L’argent du contribuable gaspillé place de la Résistance

Nids-de-poule, flaches, faïençages, bien des rues d’Oloron sont dans un piètre état. La municipalité s’essaie par-ci par-là à réparer les dégâts. Les deux photos qui ouvrent ce billet présentent les deux réfections les plus récentes. La différence de qualité entre ces deux prestations parle d’elle-même.

La première photo a été prise dans la rue Palassou qui a fait l’objet d’une reprise totale en enrobé. Ce type de revêtement est une garantie de qualité et de longévité. Avec lui, on est tranquille au bas mot pour une bonne vingtaine d’années. Inconvénient : le coût des travaux est relativement important.

La seconde photo a été prise place de la Résistance. Il s’agit là d’un revêtement bien moins coûteux à base de gravillons et de goudron. Problème : sa durée dans le temps est bien plus incertaine. Nul doute qu’à la prochaine canicule (elle finira bien par arriver) le goudron va commencer à fondre. D’ici peu, l’état de la voie et du parking de la place seront donc revenus à leur état pitoyable initial. Des travaux pour rien et, par voie de conséquence, l’argent du contribuable dépensé en pure perte.

J’ai récemment eu l’occasion de faire part de mon interrogation sur ce gaspillage à Monsieur l’adjoint délégué aux travaux. Il m’a répondu que la Ville avait en projet une requalification (encore une !) de la place de la Résistance : réfection, élimination du kiosque, liaison entre la place et le parking Sestiaa par une passerelle au-dessus du gave etc. Le replâtrage actuel n’est donc qu’une solution provisoire dans l’attente de cette rénovation totale.

Quand je lui ai demandé si l’état des finances de la Ville permettrait d’inscrire ces grands travaux à un prochain budget, Monsieur l’adjoint aux travaux s’est contenté de lever les yeux au ciel. Traduction de ce langage gestuel : ce n’est pas demain la veille. Conclusion : les tonnes de goudron et mètres cubes de gravillons épandus sur place et parking n’auront servi à rien car l’opération sera très vite à recommencer. Voilà des économies qui finiront par coûter cher.