Attirer chez nous de nouveaux médecins généralistes : les propositions concrètes d’une intersyndicale d’internes de médecine générale (chronique « la loi de l’offre et de la demande »)

Ce mardi, le Premier ministre présente la stratégie de transformation de notre système de santé. Jeudi, notre député Jean Lassalle et Robert Bareille, accompagnés en pensée par le maire d’Oloron, se rendent à Saint-Claude, dans le Jura pour jeter les bases d’une association des communes luttant contre la fermeture de leurs services hospitaliers. Lire la suite « Attirer chez nous de nouveaux médecins généralistes : les propositions concrètes d’une intersyndicale d’internes de médecine générale (chronique « la loi de l’offre et de la demande ») »

Démocratie participative : et maintenant, au travail !

Ça y est ! Ce soir, les membres du Cesel (Conseil économique, social et environnemental local) a tenu sa première assemblée générale officielle. Sous la présidence de Rosine Cardon, adjointe à la démocratie participative, assistée de Bertrand Liocourt, conseiller technique. Un peu plus de la moitié des membres étaient présents.

Sans contester à Madame Cardon sa représentativité, on peut regretter que le maire, pourtant présent dans la mairie, n’ait pas cru bon de venir au minimum saluer ces citoyens qui veulent s’impliquer dans la vie locale.

Et ce n’est pas le seul signe d’un certain désintérêt de notre premier magistrat pour le projet : aucune secrétaire dédiée pour préparer cette assemblée générale et en garantir le suivi, suppression de la mise à disposition d’un agent municipal pour assurer le compte-rendu des réunions etc.

Mais Madame Cardon a assuré. Je lui souhaite de garder cette énergie au fil du temps. Et puis elle pourra compter sur l’aide d’un vice-président que l’assemblée générale a élu pour l’assister. Deux candidats s’étaient déclarés : Jésus Alfos et Pierre Bœuf. Vote à bulletins secrets. 59 émargements. Mais 61 bulletins trouvés dans l’urne. On est quand même loin du bourrage d’urne. Et puis l’écart de bulletins exprimés en faveur de l’un et de l’autre des candidats ne souffrait pas de contestation. Pierre Bœuf a été élu.

Et maintenant ? Le Bureau va se réunir pour définir le cadre de travail …. et les commissions vont s’y mettre. Madame Cardon a bien annoncé aux membres du Cesel qu’ils seraient dorénavant informés des questions qui seraient mises à l’ordre du jour du conseil municipal 3 jours avant les réunions dudit conseil.

L’information, c’est bien. Mais grand naïf serait celui qui croirait que les observations faites par les membres du Cesel à cette occasion seront de nature à modifier les décisions du conseil.

Cette première séance d’information préalable aura lieu pour le conseil municipal de décembre. Pas pour le conseil de novembre qui sera consacré à l’avenir de l’intercommunalité sur notre territoire. Et c’est bien dommage. Car si l’intercommunalité n’est pas un sujet très sexy, c’est un thème très important pour notre avenir, en particulier dans les domaines économique, social et environnemental, tous domaines dans lesquels le Cesel a compétence.

Il ne reste donc plus maintenant au Cesel qu’à attendre les dossiers que va lui confier le maire. On aura alors une indication sur l’intérêt que le maire accorde à cette assemblée de citoyens. Et comme le pire n’est jamais sûr, gageons que les membres du Cesel ne regretterons pas leur enrôlement dans cette structure. Après tout : « Gouverner, c’est faire croire », disait Machiavel.

Le conseil économique et social d’Oloron : un lancement poussif

Démocratie participativeEn ce samedi matin, salle du conseil municipal à Oloron, ils n’étaient pas, comme dans la chanson, 80 chasseurs, mais 80 postulants à une place au sein du conseil économique, social et environnemental local (CESEL). Pour entendre dans un premier temps M. le Maire réaffirmer tout l’espoir qu’il mettait dans cette structure nouvelle pour être un relais efficace entre les citoyens et la municipalité.

Vint ensuite le temps de la mise en place du conseil. Fut-elle participative, la démocratie obéit à un certain nombre de règles. Et l’on s’aperçut bien vite que les choses n’avaient peut-être pas été préparées en amont avec suffisamment de rigueur. Démonstration.

Le CESEL est un conseil consultatif. La loi autorise les communes à créer ce genre de structure chargée de donner son avis sur des problèmes municipaux particuliers. Mais elle fixe (pour les juristes…. par le biais de l’article L 2143-2 du Code général des collectivités territoriales) des conditions à respecter.

La loi exige que la création d’un comité consultatif soit décidée par le conseil municipal. Or à Oloron, à ce jour, le conseil municipal n’a pas été appelé à se prononcer. La loi dispose également que le comité doit être présidé par un conseiller municipal. Or à Oloron, il est prévu en l’état actuel de nommer une personnalité qui ne soit pas un(e) élu(e) municipal(e). La loi réserve au conseil municipal le soin de fixer la composition du conseil. Or à Oloron, ce sont des personnes non désignées par le conseil municipal qui se sont réunies en ce samedi.

Monsieur le maire d’Oloron s’apprêtait donc à installer en ce samedi une assemblée qui n’a pas d’existence légale, composée de membres qui n’ont pas été désignés par le conseil municipal et présidée par une personnalité qui n’est pas un élu municipal. N’en jetez plus !

Après l’échange de quelques arguments juridiques, il a donc été convenu de renvoyer l’installation officielle du conseil économique et social à des jours meilleurs, une fois que le conseil municipal en aura délibéré, au mois de mai prochain.

Cela n’empêchera pas d’ici là les 80 membres de commencer en commissions un travail qui, c’est à souhaiter, sera profitable à notre cité.