ce dossier parce que…. Ne croyez pas que nous voulions zigouiller notre ville. C’est pas du tout l’objet. Et on aimerait bien quand même prendre position à un moment donné sur la base d’un dossier sérieux. Il y a donc un comité de pilotage qui a été mis en place par le sous-préfet, qui réunit l’ONF, la DREAL (l’environnement), la DDTM, la mairie d’Oloron, le promoteur Monsieur Costanzo et les services de l’État. Et bien je propose, pourquoi pas, que des représentants du collectif qui s’est créé soient associés à ce comité de pilotage et puissent participer à un certain nombre de réunions au cours desquelles sera rendu le niveau des études, puisqu’il sert à ça, ce comité d’études.
Et pour le reste, de manière à ce que ce soit plus large et plus public, et bien dès lors que nous aurons des éléments précis à donner, je vous dis au plus tard ça sera en novembre, et bien nous ferons une réunion publique, non pas du projet, une présentation des études qui sont en cours, et sur les résultats complets de ces études qui sera faite non pas par Monsieur Costanzo, mais par les bureaux spécialisés du travail géologique, archéologique et écologique qui sont en train de travailler sur cette affaire-là. Et ensuite, nous aurons des éléments.
Dans tous les cas, ce que je veux dire, c’est plusieurs choses. La première c’est qu’il n’est pas question évidemment de faire une carrière sur 300 hectares. Quand je lis ça, c’est complétement fou. Il s’agit d’étudier un terrain suffisamment large pour trouver peut-être un endroit où la carrière peut se faire. La carrière fera effectivement 8 ou 9 hectares. Sûrement, pas davantage. Deuxièmement, il s’agit de mesurer les conséquences économiques. Est-ce qu’elles sont supérieures aux inconvénients, ou pas. Ça, ça se discute et on le discutera tout à fait tranquillement sur la base d’éléments objectifs. Et le dernier point que je voulais vous dire, c’est que personne ici n’a l’intention de porter atteinte aux forêts de notre ville et s’agissant des terrains de Soeix et bien nous sommes justement, en accord avec l’exploitation du lycée agricole en train de négocier, notamment avec Madame Agullo des terrains qui sont à proximité du lycée de Soeix et qui viendront compenser, non pas la carrière, parce qu’il paraîtrait assez surprenant que ce soit dans des prairies exploitées par le lycée agricole que ça se passe, mais au moins avec la partie que nous prenons effectivement avec le lotissement de Soeix.
Voilà ce que je pouvais vous dire ce soir. Donc, je résume : très concrètement, puisque le comité demande une réunion, et bien, elle aura lieu ; une réunion généraliste, si vous le souhaitez, dans un premier temps, une réunion avec les bureaux d’études, si vous le souhaitez, dans un second temps ; et je propose d’associer les membres du comité ou en tout cas leurs responsables au comité de pilotage qui se réunit très régulièrement. Voilà ce que je pouvais vous dire ce soir sur cette affaire.
Je suis désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus. Nous nous avons pris (ici, deux ou trois mots inaudibles) d’études, mais nous n’avons pris aucune décision. Nous n’avons jamais voté l’ouverture d’une carrière sur Oloron Sainte-Marie. Nous voulons quand même aller jusqu’au bout des études…
Non il n’y a pas de débat Monsieur Uthurry, il n’y a pas de débat. J’ai pris des engagements ; vous respectez l’article 5 que vous avez voté. On va s’arrêter là. Ce sont des sujets qui sont polémiques. Je crois que notre engagement il est bien clair. On fait des réunions publiques, on s’ouvre aux habitants, on les associe à notre comité de pilotage. Si vous n’aviez pas posé la question, on y aurait quand même répondu parce qu’il y a deux sujets… je regrette simplement, Monsieur Bareille, que vous n’ayez pas posé de question d’actualité sur les réfugiés. Il me semblait que c’était un sujet qui vous tenait à cœur. »

Jean Etienne Gaillat :
« Ce que nous vous demandons ce soir c’est que d’ores et déjà vous disiez à Monsieur Costanzo que, en ce qui concerne les terrains du lycée agricole et la forêt du Bager, (ici, deux ou trois mots inaudibles) ces deux zones là soient considérées comme intouchables pour l’étude »

Le maire :
« Monsieur Gaillat, je ne puis pas imaginer un seul instant que vous puissiez penser que je puisse être une porte-parole utile pour vous. Vous le lui direz direstement. Il viendra en réunion, il s’exprmimera devant vous et vous lui donnerez votre sentiment. Allez, merci, bonne soirée »

Et sous cette dernière réplique, qui provoqua les huées d’une partie de la salle et les applaudissements des partisans d’Hervé Lucbéreilh, la séance du conseil municipal du 5 octobre fut levée.