Projet carrières : au vu de la réunion d’information du 21 novembre 2016, c’est loin d’être fait

dsc06178Lundi 21 novembre 19 heures. L’Espace Jéliote est plein à craquer. Une assistance bon enfant composée en majeure partie d’opposants au projet de carrières à Soeix et au Bager. Sur la scéne, deux longues tables en V inversé. Côté jardin, Guillaume Costanzo, le patron de GC Conseil assisté de quatre techniciens des bureaux d’études qu’il a mandaté pour monter le dossier. Côté cour, le maire entouré de trois adjoints et d’un conseiller municipal. Et c’est parti pour 4 heures 15 de présentation et de jeu de questions-réponses. Qu’en ai-je retenu ? Lire la suite « Projet carrières : au vu de la réunion d’information du 21 novembre 2016, c’est loin d’être fait »

Publication par Oloronblog du compromis de vente : le maire dégaine son sabre de bois

S’il faut en croire les échos dans la presse locale de ce jeudi 20 octobre, la publication la veille par Oloronblog d’un exemplaire non signé du compromis de vente entre la commune et la société GC Conseil a provoqué quelque émoi à la mairie. Il se trouve maintenant plusieurs personnes de pouvoir qui, dans les couloirs de ce vénérable Hôtel de ville, admettent que ce document a bel et bien été signé. Lire la suite « Publication par Oloronblog du compromis de vente : le maire dégaine son sabre de bois »

Projet de carrières : le patron de GC Conseil fait profil bas

Carrière
Carrière à Châteauneuf-du-Pape

La République de ce matin nous annonce que les projets de carrières de Soeix et du Bager ont donné lieu hier après-midi à une « première réunion de contact » entre les services de l’État, le porteur de projet (GC Conseil) et la mairie d’Oloron. « Premier contact » alors que le conseil municipal a accepté le principe des études il y a plus d’un an ? Soit GC Conseil n’est pas si pressé que ça, soit la mairie manque singulièrement de réactivité…. soit on ne nous dit pas tout.

Le patron de GC Conseil, Guillaume Costanzo, a profité de sa venue à Oloron pour amener le journaliste de La République sur le terrain. Opération communication où notre porteur de projet adopte un profil bas. Seul problème : les explications données par le porteur de projet suscitent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses. Voilà qui n’est pas à mon avis de nature à apaiser les inquiétudes de nombre d’entre nous.

Concernant l’étendue du projet, Monsieur Costanzo se veut apaisant : « Moi, au départ, je suis venu pour une zone de 9 hectares que j’ai identifiée à Soeix… ». Et il se retrouve à l’insu de son plein gré à la tête d’une étude portant sur 57 hectares à Soeix et 191 hectares au Bager ? Peu crédible. D’autant que Monsieur Costanzo était plus explicite le mois dernier lorsqu’il complétait ainsi son propos : « … Je joue quand même avec mon argent. Tant qu’à mener des études environnementales poussées et faire venir des spécialistes, autant le faire sur plusieurs zones et ne pas se limiter à un projet de 9 hectares ».

Le patron de GC Conseil tente aussi dans son opération de communication de se présenter comme soucieux de l’environnement (le site d’exploitation –attention, il ne parle là que des 9 hectares- ne sera pas visible de Soeix) et se pose en aménageur. Selon lui, l’exploitation de la carrière de Soeix pourrait être à l’origine de la création d’une zone d’activités accueillant des ateliers de taille de pierre ou entreprise de BTP. Ben voyons. Et pourquoi pas d’une menuiserie et d’une scierie tant qu’il y est ?

Et pour l’accès des poids lourds au site d’exploitation, pas de problème pour Monsieur Costanzo : on recalibre la route des Crêtes et on lance un pont sur le gave d’Ossau pour créer un accès sur la RN 134. Une opération se chiffrant à plusieurs millions d’euros. Qui va la financer ? Le porteur de projet ? La collectivité publique ?

Certes les études ne sont pas achevées. Mais ces premières indications laissent pensif. Il y a tout de même un grand absent dans le débat qui s’instaure depuis quelques temps autour du projet : la maire d’Oloron. Sortira-t-il du bois (du Bager) à l’occasion de la réunion de quartier à Soeix lundi prochain ? Peu probable. Si la mairie est interpellée, et elle le sera, sa réponse sera sans doute la suivante : nous ne souhaitons pas nous prononcer avant la conclusion des études. Sera-t-il contraint de sortir de son silence à l’occasion d’une question posée sur le sujet par son opposition ou (pourquoi pas) par sa majorité lors du prochain conseil municipal qui se tiendra le 5 octobre ? Il n’est pas interdit de rêver.

Carrières du Bager : commentaire sur quelques propos tenus (ou tus) le 31 juillet 2014

CR CM 31-07-2014
Extrait de la transcription des débats du conseil municipal du 31 juillet 2014

Les débats qui ont eu lieu en conseil municipal le 31 juillet 2014 à propos de la réalisation d’études portant sur la création de carrières, débats consultables dans le précédent billet de ce blog, appellent un certain nombre de commentaires.

Deux « avertissements » préalables. En premier lieu, et ce ne sera une révélation pour personne, il peut arriver que les élus qui prennent la parole, en raison de la présence de la presse, du public… et parfois même de leurs collègues ne disent ni tout ce qu’ils savent, ni tout ce qu’ils pensent. Il faut savoir en second lieu que le compte-rendu est relu avant d’être envoyé aux conseillers municipaux, relu par le maire… auquel il peut arriver de gommer, avant diffusion, un passage embarrassant. Mais analysons le texte tel qu’il est parvenu jusqu’à nous.

La localisation du projet : les débats du 31 juillet n’amènent aucune précision. Bernard Uthurry demande bien d’ « adjoindre des cartes pour que nous sachions où on est et pour que nous puissions croiser ces cartes avec des zones qui sont ou des zones Natura ou des zones humides ». Il aurait pu lui être répondu qu’à partir du moment où la numérotation des parcelles figurait dans le projet de délibération, il lui suffisait de consulter le cadastre et le règlement du plan local d’urbanisme pour être mieux informé. Il n’a pas eu cette curiosité. Dommage.

Le niveau d’information des conseillers municipaux : au cours de la séance du conseil aucun élu municipal ne s’inquiète de l’endroit où est situé projet. À aucun moment non plus le Bager n’est cité. Deux hypothèses : soit les conseillers municipaux savaient tous de quoi il retournait et n’avaient donc pas besoin d’autres explications, soit – et c’est malheureusement le cas dans bien des conseils municipaux – ils se sont contentés de suivre leur chef de file de la majorité ou de l’opposition, sans chercher à en savoir plus sur la question. Personnellement, je penche pour la seconde hypothèse.

La promesse de compléments d’information : Hervé Lucbéreilh s’engage : « … le 16 septembre (2014), nous demanderons à Monsieur Costanzo (le patron de GC Conseil) de venir ici en séance plénière pour vous présenter le métier de manière plus précise et les cartes, pour que nous voyions ensemble la situation exacte et les sites que Monsieur Costanzo souhaiterait pouvoir exploiter ». Cet engagement n’a jamais été tenu. Comme souvent ?

La précédente municipalité déjà saisie : Bernard Uthurry le confirme. Tout en précisant qu’elle n’avait pas donné suite en raison « d’imprécisions et particulièrement sur l’impact environnemental de ce type d’exploitation ». Question : cela revient-il à dire que tous les ponts avaient été alors coupés avec GC Conseil ou bien cela signifie-t-il que la municipalité précédente était dans l’attente de précisions de GC Conseil pour poursuivre les discussions ? En tout cas cela semble indiquer que la municipalité précédente n’allait pas jusqu’à cautionner le projet, comme cherche à le faire croire aujourd’hui le patron de GC Conseil…. et le nouveau maire d’Oloron.

GC Conseil à la fois juge et partie : Hervé Lucbéreilh se veut rassurant : « Pour l’instant, la délibération ne nous engage en rien, simplement, elle nous permettra éventuellement de bénéficier d’une expertise sur ces terrains-là ». Questions : peut-on apporter tout crédit à une expertise réalisée par le futur exploitant ? N’aura-t-il pas intérêt à gommer ou à tout le moins à minimiser tous les inconvénients (environnementaux en particulier) qu’elle pourrait révéler ? De quelles capacités d’expertise va se doter la commune pour vérifier le sérieux de l’étude de GC Conseil et s’assurer que les intérêts des Oloronais sont bien protégés ?

Les limites de l’engagement de la commune : Oloron est quand même bien plus engagée que ne le laisse entendre Hervé Lucbéreilh. Si ce dernier avait été, par principe, défavorable à l’exploitation de carrières au Bager, il lui suffisait d’une chose : annoncer d’entrée de jeu à GC Conseil qu’il refusait de lui vendre les terrains. Le dossier aurait alors été refermé immédiatement et on n’en parlerait plus. Ce n’est pas le cas.

Et l’on pourrait encore longtemps poursuivre l’analyse des propos tenus par Bernard Uthurry et Hervé Lucbéreilh le 31 juillet 2014. Propos qui au final suscitent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Il reste à souhaiter que lors du prochain conseil municipal le dossier soit remis sur la table, au besoin par le biais d’une « question orale » déposée par un élu de la majorité ou de l’opposition, comme l’autorise la loi et le précise le règlement intérieur du conseil municipal. L’occasion pour chacun d’entre nous d’être mieux éclairé sur les intentions et la position des uns et des autres vis-à-vis de ce projet.