Affaire des frais de mission du maire : le procureur de la République a décidé d’ouvrir une enquête

Les magistrats de la Chambre régionale des comptes ne sont pas les seuls à s’intéresser aux frais de mission versés à certains de ses élus par la ville d’Oloron. Les gendarmes de la section de recherches de Pau sont également sur le coup, dans le cadre d’une enquête qui a été ouverte par Madame le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pau. Lire la suite « Affaire des frais de mission du maire : le procureur de la République a décidé d’ouvrir une enquête »

Police municipale : gare au burn-out !

Oloron a donc sa police municipale depuis quelques semaines. Une police forte pour l’heure d’un seul agent. Quelles seront ses missions ?  On en a une idée précise grâce à la « convention de coordination entre les services de la gendarmerie nationale et de la police municipale » qui sera présentée à l’approbation du conseil municipal du 30 juin. Oloronblog a eu en mains cette convention et se fait un devoir d’en extraire ci-après pour ses lecteurs les dispositions principales. Lire la suite « Police municipale : gare au burn-out ! »

Compte-rendu d’une réunion « Sécurité et lutte contre les incivilités » boudée par les Oloronais

participation citoyenneLe thème de la réunion de ce jeudi 11 juin paraissait pourtant porteur si l’on s’en tient à l’air du temps : « Sécurité et lutte contre les incivilités ». La mairie d’Oloron avait bien fait les choses (si, si) : invitation des deux principaux gradés de la Gendarmerie, publication de plusieurs communiqués de presse, envoi d’un mail aux 80 membres du futur conseil économique, social et environnemental local, présence d’une adjointe et d’un adjoint au maire (mais d’aucun élu d’une opposition… qui se plaindra ensuite de ne pas être informée des projets de la municipalité) ainsi que d’un directeur-des-services-juridiques-de-la-ville. Que du lourd, on le voit.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces efforts dans la communication et dans la représentation n’ont pas été récompensés en terme d’assistance. À peine une trentaine de personnes étaient éparpillées aux quatre coins de la salle Louis Barthou. La démocratie participative est un long chemin. Qu’est-ce qui explique ce peu d’intérêt des Oloronais ? Sont-ils préoccupés par leurs seuls petits problèmes personnels ? Considèrent-t-ils que sur notre commune les problèmes de sécurité sont secondaires ?

Dans la première partie de la réunion, et avant d’aborder la question des dangers d’escroquerie sur Internet, les représentants de la Gendarmerie ont présenté un dispositif conduit en partenariat avec la mairie et dénommé « Participation citoyenne ». Le principe (je résume) : des citoyens volontaires, désignés comme référents, signalent à la Gendarmerie, généralement via la Mairie, les comportements et faits qui leur paraissent pouvoir présenter un risque pour la sécurité.

L’initiative n’a pas soulevé un grand enthousiasme au sein de l’assemblée. Deux réserves ont été exprimées. D’une part le risque pour les « référents » de devenir la cible des représailles des personnes qu’ils auraient signalées. D’autre part, la marge parfois étroite existant entre signalement et délation. On verra bien ce que la municipalité fera du projet au vu de ces avis.

Lors de la seconde partie de la réunion, l’adjoint Jean-Jacques Dall’Acqua a livré quelques information sur l’état d’avancement des projets municipaux en matière de sécurité. Les « papys-trafic » assurant la sécurité devant les écoles ? Le coût (18 000 € par an) ne permet pas d’assurer qu’ils seront mis en place dès la rentrée prochaine. La vidéo-surveillance ? Elle est toujours à l’état de projet… mais pas à l’ordre du jour. La création d’une fourrière pour l’enlèvement des véhicules en stationnement gênant ? Elle sera décidée par le conseil municipal du 17 juin. L’affichage sauvage ? Il va être mieux réprimé. Les déjections canines ? Elles seront sanctionnées.

J’ignore si l’adjoint est un as du tennis vu son talent à renvoyer la balle, ou arrière de rugby si l’on considère son art pour taper en touche. Mais quand la question du stationnement anarchique devant le collège est évoqué, il renvoie vers le Conseil départemental… alors que jusqu’à preuve du contraire c’est le maire qui a en charge la police de la circulation sur l’ensemble de l’agglomération. De même, les chiens errants…. c’est le problème de la CCPO…. dont jusqu’à preuve du contraire la ville d’Oloron est partie prenante.

Après 2 heures 30 de réunion, la lassitude gagna l’ensemble des participants. Et ils quittèrent la mairie un peu mieux informés des questions de sécurité. Tout en étant en attente d’actes concrets montrant que les choses avancent.