Et si le « plan Marshall » de revitalisation de la rue Louis-Barthou n’était que poudre aux yeux ?

En juillet 2017, il y a donc 2 ans, on nous a annoncé à grands renforts de trompettes un  » Plan Marshall  » de revitalisation de la rue Louis-Barthou. Un an plus tard, en juillet 2018, d’immenses panneaux déclinant le calendrier de l’opération ont été installés aux deux extrémités de l’ex-cœur commercial de la ville. Tout ce battage pour quel résultat ? Si l’on excepte la pause de quelques ralentisseurs dits « coussins berlinois » et l’annonce maintes fois renouvelée de la prochaine création d’un parking à deux cents de mètres de la rue, rien, toujours rien. Lire la suite « Et si le « plan Marshall » de revitalisation de la rue Louis-Barthou n’était que poudre aux yeux ? »

La rue Louis-Barthou, friche commerciale

Friches commerciales rue Louis BarthouDescendre à pied la rue Louis-Barthou, un lundi matin, par temps de pluie qui plus est, a de quoi rendre neurasthénique le plus grand optimiste. Boutiques à louer, vitrines aveugles ou borgnes, espaces commerciaux à vendre n’en paraissent alors que plus nombreux.

Le collage qui ouvre ce billet rassemble sur une même photo neuf de ces devantures en mal d’activité. J’aurais pu sans peine multiplier par deux sinon par trois le nombre d’images. Ce qui fut autrefois la rue la plus commerçante de la ville est de plus en plus désertée par la clientèle…. et pour cause.

J’ai cru comprendre qu’un candidat (heureux) aux élections municipales de 2014 avait prévu dans son programme l’achat par la ville de plusieurs locaux en déshérence afin de les reconvertir en pépinières commerciales. Encore faudrait-il que les propriétaires soient prêts à vendre et…. que la commune ait les deniers voulus pour se lancer dans ce genre d’investissement. Ni l’une ni l’autre de ces conditions n’étant réunies, autant dire que ce n’est pas demain la veille que la rue retrouvera son animation.

Cela étant, Oloron vit ici, et ce n’est pas d’aujourd’hui, la désertification du centre-ville que connaissent toutes les autres cités de France. Le développement des zones commerciales en zone périphérique, plus facilement accessibles en voiture, l’essor pris par le commerce en ligne en sont la cause.

Pourquoi dans ces conditions payer des bureaux de conseil et autres sociologues à rédiger de belles études sur des projets de redynamisation commerciale condamnés par avance, études qui de toute façon, sitôt remises, gagneront le fond d’un tiroir ou le haut d’une étagère qu’elles ne quitteront plus ?