Compteurs communicants Linky : la présidente de Stop Linky-Pau/Béarn interpelle le maire d’Oloron

Robert Bareille est décédé hier après avoir lutté de longues semaines contre la maladie. Un lecteur du blog m’a informé qu’un rassemblement populaire est prévu ce jeudi 18 juillet à 15 heures au cimetière de Saint-Pé.  » Rassemblement populaire « , ce sont les mots de Robert.

L’élu communiste d’opposition manquera même à ceux qui étaient loin de partager toutes ses convictions politiques tant sa personnalité allait au-delà de la seule idéologie. Le billet du jour du blog a été rédigé avant la triste nouvelle de sa disparition. Il traite d’un sujet qui lui tenait à cœur, sur lequel, on le verra ci-dessous, il s’est mobilisé. Comme une manière de rendre hommage à ses combats municipaux, des combats que Robert a sans cesse su mener avec conviction, sans jamais lâcher le morceau, mais toujours dans le respect de ceux qui pouvaient exprimer une opinion différente de la sienne. Lire la suite « Compteurs communicants Linky : la présidente de Stop Linky-Pau/Béarn interpelle le maire d’Oloron »

Lettre au maire d’un riverain oloronais excédé par les troubles de voisinage causés par les occupants de la ZAD du Gabarn

Le quotidien La République s’est fait l’écho mardi dernier de l’exaspération de nombre de riverains de la Zad du Gabarn, cette parcelle de terrain occupée par des opposants à la réalisation de la déviation de la RN 134 entre le Gabarn et Gurmençon. Une exaspération causée entre autres par des fêtes bruyantes organisées jusqu’à pas d’heure. Yves Cazaux est l’un de ces riverains. Il vient d’adresser au maire d’Oloron un lettre pour l’interpeller sur la question. Lire la suite « Lettre au maire d’un riverain oloronais excédé par les troubles de voisinage causés par les occupants de la ZAD du Gabarn »

Camping municipal : pourquoi un tel entêtement, Monsieur le maire ?

Monsieur le Maire,

Je prends la liberté de vous écrire comme on écrit à un ami. Et on doit toujours la vérité à un ami. C’est la raison qui me pousse à vous dire aujourd’hui que vous vous êtes mis dans un drôle de pétrin en refusant de retirer la délibération relative au camping que vous proposiez au conseil municipal d’adopter le 11 avril dernier. Je vais être encore plus clair : votre entêtement risque carrément de condamner le projet. Voici pourquoi. Lire la suite « Camping municipal : pourquoi un tel entêtement, Monsieur le maire ? »

Accueil des réfugiés : ça bouge aussi du côté de l’opposition municipale

Dans mon billet d’hier, j’évoquais le collectif qui vient de se mettre en place pour permettre l’accueil de réfugiés syriens et/ou irakiens sur Oloron. D’autres initiatives se font jour…. même du côté des élus municipaux. Témoin la lettre que les élus de l’opposition municipale (qualifiée plus justement dans ce qui suit, vu les circonstances de « minorité municipale ») viennent d’adresser à Hervé Lucbéreilh. En voici le texte intégral :

« Monsieur le maire,
Sous nos yeux se déroule actuellement une tragédie d’une ampleur historique.
Il faut revenir aux heures noires des années 30/40 pour trouver un exode similaire et encore, celui que nous vivons reste, par son importance et par ses causes, inédit pour nos pays occidentaux.
Mises en demeure de relever ce nouveau défi, sauf à renoncer aux valeurs qui ont cimenté les pays européens d’après guerre au sein de leur union, les nations s’organisent et sollicitent leur population, leurs régions et leurs communes, pour être à la hauteur de l’enjeu qui est devant nous.
Dans ce contexte, notre ville ne peut pas rester inerte.
Son histoire, ses qualités d’accueil et de solidarité, démontrées pour les réfugiés espagnols et désormais inscrites dans son patrimoine immatériel, obligent ceux qui la dirigent maintenant, à se montrer dignes de leurs prédécesseurs.
Quelquefois, le contexte révèle les hommes qui se grandissent alors, pour se mettre à la hauteur de la situation.
Mais ils peuvent aussi illustrer par leur attitude rabougrie, les propos du général de Gaulle quand il disait:  » A force de raisonner petit, on prend le risque de le devenir »
En tout cas pour nous, le choix est fait, clairement, sans hésitation ni faux fuyants, juste pour pouvoir regarder en face, ces hommes, ces femmes, ces enfants, qui fuient la mort, la barbarie, la soumission.
Ce faisant, nous n’aurons pas à baisser les yeux devant notre propre lâcheté.
Mais il ne faut plus attendre.
C’est ainsi que nous vous demandons, d’adhérer immédiatement au réseau des villes d’accueil qui se met en place, en dépassant les appartenances politiques et de prendre les initiatives nécessaires.
En même temps, vous devez mobiliser les forces vives locales qui voudront s’engager pour participer à la résolution de ce défi.
Nous n’ignorons rien des difficultés, des différences de contexte selon les pays ou selon les territoires, nous restons lucides vis à vis des difficultés que vivent nos concitoyens, nous voyons bien les réflexes de repli et de craintes.
Mais nous préférons faire preuve du courage nécessaire, pour dominer ces réserves que le temps rendra relatives.
Maintenant, il faut agir, simplement, concrètement, c’est la condition qui nous est imposée pour rester des hommes et des femmes qui dans quelques années, seront fiers de leurs décisions et reconnus dans l’honneur par les générations futures.
Nous n’imaginons pas, monsieur le Maire, que vous puissiez répondre par la négative à notre demande.
Les élus du groupe minoritaire du Conseil municipal d’Oloron Ste Marie »

Preuve que la situation est historique, mon interlocuteur se garde de toute polémique quand il précise dans la transmission de ce courrier l’esprit dans lequel s’effectue cette démarche : « S’agissant d’une situation dans laquelle les clivages politiques classiques n’ont pas de sens puisque des communes de gauche de droite du centre et d’ailleurs se portent volontaires, j’espère que notre proposition trouvera une majorité au CM d’Oloron. Connaissant bien nos collègues, nous ne revendiquons pas le monopole de la solidarité et de la compassion, ni celui de l’intelligence devant cette tragédie. Simplement nous voulons que notre ville ressemble à son histoire. »

Un vent nouveau soufflerait-il sur notre ville ? Monsieur le maire saura-t-il aller dans son sens ? N’y aura-t-il aucune velléité de récupération d’une action citoyenne qui doit être avant tout celle de tous les Oloronais quels qu’ils soient ? La mairie apportera-t-elle ses moyens administratifs et techniques pour permettre la réussite de l’opération ? Réponse à toutes ces questions dans les prochains jours.