Municipales 2020 : si le second tour ne peut se dérouler avant le 30 juin, à Oloron, on repartira pour un 1er et un 2nd tour

Autant le 15 mars nous nous intéressions aux élections municipales, autant, en l’espace d’à peine une semaine, ce sujet est-il passé au dernier rang des préoccupations de la plupart d’entre nous. Le Parlement a adopté ce 22 mars un « projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid‑19 ». Une loi traitant par priorité de l’état d’urgence sanitaire ainsi que des mesures d’urgence économiques et d’adaptation à la lutte contre l’épidémie. Mais elle prévoit également un certain nombre de dispositions qui concernent directement la suite des opérations électorales brutalement interrompues à l’issue du 1er tour. Nous allons examiner ici les principales de ces dispositions législatives. Lire la suite « Municipales 2020 : si le second tour ne peut se dérouler avant le 30 juin, à Oloron, on repartira pour un 1er et un 2nd tour »

Les 2 chantiers du Jardin public : bonnes et mauvaises pratiques municipales illustrées par l’exemple

Jardin Public - le jet d'eau
Le bassin du Jardin public en 2007

La bonne gestion d’une commune passe par l’observance d’un certain nombre de règles de bonne conduite :
respect des décisions du conseil municipal ainsi que des normes et règlements en matière administrative, fiscale, architecturale etc.
Pour illustrer par l’exemple ces obligations qui s’imposent aux élus, prenons les deux chantiers actuellement en cours dans l’enceinte du Jardin public : la réhabilitation du bassin et la construction de toilettes publiques et point de restauration. Lire la suite « Les 2 chantiers du Jardin public : bonnes et mauvaises pratiques municipales illustrées par l’exemple »

Une ville n’appartient pas à son maire mais à l’ensemble des citoyens

C’est quand même curieux cette manie qu’ont les hommes de pouvoir de s’approprier les hommes ou le territoire sur lesquels ils sont censés exercer leur puissance. « Mes hommes », dit le colonel en parlant des soldats du régiment. « Mes » collaborateurs, dit le patron en évoquant les salariés de l’entreprise. « Mon » diocèse, dit l’évêque. « Ma » circonscription, dit le député. « Ma » ville, dit le maire. Curieux et, il faut bien l’avouer, un rien agaçant.

Car ni le patron, ni le colonel, ni l’évêque, ni le député, ni le maire ne sont des propriétaires. Ce sont tout au plus des locataires. Ils sont là pour un temps donné. Leur mission ? Administrer ce qu’ils ont reçu de leur prédécesseur, ne pas le dilapider mais au contraire le faire fructifier de façon à transmettre à leur successeur un corps de troupe, une entreprise, une circonscription territoriale encore plus performants.

Restons-en à ce qui est la raison d’être de ce blog, notre ville d’Oloron. Elle n’appartient pas à son maire (pas même la forêt du Bager…. si vous voyez à quoi je fais référence), mais à tous les Oloronais. Et que sont-ils en droit d’attendre de leurs élus et de leur maire au premier chef ? Une ville moderne, inventive, dynamique sans doute. Mais aussi une ville où, les finances étant ce qu’elles sont, on sache dégager les priorités, où l’on ne privilégie pas le bling-bling, le clinquant, les caprices, au détriment du quotidien des administrés. Où l’on organise peut-être moins de concerts et d’animations, mais où l’on s’astreint à un entretien plus suivi des routes, des groupes scolaires etc.

Une ville aussi où l’on prend soin du patrimoine architectural comme environnemental. Oui, la commune est sans doute propriétaire de bâtiments qui ne lui servent à rien dans son activité quotidienne. C’est donc une bonne idée que de chercher à les vendre. Mais comment prétendre en tirer un bon prix si, faute d’entretien, ces locaux se transforment peu à peu en ruines ?

Maison
Un arbuste en toiture
Maison Combellas4
Du lierre à l’attaque de la façade

Prenons l’exemple de la maison Combellas, dont je vous ai déjà présenté dans un précédent billet l’intérieur à l’état d’abandon et en cours de dégradation. Voyez (cf photo ci-contre) le lierre qui monte à l’assaut de la façade. Il y a même un arbuste qui commence à pousser dans la toiture détruisant la couverture d’ardoises autour de lui. Comment escompter obtenir 190 000 € de cet immeuble – c’est la mise à prix par la ville – si on laisse la façade extérieure donnant sur le gave d’Ossau se délabrer ainsi ?

Quel Oloronais ne souhaiterait pas que la municipalité qui sera élue en 2020 soit dans l’impossibilité d’invoquer l’héritage déplorable laissé par l’équipe précédente (c’est le lot de toute équipe nouvelle que d’invoquer la mauvaise gestion de celle qui l’a précédée) ceci avec pour seul objectif de justifier de sa propre incapacité à agir ? Est-ce qu’on en prend vraiment le chemin ?