La curieuse méthode du maire pour promouvoir l’inauguration d’une exposition

Exposition de Balincourt1JPGLe 8 juillet s’ouvrira à la salle Révol la première exposition de l’été. Avec les tableaux d’une artiste-peintre du nom d’Adelaïde de Balincourt. L’inauguration donnera bien évidemment lieu à un vernissage, terme qui désigne, quand on veut faire le savant, « la réception qui inaugure une exposition artistique » (cf la définition du Larousse). La lettre d’information de la mairie d’Oloron (nom quand même plus joli que « newsletter ») convie l’ensemble de ses abonnés à cette manifestation. Le maire y emploie pour rameuter les troupes deux arguments qu’à la place de Madame de Balincourt je n’apprécierais qu’à moitié.

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Le train et la banque

Dimanche. Jour où l’on vit l’actualité de manière plus détendue. Voici deux informations en formes de clins d’œil qui, au moins pour l’une d’entre elles, auront échappé à la plupart d’entre nous. La première concerne l’inauguration de la ligne Oloron-Bedous. La seconde joue avec les acronymes. Lire la suite « Le train et la banque »

La Boutique Éphémère : un p’tit tour et puis s’en va

La Boutique Éphémère
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Atmosphère très ‎rock and roll en ce vendredi soir à l’occasion de l’inauguration de la Boutique Éphémère ouverte à l’initiative de la ville dans un local situé à l’angle du parvis de la médiathèque. ‎Rock and roll non pas en raison de la teneur du discours du maire, hyper classique. Ni en raison de la tenue vestimentaire des invités. Ni par la présentation des canapés de chez Artigarrède sur lesquels les participants se sont jetés une fois le discours terminé et le ruban inaugural coupé. Mais précisons d’abord, à l’intention de ceux qui ne le sauraient pas encore, ce qu’est une Boutique Éphémère. Lire la suite « La Boutique Éphémère : un p’tit tour et puis s’en va »

La Villa du Pays d’Art et d’Histoire : une belle réalisation hélas bien mal connue

DSC02771Avertissement préalable : le billet d’aujourd’hui ne s’apparente pas à un publi-reportage sponsorisé par le président de la CCPO, Daniel Lacrampe. Ce billet m’a été inspiré par l’ancien maire de Précilhon, Gérard Huré. Il a désiré, via un commentaire laissé ce blog, attirer l’attention sur le peu de fréquentation de la Villa du Pays d’Art et d’Histoire ouverte depuis le mois de juin non loin de la médiathèque sur l’ancien site de l’usine Bédat.

Gérard Huré impute cette situation à un déficit dans le domaine de la communication, de la signalétique et de l’animation. Il le regrette d’autant plus qu’il considère qu’Oloron dispose avec cet équipement culturel d’un outil très bien conçu. Aussi s’interroge-t-il avec quelque malice : comme la précédente équipe avait été à l’origine du projet, celle qui lui a succédé l’an dernier ne viserait-elle pas par son peu d’implication à aboutir à terme à la fermeture de la Villa du Pays d’Art et d’Histoire ?

J’ai voulu me faire ma propre opinion. En éliminant d’entrée de jeu l’hypothèse d’une manœuvre machiavélique des élus de la CCPO. À qui en effet ferait-on porter le chapeau de la fermeture de cet équipement qui a tout de même coûté la bagatelle de 4 millions d’€, sinon à l’équipe actuellement en place ? Poursuivons sur les constats de Gérard Huré.

Un outil très bien conçu ? C’est vrai. Rappelons le concept : donner une idée globale de notre « pays », montrer comment l’homme l’a façonné et comment il y a vécu hier, mais aussi comment il y vit aujourd’hui. On ne s’ennuie pas une seconde en parcourant des salles où textes, photos, plans, courtes vidéos, sons, objets, quizz et même… odeurs d’arbre et de fleur illustrent le propos. Et puis l’exposition temporaire présente de magnifiques photos du patrimoine d’Oloron à la vallée d’Aspe en passant par Lasseube.

Une fréquentation balbutiante ? J’ai visité la Villa mercredi dernier de 14 heures à 16 heures. Aucun autre visiteur croisé durant ce laps de temps. La responsable des lieux, Madame Bastian, m’a cependant indiqué qu’entre le 14 juin (date d’ouverture) et le 4 septembre 1 217 visiteurs avaient été comptabilisés. Ils étaient pour moitié de provenance locale, étaient touristes pour l’autre moitié. Pour l’essentiel un public familial.

Une signalisation, une communication et une animation déficientes ? Il est exact qu’hormis deux panneaux de signalisation de fabrication artisanale apposés récemment place du Tribunal, rien n’indique de façon explicite la direction de la Villa. Pire : aucune plaque ne précise en bordure de rue au visiteur qu’il s’agit de la Villa. Pour le reste, pas grand-chose n’a été fait jusqu’à présent pour faire connaître aux Oloronais (ils ne lisent pas tous les journaux) cet équipement, donc pour leur donner envie de le visiter.

Je quitte tout de même le temps de ce billet le rôle du procureur. Ces premiers mois qui suivent l’ouverture constituaient une phase de rodage. Elle a permis aux 5 salariés qui travaillent à plein temps de la Villa de s’approprier cet équipement.

Le 19 septembre prochain aura lieu l’inauguration officielle. À partir de là, nul doute que la signalisation (une grande banderole sera d’ailleurs déroulée à partir de ce jour-là sur un bâtiment voisin pour mieux signaler l’emplacement de la Villa), les publications (flyers), la communication (via les réseaux sociaux, les offices de tourisme, les autres musées), les animations (travail avec l’Éducation nationale notamment) seront multipliées.

Les Oloronais… et les autres ont là une formidable occasion de découvrir notre « Pays d’Art et d’Histoire » d’un autre œil. Il serait dommage de passer à côté.