Le blogueur sollicité par H. Lucbéreilh pour assurer l’intérim de la direction générale des services de la ville d’Oloron

En ce 1er avril 2016, sur le coup de 7 heures 30 du matin, appel sur le téléphone fixe de l’appartement :

«  Allo, Monsieur Adam ? Ici Hervé Lucbéreilh. Pardonnez-moi de vous appeler à une heure aussi matinale, mais je prends ensuite la route pour Sète afin d’y rencontrer un important industriel que j’espère convaincre de s’implanter sur Oloron.

Avant d’en venir à l’objet de mon appel, permettez-moi de vous dire que j’apprécie beaucoup ce que vous faites. Merci de décortiquer sur votre blog les ficelles de la gestion municipale. Les citoyens d’Oloron prennent ainsi mieux la mesure de notre action. Certes, vous ne me ménagez pas toujours dans vos articles. Mais j’ai compris que c’était pour la bonne cause et, la rancune m’étant inconnue, je ne vous en veux pas. Je me suis d’ailleurs abonné (sous un pseudonyme, je vous l’avoue maintenant) à oloronblog et ne manque pas une seule de vos chroniques. Lire la suite « Le blogueur sollicité par H. Lucbéreilh pour assurer l’intérim de la direction générale des services de la ville d’Oloron »

Le maire débarque son directeur général des services

Lors du conseil municipal du 29 février, en toute fin de séance, le maire a apporté à l’assemblée une information…. que la loi le contraignait à donner : il a annoncé sa décision de décharger de ses fonctions le directeur général des services (DGS) de la commune. Comme le permet la loi, a-t-il précisé, cette décision sera effective le 1er juin 2016, soit le 1er jour du 3ème mois suivant l’information du conseil municipal. Je vais encore chipoter, mais Lire la suite « Le maire débarque son directeur général des services »

À quoi peut donc bien servir un directeur général des services à la mairie d’Oloron ?

Organigramme des services municipaux
Organigramme des services Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Précision utile avant d’aborder le cœur du sujet du jour : ce billet n’est en rien une attaque ad hominem contre un fonctionnaire municipal. Pour trois simples et bonnes raisons. 1/ Ayant exercé la fonction de directeur général des services (DGS) durant un peu plus de 30 ans, je sais les difficultés de la tâche. 2/ Je ne connais pas personnellement le DGS de la mairie d’Oloron. Mais s’il a été recruté par le prédécesseur du maire actuel c’est, à l’évidence, parce qu’il présentait toutes les qualités requises pour occuper le poste. 3/ Ce qui est en débat ici, ce ne sont pas les hommes, mais l’organisation des services.

Commençons par le commencement : comment définir le rôle d’un directeur général des services au sein d’une mairie ? C’est en quelque sorte une courroie de transmission entre les élus et les services municipaux. À lui la préparation, avec le concours des services, des décisions qui seront prises par le conseil municipal. À lui de s’assurer ensuite que ces décisions seront bien exécutées par les services. À lui de faire remonter aux élus toutes les informations qu’il juge importantes. À lui de coordonner l’action de services qui, parfois, agissent plus en concurrence qu’en concertation.

Le maire actuel a procédé en avril 2015, soit un an après son retour à la tête de la mairie, à une grande réorganisation présentée dans le dossier de presse qui peut être consulté sur internet. On y constate que l’ensemble des services est chapeauté non par le directeur général des services, mais par un directeur général adjoint (DGA). C’est le DGA et non le DGS qui est en prise directe avec les services. C’est le DGA qui fait tourner la boutique. Un signe d’ailleurs ne trompe pas : au cours des conseils municipaux, vers qui se tourne le maire lorsqu’il a besoin d’un renseignement ? Vers le DGA et non vers le DGS. Un DGA qui par parenthèse démontre à chaque fois qu’il possède une bonne maîtrise de ses dossiers.

Conclusion : dans l’organisation actuelle de la mairie, le poste de directeur général des services ne sert à rien. Comme le maire procède à des retouches permanentes de son organigramme, il faut espérer qu’il aura su trouver d’ici la fin de son mandat la formule idéale, une formule qui permette à chaque fonctionnaire d’exprimer tout son potentiel… pour le plus grand bien de la collectivité et de ses administrés. Le maire issu des élections de 2020 aura ainsi tout loisir de tout chambouler dans l’organisation, histoire de montrer qui est le vrai patron. Car ainsi va le monde municipal. À Oloron comme ailleurs.