Saveurs créoles à Oloron : c’est pour bientôt

Oloronblog ne se convertit pas au publi-reportage. Mais, comme l’écrit l’un de mes lecteurs : « Je trouve ça bien, moi, si votre blog peut faire montrer les initiatives positives de ce territoire ». Voici donc la présentation d’un projet qui, si tout se passe bien, se concrétisera aux alentours du mois de juin. Lire la suite « Saveurs créoles à Oloron : c’est pour bientôt »

Conseil municipal du 23 novembre : notes prises au vol

2 heures 30 de séance pour une réunion du conseil municipal qui, si l’on excepte une délibération, ne changera ni dans l’immédiat ni à terme le quotidien des Oloronais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a rien à en dire. Voici, dans le désordre, quelques notes prises au vol au fil des dossiers.

Les échanges entre Hervé Lucbéreilh et Jean-Étienne Gaillat dépassent Lire la suite « Conseil municipal du 23 novembre : notes prises au vol »

Conseil municipal du 23 novembre : réflexions polémiques sur cinq questions de l’ordre du jour

Ordre du jour CM 23-11-2015
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En cherchant un peu (c’est que ça se mérite, ce type d’information), j’ai pu trouver sur le site internet de la mairie d’une part la date du prochain conseil municipal – ce sera le lundi 23 novembre à 18 heures – d’autre part l’ordre du jour de cette séance (photo ci-contre que l’on peut agrandir en cliquant dessus). La mairie ne poussant tout de même pas l’obligeance jusqu’à nous livrer le détail des rapports qui seront soumis au vote des conseillers, il faut se contenter du titre de chacune des délibérations. Mais c’est déjà suffisant pour se permettre quelques observations.

Rapport n°1 – Information sur le rapport d’activités 2014 de la Communauté de communes du Piémont oloronais »
Il s’agit du rapport que nous avons tous trouvé dans notre boîte aux lettres il y a de cela quelques semaines. La loi fait obligation au maire de le communiquer au conseil municipal… et non pas simplement de l’en informer. La loi préconise aussi que ce soit l’occasion pour le conseil d’entendre les délégués de la commune au sein de la CCPO. On prend le pari que cette audition sera réduite à sa plus simple expression, les délégués ayant peu de choses à dire sur le sujet, soit par désintérêt, soit parce qu’ils en sont incapables ?

Rapport n°2 – Projet de schéma départemental de coopération intercommunale
Afin de renforcer les intercommunalités, il a été décidé par le gouvernement de les réorganiser, notamment en provoquant des fusions entre elles. Pour ce qui nous concerne, le préfet propose une fusion entre la CCPO et quatre autres communautés de communes (Josbaig, Barétous, Aspe et Ossau). Étant précisé que le territoire d’Oloron aurait un rôle pivot dans cette réorganisation. Les conseils municipaux sont invités à donner leur avis sur cette proposition. On prend le pari que le conseil municipal d’Oloron va voter contre ? Je connais trop en effet la frilosité, la pusillanimité, la peur du changement de nos élus pour penser une seule seconde qu’ils ne trouveront pas mille bonnes raisons, mille excuses, mille prétextes pour rejeter une proposition qui pourtant nous rendrait plus forts.

Rapport n°5 – Plan de cession des bâtiments communaux
Encore trois propriétés communales mises en vente. Si ces cessions se concrétisent au prix initial, l’objectif de la ville sera atteint. Reste à vérifier si ce sera le cas.
Pour mémoire, la maison Lacampagne avait était mise en vente à 84 700 € pour la parcelle bâtie et à 43 500 € pour la parcelle non bâtie ; quant au bâtiment industriel du Gabarn, il avait été mis en vente à 450 000 €. La parcelle AI 145, elle, située du côté de la rue Jean Mermoz à Oloron, ne faisait pas partie des terrains mis en vente à l’origine.

Rapport n° 8 – Modification du règlement intérieur du marché hebdomadaire
Le titre est sibyllin. La République de ce matin nous en apprend un peu plus « la tenue de stands et la diffusion de tracts à caractère politique, religieux, syndical ou autres, dans l’enceinte du marché sont interdites ». Première question : le marché se déroulant à la fois sur plusieurs sites (mairie et avenue Sadi-Carnot) c’est quoi « l’enceinte du marché » ? Toute la ville ? On comprend bien par ailleurs qu’il s’agit là d’une réaction petite et mesquine à l’initiative prise il y a quelques temps par Robert Bareille et ses amis de faire signer une pétition pour le rétablissement des abattements à la taxe d’habitation. Plus largement c’est pour interdire toute démarche qui déplairait au maire (pétition contre les carrières du Bager et de Soeix et, pourquoi pas bientôt, pétition pour l’organisation d’un référendum sur la déviation Gabarn-Gurmençon). La démocratie local fait là un grand pas en avant. Faut-il aussi rappeler que le droit de pétition est un droit constitutionnel (art. 72-1 de notre Constitution) ? Nouveau pari de ma part : la majorité du conseil municipal ne manquera de voter ce texte comme un seul homme.

Rapport n° 13 – Tarifs d’entrée 2015 de la patinoire de Noël
Rappel des tarifs 2014 : 3 € pour le tarif plein, 2 € pour le tarif réduit et 8 € pour le carnet tarif réduit de 5 tickets. Une observation d’ordre technique : je ne suis pas sûr, mais alors pas sûr du tout que ce soit au conseil municipal de prendre ce genre de décision. Il a en effet délégué au maire la charge de fixer les tarifs de toutes les recettes de nature non fiscale. C’est le cas ici. Il n’est plus compétent pour décider dans les matières qu’il a déléguées. Je m’interroge donc sur la valeur légale de cette délibération.

Voilà qui clôt mes remarques du jour. Un chose est certaine : il restera autant sinon davantage à écrire à l’issue de la séance de lundi prochain.

L’exemple même d’une dépense inutile

Affiche marché d'oloron
Cliquer dessus pour agrandir

Depuis peu de jours, l’affiche dont la photo est reproduite ci-contre est apposée dans quelques « sucettes » de la ville.

Détaillons-la. Les deux tiers de l’espace sont occupés par un pavé sur fond blanc. En haut, à gauche, le logo de la ville d’Oloron. À droite, une invitation : « Rendez-vous vendredi ! ». Un peu plus bas, en gros caractères : « Marché d’Oloron » et en trois fois plus petit (les Samaritains apprécieront) : « Ste Marie ». Encore plus bas, en arc de cercle, les représentations de ce qui ressemble à du fromage, à un fruit et à un morceau de viande et l’image d’un panneau : « Local & Authentique ». Au fond de ce pavé sur fond blanc, un titre : « + de 90 commerçants ». Suit une liste de métiers où il ne manque que le quincailler et le vendeur de pâtisseries orientales.

Poursuivons l’examen de l’affiche. Le dernier tiers est sur fond orange. En titre : « Tous les vendredis de 7 H à 12H30 ». Un peu plus bas sont énumérés trois caractéristiques qui renforcent l’attractivité de ce marché : « Halle couverte / Galerie marchande / Parkings gratuits ». Rien, au moins telle que l’affiche apparaît dans la « sucette », n’indique qui est le concepteur de ce document et où il a été imprimé.

Passons maintenant à l’analyse critique. Qu’apprend celui qui lit cette affiche ? Qu’il se tient un marché à Oloron (Ste Marie) tous les vendredis. C’est vrai que ce marché hebdomadaire n’existe à Oloron que depuis… 800 ans. Il était donc temps de rappeler son existence à ceux qui l’auraient oubliée ou ne s’en seraient pas aperçu. Le lecteur apprend aussi que c’est un marché où l’on trouve des fruits, des légumes, du poisson, du fromage, des vêtements etc. Un marché qui propose ce type de produits, c’est révolutionnaire !

Voilà donc une publicité qui, contrairement à l’objectif qui devrait être le sien, ne fait rien connaître aux Oloronais et aux habitants des communes des alentours qu’ils ne sachent déjà. Il suffit pour s’en convaincre de répondre à la question suivante : qu’ai-je appris en la lisant ? Son coût de conception, de réalisation et d’édition, même s’il n’est pas exorbitant (mais comme on dit : « Les petits ruisseaux…. rivières ») aurait sans doute été mieux utilisé ailleurs. Finalement je ne vois qu’un intérêt personnel à cette réclame : elle m’a donné l’occasion d’écrire un billet.

Post-scriptum qui a à voir avec ce qui précède : des travaux sont actuellement en cours dans le local de la place Amédée-Gabe qui a hébergé successivement, si ma mémoire ne me trahit pas, les établissement Pon, une antenne de la CCI, le cabinet d’assurances de Jacques Lestelle, un restaurant marocain et, plus près de nous, la permanence électorale d’Anne Barbet et André Berdou à l’occasion des élections départementales. Une affiche apposée sur la baie vitrée nous renseigne sur l’objectif de ces travaux : « Prochainement ici, magasin de paysans producteurs ». Question : ceux-là vont-ils continuer à fréquenter le marché ? Sinon, il n’y aura plus qu’à actualiser le chiffre de « 90 » (qui me semble déjà un peu élevé par rapport à la réalité) figurant sur l’affiche municipale.

Robert Bareille et sa brouette

Robert Bareille et sa brouetteSi élus et militants ne s’envoient pas toujours des fleurs, le langage de la politique s’apparente pourtant parfois à celui du paysan : on y « sème » la bonne parole, certains y étalent leur « culture » quand d’autres y « récoltent » une veste etc. Ce matin, sur le marché, Robert Bareille « pousse » encore plus loin la métaphore : avec quelques amis, il arpente le marché en conduisant…. une brouette.

Ce n’est pas là une reconversion. En fait, le maire avait pris ombrage (encore le jardin !) d’une initiative des élus communistes qui ont initié un collectif pour demander le rétablissement des abattements communaux sur la taxe d’habitation. Certains contribuables oloronais ont en effet subi une hausse de plus de 35% de la part communale de la taxe d’habitation en raison de la suppression de ces abattements par le conseil municipal.

Il y a 15 jours ce collectif avait installé un stand sur le marché afin de recueillir des signatures à une pétition réclamant le rétablissement de ces abattements. Vendredi dernier, rebelote. Mais le maire a envoyé ses ASVP pour signifier à Robert Bareille qu’il n’était pas autorisé par le règlement du marché à tenir un stand.

Qu’à cela ne tienne ! Rien n’interdit de circuler dans le périmètre du marché avec une brouette. La voici aussitôt surmontée d’un panneau expliquant la démarche et affichant le texte de la pétition et…. en route pour « glaner » des signatures…. à pleine brouette.

Quelque chose me dit qu’au-delà de cette façon quelque peu folklorique mais parfaitement légale de contourner une interdiction municipale, nous entendrons d’ici quelques jours reparler de ce dossier ; celui des hausses d’impôts bien sûr, pas celui de la brouette qui aura alors regagné sa remise. Robert Bareille pourra alors se dire que le travail accompli avec ses amis commence à porter ses « fruits ».