Le combat perdu du libraire d’Oloron

En haut de laLibraire2 rue Révol, une affiche apposée sur la porte vitrée de la librairie. On peut y lire en gros caractères : « Dans libraire il y a libre ». Oui, comme dans « libraire » il y a « braire ». Mais trêve de mauvais esprit.

Écrite en plus petit sur l’affiche, une phrase complète ou commente, comme on voudra, ce slogan-choc : « Les libraires indépendants donnent du choix aux lecteurs ». Ah bon ? Notre choix serait donc menacé lorsque nous préférons recourir aux services des sites en ligne style Amazon, lorsque nous achetons des livres d’occasion via Priceminister, lorsque nous téléchargeons un livre numérique, lorsque nous empruntAffiche libraire1ons un ouvrage à la médiathèque de la communauté de communes ?

Les petites épiceries ont disparu de nos quartiers au profit de la grande distribution. Les petits commerces subiront à terme le même sort. Il suffit de considérer chez nous ce qu’est devenue la rue Louis Barthou. Le cri des petits libraires n’y changera rien. Ils sont eux aussi condamnés à terme, à Oloron comme ailleurs.