Une communication à deux vitesses à la mairie d’Oloron

Hier, un commerçant oloronais de la place de la Résistance (vu le nombre de commerçants qui restent sur cette place, il ne sera pas difficile à identifier) a laissé sur son compte Facebook un message courroucé dont voici le premier paragraphe : Lire la suite « Une communication à deux vitesses à la mairie d’Oloron »

Les débats des conseils municipaux sont désormais consultables sur Internet

Blog Une autre voixSeul le texte des délibérations adoptées par le conseil municipal était jusqu’à maintenant consultable sur internet. Mais pour tout ce qui est des débats ayant accompagné chaque décision, il fallait s’en remettre soit au compte-rendu (succinct) qu’en fait la presse le lendemain, soit à la mémoire plus ou moins sélective et parfois contradictoire des participants (selon leur appartenance à la majorité ou à l’opposition), soit à celle des citoyens présents dans le public. Lire la suite « Les débats des conseils municipaux sont désormais consultables sur Internet »

Travaux de la rue Navarrot : la réunion d’information organisée par la mairie ne déplace pas les foules

À Oloron comme ailleurs, lorsqu’un chantier est conduit dans une rue de la ville, le scénario se déroule la plupart du temps à l’identique : 1/ Les riverains de la rue se plaignent, souvent à juste raison, de n’être en rien informés par la mairie de la nature et du calendrier de l’opération qui se passe sous leurs fenêtres 2/ Quand la mairie consent, enfin, à une action de communication en leur direction, ils la boudent. Nous venons de revivre un énième épisode de ce scénario du côté de la rue Navarrot. Lire la suite « Travaux de la rue Navarrot : la réunion d’information organisée par la mairie ne déplace pas les foules »

Monsieur le maire, vous êtes sur la bonne voie !

Monsieur le maire,

J’ai appris par une source digne de foi que vous étiez un lecteur assidu d’oloronblog. Ne me demandez pas de vous dévoiler le nom de cette source, elle risquerait alors de se tarir. Acceptez en tout cas toutes mes félicitations pour les lectures sérieuses et saines qui sont ainsi les vôtres. Et puis, au-delà de simples postures, vous démontrez par votre intérêt que vous êtes un chaud partisan de la démocratie participative dont ce blog, ô bien modestement, se veut l’une des expressions.

Mais, lecteur « assidu » signifie-t-il pour autant lecteur « attentif » ? À trois reprises depuis le début de cette année, je vous ai demandé très officiellement de me communiquer des documents afin de mieux comprendre certaines décisions de votre conseil municipal. Il a bien fallu à deux reprises vous relancer un peu, mais vous avez accédé à ces demandes. Et, avec votre autorisation, des responsables des services municipaux ont à chaque fois éclairé ma lanterne avec beaucoup de courtoisie et de compétence. Un bon point pour vous… et pour eux.

Il y a quelque temps de cela, j’avais déploré ici que vous preniez trop de décisions sans en rendre compte ensuite à votre conseil municipal, comme vous le demande la loi. Je vous accorde qu’il s’agissait là d’une pratique déjà en vigueur chez vos prédécesseurs et chez les prédécesseurs de vos prédécesseurs. J’ai cru comprendre que le conseil du mois de décembre serait l’occasion d’une grande séance de rattrapage au cours de laquelle vous vous mettrez en conformité avec ce qu’exige le document qui devrait être, sinon votre Bible, à tout le moins votre livre de chevet, je veux parler du Code général des collectivités territoriales. Un second bon point pour vous.

Il reste tout de même un domaine dans lequel vous avez de grandes marges de progression. C’est en matière d’information de votre conseil municipal. Trouvez-vous normal que la plupart de vos conseillers municipaux apprennent par la presse certains de vos projets ou l’avancement de certains chantiers ? Loin de moi l’idée de vous prodiguer des conseils. Qui serais-je pour le faire ? Juste une suggestion : pourquoi, comme nombre de vos collègues maires, ne consacreriez-vous pas les premières minutes de chaque conseil municipal à une déclaration liminaire dans laquelle vous feriez le point sur tous les sujets communaux d’importance ?

Monsieur le maire, voyons les choses en face : vous êtes sur la bonne voie ! Et si vous poursuivez dans cette direction, il n’est pas exclu que d’ici la fin de votre mandat les Oloronais, à défaut de vous décerner le titre de plus grand démocrate du département des Pyrénées-Atlantiques (faut quand même pas exagérer), vous attribuent un accessit.

Communication municipale : ne pas s’en laisser conter

CadaLorsque le maire présente un dossier à la presse afin que celle-ci le répercute à la population, lorsqu’il adresse une lettre aux administrés pour évoquer tel ou tel projet, fait-il de l’information ou fait-il de la communication ? Réponse évidente : de la communication. Car il cherche à exposer l’affaire de la façon la plus positive possible pour lui, gommant tous les aspects négatifs. Ce faisant, il agit comme tous ses prédécesseurs et comme tous ses collègues de France.

Et nous, bonnes pommes, nous gobons tout, persuadés que, de toute manière, nous n’avons aucune possibilité de vérifier la réalité des choses. Erreur ! La loi nous donne le droit de demander à la mairie (obtenir… c’est parfois une autre histoire) la communication de nombre de documents qui nous permettraient d’avoir une vue un peu plus juste de la gestion municipale et, plus concrètement, de l’utilisation qui est faite de nos impôts.

Des exemples en vrac ? À condition de ne pas exagérer, tout citoyen peut demander à la mairie d’avoir communication de la demande de subvention présentée par une association, ou bien des budgets et comptes de la ville, ou bien des pièces justificatives des dépenses, les factures et mémoires, ou encore le bilan financier de telle ou telle opération d’investissement etc. etc.

Bien entendu, cette communication de document est encadrée. Un organisme national, la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) veille d’une part à ce que les services publics respectent ce droit à communication, d’autre part à ce que ne soient communiqués que les documents qui ne portent pas atteinte à la vie privée, au secret médical etc. Pour plus de détails, cf. le site de la CADA.

Le 6 mai dernier, je me suis fendu d’une lettre à Monsieur le maire d’Oloron pour demander communication du compte administratif 2014 et du budget 2015 de la commune. Après tout, il n’y a pas de raison que seuls y aient accès des conseillers municipaux qui, pour une majorité d’entre eux, ont approuvé ces documents…. sans les avoir lus. Je verrai bien si dans les prochains jours ma demande est honorée. Après tout, quand on n’a rien à cacher…..

Patrimoine culturel et touristique d’Oloron : un cruel manque d’information

Plaque séminaireD’ici quelques semaines, nous croiserons à nouveau dans les rues d’Oloron ces touristes, plan déplié à bout de bras, errant entre nos gaves et nos quartiers à la recherche des sites et monuments pittoresques de notre cité. Certains finiront même en photographiant sous tous les angles l’église Notre-Dame, pensant avoir affaire à …. la cathédrale Sainte-Marie.

Ils ont quelques excuses quand on songe que cette église est à peine signalée par une plaque de la taille d’une tablette de chocolat apposée dans un coin de l’édifice. Même chose pour l’ancien séminaire, un imposant ensemble architectural abritant aujourd’hui le Trésor public, la Gendarmerie et un théâtre. Un panneau de dimension tout aussi réduite placé sur le mur d’enceinte nous apprend tout juste qu’il s’agit d’un bâtiment du XVIIème siècle. Pour le reste : « Circulez, y’a rien à voir », diraient les gendarmes occupant une partie des lieux.

Les exemples pourraient être multipliés. Oloron possède pourtant un patrimoine culturel et historique d’une grande richesse. Il n’est malheureusement pas suffisamment mis en valeur. Dommage pour les visiteurs…. et les Oloronais qui passent ainsi devant une multiplicité de monuments, d’édifices, de sculptures dont ils ne sauront jamais rien.

Bien des villes ont su implanter à proximité de ces œuvres et de ces ouvrages des panneaux d’information donnant quelques ou explications. Ces panneaux sont parfois complétés par un code qui permet d’aller chercher des informations complémentaires sur son téléphone portable. En cherchant bien, on finit par en dénicher. Ainsi, la plaque qui a été placée devant la sculpture de Saint Grat sur sa mule, près de la Cathédrale. Mais c’est une exception.

Ceci dit sans ironie aucune, Monsieur le maire ne cache pas son intérêt pour tout ce qui touche au patrimoine.Nul doute qu’il a relevé les manques d’information en la matière et qu’il songe à y apporter réponse. À moins qu’il pense confier une mission de réflexion sur le sujet au conseil économique, social et environnemental local ? À propos, qu’est-ce qu’il devient celui-là ?

À bas le jargon technique !

Ce billet s’DSC_0023ouvre sur la photo d’un panneau de signalisation apposé une semaine après le début des travaux (mieux vaut tard que jamais) de part et d’autre d’une voie ouverte à la circulation, une voie dont les engins de chantier ont pris possession, créant à leur corps défendant bien des embarras de circulation. Lire la suite « À bas le jargon technique ! »