Les débats des conseils municipaux sont désormais consultables sur Internet

Blog Une autre voixSeul le texte des délibérations adoptées par le conseil municipal était jusqu’à maintenant consultable sur internet. Mais pour tout ce qui est des débats ayant accompagné chaque décision, il fallait s’en remettre soit au compte-rendu (succinct) qu’en fait la presse le lendemain, soit à la mémoire plus ou moins sélective et parfois contradictoire des participants (selon leur appartenance à la majorité ou à l’opposition), soit à celle des citoyens présents dans le public. Lire la suite « Les débats des conseils municipaux sont désormais consultables sur Internet »

L’opposition municipale a (re)trouvé son mordant

Au mois de janvier dernier, je décrivais dans deux billets différents ma conception de ce que devrait être une opposition municipale et le constat que je faisais de sa présence effective dans la vie politique oloronaise.

J’attends aussi une opposition qui joue un rôle de contre-pouvoir. Une opposition qui veille à ce que les élus de la majorité, notamment le premier d’entre eux, n’abusent pas de leur pouvoir. Une opposition qui contribue à l’information de la population, favorisant ainsi une gestion municipale plus transparente. Une opposition qui surveille la bonne utilisation des deniers publics. La loi lui donne beaucoup de moyens pour exercer ce type de missions. Encore faut-il qu’elle s’en donne la peine…. Lire la suite « L’opposition municipale a (re)trouvé son mordant »

Quand l’opposition municipale s’exprime pour annoncer…. qu’elle ne s’exprimera pas

Non mais sans blague… un ancien petit fonctionnaire territorial qui a l’outrecuidance de prétendre émettre une opinion sur la façon dont les élus municipaux exercent la fonction reçue des électeurs… où va-t-on ? Et bien l’ancien petit fonctionnaire n’a pas fini de s’intéresser au travail accompli par les élus de la majorité municipale comme à celui des élus de l’opposition. Enfin…. quand je dis le travail des élus de l’opposition…. Lire la suite « Quand l’opposition municipale s’exprime pour annoncer…. qu’elle ne s’exprimera pas »

Oloron : qu’elle soit de droite ou de gauche, une opposition municipale pour quoi faire ?

Une lectrice a laissé un commentaire sous le précédent billet : « Et l’opposition locale ? Disparue ? ». Si l’efficacité d’une opposition se mesure à sa capacité à occuper l’espace médiatique, on peut en effet se poser la question. Encore faudrait-il pour ce faire qu’elle ait des choses à dire, cette opposition. Et si, tout simplement, elle ne sortait pas de son silence parce qu’elle Lire la suite « Oloron : qu’elle soit de droite ou de gauche, une opposition municipale pour quoi faire ? »

Conseil municipal : l’exemple même de la réponse idiote

Il y a plein d’attitudes qui m’agacent ou m’amusent durant les séances du conseil municipal. Dans ce court billet qui, sauf événement exceptionnel, sera le dernier de l’année, je voudrais revenir sur l’une d’entre elle qui me paraît particulièrement idiote. Lire la suite « Conseil municipal : l’exemple même de la réponse idiote »

Le maire a eu bien raison d’augmenter les impôts des Oloronais

Le titre ci-dessus se veut en forme de clin d’œil à l’adresse des lectrices et lecteurs qui pourraient trouver le ton de ce blog trop systématiquement critique. Découvrez ci-dessous si les bonnes intentions affichées par le titre se confirment dans la suite de l’article.

Lors de la campagne électorale, Hervé Lucbéreilh s’est fendu d’une promesse dont tout le monde se souvient : il n’augmenterait pas les taux d’imposition durant son mandat. Mais en prenant l’engagement : « Je n’augmenterai pas les taux d’imposition… », il espérait que les Oloronais comprendraient : « Je n’augmenterai pas les impôts… ». Ce qui n’est pas tout à fait la même chose, les contribuables viennent de s’en apercevoir : les taux restent les mêmes (promesse tenue de ce côté-là), mais pour ce qui est de la taxe d’habitation, les impôts communaux (et par la même occasion ceux de la CCPO) subissent tout de même par volonté municipale une hausse de 15 à 30% selon la situation de chacun.

À y regarder de près, cela suscite bien peu de réactions chez les Oloronais. Il y a bien eu un numéro du Travailleur Oloronais consacré au sujet et distribué par les élus communistes dans les boîtes aux lettres, la constitution d’un collectif à l’initiative de ces mêmes élus (avec proposition de signature d’une pétition à la clé), un dossier spécial de La République la semaine dernière. Mais, au final, la décision et sa répercussion en espèces sonnantes et trébuchantes pour chacun d’entre nous ne provoque pratiquement aucune vague.

Les raisons de la passivité des contribuables sont multiples :
– Pour toutes les personnes mensualisées, la ponction se fait à dose homéopathique (1/10ème de la somme totale chaque mois entre janvier et octobre). Cela reste donc peu sensible.
– À force d’entendre rabâcher via les médias que la charge des impôts devenait de plus en plus insoutenable, le contribuable français s’est forgé une armure faite de résignation et de fatalisme : « Ça augmente ? Encore ? Pas étonnant ! »
– Une opposition locale (élus communistes exceptés) totalement muette sur le sujet. Il vaut d’ailleurs mieux pour elle si l’on considère son bilan en la matière. Durant le mandat précédent elle a en effet augmenté les taux d’imposition de 32% pour la taxe d’habitation, de 28% pour le foncier bâti, de 17% pour le foncier non bâti. Sous les cris d’orfraie de l’opposition d’alors qui, devenue la majorité d’aujourd’hui…. s’est bien gardée de rebaisser les taux et vient, au contraire, de donner un petit coup de pouce supplémentaire à la pression fiscale pesant sur les Oloronais.

Personne ne se souviendra plus d’ici quelques mois de cette augmentation de l’année 2015. Par voie de conséquence pas un Oloronais n’en tiendra rigueur à Hervé Lucbéreilh et à sa majorité. Et puis, cette manne fiscale supplémentaire sortie de nos poches, c’est certainement pour la bonne cause…… (baisse de l’endettement communal, nouveaux investissements etc.). Le maire peut même en remettre une ou deux autres couches d’ici la fin du mandat, ce n’est pas là-dessus qu’il perdra les élections. Oui, il a eu bien raison d’augmenter les impôts. Mais seulement si l’on considère la question avec ses yeux à lui.

Enfin, une question mérite d’être posée : si l’opposition actuelle revient aux affaires en 2020 rétablira-t-elle les abattements dont la suppression pour 2015 a entraîné la hausse de nos impôts ? L’expérience permet malheureusement de répondre par la négative : s’il est aisé à une équipe municipale d’augmenter les impôts, elle trouve toujours mille raisons de maintenir les augmentations décidées par ses adversaires… quitte à les avoir en leur temps déplorées. Sans doute est-ce ce que l’on appelle la « continuité républicaine » ?

(Actualisé le 11 novembre à 21 heures 30) Une lectrice de ce blog vient de me transmettre l’article figurant dans La Voix Socialiste du Haut-Béarn distribué il y a quelques jours dans les boîtes aux lettres…. mais pas dans la mienne. Le titre de l’article suffit à lui seul à exprimer la prise de position du PS : « Fiscalité oloronaise : Lucbéreilh/Lacrampe, les champions de l’augmentation de la taxe d’habitation !! ». La première partie du document rappelle les engagements de campagne des deux élus en faveur d’une pause fiscale. Dans la seconde partie, les rédacteurs de l’article se livrent à un calcul comparatif : entre commune et CCPO, le prélèvement supplémentaire que subiront les Oloronais sur la durée du mandat s’établira à 4 745 000 €….. alors qu’il n’avait été « que » de 1 127 000 € sous le mandat précédent. En revanche, je n’ai trouvé dans l’article aucune trace du début d’un engagement du PS de rétablir les abattements le jour où l’opposition actuelle sera à nouveau élue à la tête de la mairie.


Ci-dessous l’intégralité de l’article en question :

L’article de La Voix Socialiste

Accueil des réfugiés : ça bouge aussi du côté de l’opposition municipale

Dans mon billet d’hier, j’évoquais le collectif qui vient de se mettre en place pour permettre l’accueil de réfugiés syriens et/ou irakiens sur Oloron. D’autres initiatives se font jour…. même du côté des élus municipaux. Témoin la lettre que les élus de l’opposition municipale (qualifiée plus justement dans ce qui suit, vu les circonstances de « minorité municipale ») viennent d’adresser à Hervé Lucbéreilh. En voici le texte intégral :

« Monsieur le maire,
Sous nos yeux se déroule actuellement une tragédie d’une ampleur historique.
Il faut revenir aux heures noires des années 30/40 pour trouver un exode similaire et encore, celui que nous vivons reste, par son importance et par ses causes, inédit pour nos pays occidentaux.
Mises en demeure de relever ce nouveau défi, sauf à renoncer aux valeurs qui ont cimenté les pays européens d’après guerre au sein de leur union, les nations s’organisent et sollicitent leur population, leurs régions et leurs communes, pour être à la hauteur de l’enjeu qui est devant nous.
Dans ce contexte, notre ville ne peut pas rester inerte.
Son histoire, ses qualités d’accueil et de solidarité, démontrées pour les réfugiés espagnols et désormais inscrites dans son patrimoine immatériel, obligent ceux qui la dirigent maintenant, à se montrer dignes de leurs prédécesseurs.
Quelquefois, le contexte révèle les hommes qui se grandissent alors, pour se mettre à la hauteur de la situation.
Mais ils peuvent aussi illustrer par leur attitude rabougrie, les propos du général de Gaulle quand il disait:  » A force de raisonner petit, on prend le risque de le devenir »
En tout cas pour nous, le choix est fait, clairement, sans hésitation ni faux fuyants, juste pour pouvoir regarder en face, ces hommes, ces femmes, ces enfants, qui fuient la mort, la barbarie, la soumission.
Ce faisant, nous n’aurons pas à baisser les yeux devant notre propre lâcheté.
Mais il ne faut plus attendre.
C’est ainsi que nous vous demandons, d’adhérer immédiatement au réseau des villes d’accueil qui se met en place, en dépassant les appartenances politiques et de prendre les initiatives nécessaires.
En même temps, vous devez mobiliser les forces vives locales qui voudront s’engager pour participer à la résolution de ce défi.
Nous n’ignorons rien des difficultés, des différences de contexte selon les pays ou selon les territoires, nous restons lucides vis à vis des difficultés que vivent nos concitoyens, nous voyons bien les réflexes de repli et de craintes.
Mais nous préférons faire preuve du courage nécessaire, pour dominer ces réserves que le temps rendra relatives.
Maintenant, il faut agir, simplement, concrètement, c’est la condition qui nous est imposée pour rester des hommes et des femmes qui dans quelques années, seront fiers de leurs décisions et reconnus dans l’honneur par les générations futures.
Nous n’imaginons pas, monsieur le Maire, que vous puissiez répondre par la négative à notre demande.
Les élus du groupe minoritaire du Conseil municipal d’Oloron Ste Marie »

Preuve que la situation est historique, mon interlocuteur se garde de toute polémique quand il précise dans la transmission de ce courrier l’esprit dans lequel s’effectue cette démarche : « S’agissant d’une situation dans laquelle les clivages politiques classiques n’ont pas de sens puisque des communes de gauche de droite du centre et d’ailleurs se portent volontaires, j’espère que notre proposition trouvera une majorité au CM d’Oloron. Connaissant bien nos collègues, nous ne revendiquons pas le monopole de la solidarité et de la compassion, ni celui de l’intelligence devant cette tragédie. Simplement nous voulons que notre ville ressemble à son histoire. »

Un vent nouveau soufflerait-il sur notre ville ? Monsieur le maire saura-t-il aller dans son sens ? N’y aura-t-il aucune velléité de récupération d’une action citoyenne qui doit être avant tout celle de tous les Oloronais quels qu’ils soient ? La mairie apportera-t-elle ses moyens administratifs et techniques pour permettre la réussite de l’opération ? Réponse à toutes ces questions dans les prochains jours.