Régionales 2015 : les résultats du 1er tour sur Oloron

Les résultats officiels sont tombés pour Oloron-Ville. Le tableau ci-dessous les reprend et les compare avec ceux du 1er tour des élections régionales de 2010. J’ai beau ne rien comprendre à la politique (une incompréhension partagée par bien des citoyens… du moins c’est ce qu’ils prétendent), un certain nombre d’évidences sautent aux yeux.

Régionales 1er tour
– Une abstention qui augmente de 3 points à Oloron par rapport à 2010 alors qu’elle baisse sur le plan national
– Un Parti socialiste qui perd près de 5 points et un peu plus de 300 voix par rapport à 2010
– Une union de la droite qui perd 6 points et 350 voix par rapport aux listes Lassalle et Darcos de 2010
– Un Front de gauche qui se maintient en pourcentage et en nombre de voix par rapport à 2010
– Le Front national gagne 450 voix et près de 12 points par rapport à 2010

Deux clins d’œil en marge de ces résultats. Ils ont été cueillis salle du conseil municipal ce dimanche soir, salle dans laquelle étaient centralisés les résultats pour la ville d’Oloron :
– On notait la présence de Monsieur Costanzo au côté du maire. Monsieur Costanzo, pour ceux qui l’ignoreraient, est le porteur du projet d’exploitation des carrières de Soeix et du Bager. Peut-être était-il là pour amener son étude ????!!!!
– Commentaire sur Marc Oxibar d’un haut responsable municipal en découvrant le score de la liste d’Union de la droite sur Oloron :« Ce n’était pas la peine de le prendre de haut pour faire à peine 24% »

La fusée Lucbéreilh visait Bordeaux : ¡Caramba!, raté en dépit de multiples tentatives

La fusée LucbéreilhÉlections municipales, départementales, régionales, législatives. La fusée à têtes chercheuses visait plusieurs objectifs : Oloron, Pau, Bordeaux, Paris. Mais elle n’a pas toujours touché sa cible. Oloron : objectif atteint ; Pau : explosion en vol malgré une mise à feu du premier étage réussie ; Paris : détruit par un missile de croisière en provenance de la vallée d’Aspe. Bordeaux constituait le prochain site d’atterrissage, panne de moteur.

La fenêtre de tir était pourtant idéale. Tergiversations et palabres, chantage et menaces avaient animé durant de longs mois la constitution de la liste LR-UDI-Modem aux élections régionales de décembre. Hervé Lucbéreilh a tenté de jouer sa carte en multipliant les tentatives.

Dans un premier temps, il a fait monter au créneau le président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), le groupuscule « à droite toute »s auquel il avait adhéré il y a 5 ans après avoir claqué la porte de l’UMP. Et au sein duquel il occupe encore aujourd’hui un poste de président départemental et de secrétaire général-adjoint national. Cette démarche restait sans effet.

Courait ensuite une rumeur (colportée par le principal intéressé ?) selon laquelle, face aux chicayas qui opposent droite et centre pour l’attribution des places éligibles aux régionales, Hervé Lucbéreilh ferait un candidat de compromis très acceptable. Hervé Lucbéreilh, candidat de compromis, voilà un oxymore inédit. Au final, exit aussi cette solution.

Hervé Lucbéreilh tentait enfin une manœuvre de la dernière chance. C’est La République qui nous le révélait le 26 septembre : il a fait par internet sa demande d’adhésion au parti « Les Républicains ». Sans avoir pour autant démissionné du CNIP. Après la tentative de cumul des mandats, la tentative de cumul des appartenances politiques. Encore raté : cette manœuvre grâce à laquelle il espérait sans doute obtenir une place éligible sur la liste échouait à son tour. La Fédération des Pyrénées-Atlantiques de « Les Républicains », qui pourtant lui avait accordé son soutien lors des élections départementales, y opposait une fin de non-recevoir.

Hier, la liste LR-Modem (l’UDI, mécontente d’arbitrages qu’elle estime défavorables, s’est retirée) semblait finalisée après son approbation par la commission d’investiture de « Les Républicains ». On a beau la lire et relire, pas de trace d’Hervé Lucbéreilh. Ni en haut, dans les places éligibles, ni plus bas dans la liste. Tant d’efforts pour si peu de résultat, il y a de quoi se sentir frustré. Au bout du compte, la fusée Lucbéreilh restera plantée sur son pas de tir de la place Clémenceau. En envisageant déjà à une future destination ? Pourquoi pas Bruxelles…. en 2019 (année des prochaines élections européennes) ?

En tout cas nous aura été administrée ici une sacrée leçon en trois chapitres sur le thème : « Les convictions politiques sont-elles solubles dans l’électoralisme ? ».