La décision des Eaux d’Ogeu de transférer une partie de ses services dans l’agglomération paloise coule-t-elle de source ?

Dans le monde politique, la vérité d’aujourd’hui est rarement celle de demain. Peut-il en être de même au sein du monde de l’entreprise, un monde qui pourtant n’a de cesse de critiquer le monde politique pour son manque de constance et de prospective ? Quel sens a le mot « territoire » pour une entreprise comme la Société des Eaux Minérales d’Ogeu ? Lire la suite « La décision des Eaux d’Ogeu de transférer une partie de ses services dans l’agglomération paloise coule-t-elle de source ? »

Aménagement du nouveau CCAS : un coût réel plus proche de 40 000 € que des 18 000 € annoncés

Sur le panneau de chantier annonçant les travaux d’aménagement du nouveau Centre communal d’action sociale (CCAS) figure l’information suivante : « Coût des travaux : 18 000 € ». Sauf que…. il s’agit là du seul montant des fournitures, les salaires des employés municipaux chargés des travaux n’étant curieusement pas pris en compte dans le décompte final de l’opération.

Dans un billet récent j’évaluais le prix réel au bas mot à 30 000 €. Grâce soit rendu à Monsieur le maire qui a tenu un point presse dont La République a rendu compte mercredi dernier : les éléments d’information supplémentaires qu’il a communiqué à cette occasion me permettent de vérifier que mes 30 000 € étaient loin du compte. C’est sur 40 000 € environ qu’il faut tabler. Démonstration arithmétique de ce qui précède.

Grâce au point presse, nous savons que l’aménagement des nouveaux locaux a mobilisé 6 agents municipaux durant un mois et demi. Il est donc possible de calculer la rémunération qui leur a été versée par la ville d’Oloron durant cette période. Sachant que le coût salarial d’un agent technique en milieu d’échelle est de l’ordre de 2 450 € par mois (charges salariales et patronales comprises), le coût de 6 agents s’établit donc à : 2 450 € X 6 agents X 1,5 mois = 22 050 €.

Si l’on ajoute ces 22 050 € de charges salariales aux 18 000 € de fournitures, on tutoie bien les 40 000 €. « Optimisation des ressources » se félicite Monsieur le maire dans l’article de La République. Optimisation de quoi ? Est-il bien sûr – cette question ne remettant bien entendu pas en cause la qualité du travail effectué – que l’opération n’aurait pas été menée à bien à un meilleur coût pour la ville…. et dans un délai plus court si elle avait été confiée à des artisans oloronais ?

Déménagement du Centre communal d’action sociale (CCAS) : questions subsidiaires

CCAS - panneau de chantierLa publication du précédent billet consacré aux drôles de comptes de la mairie pour justifier le coût des travaux du déménagement du CCAS a suscité chez les lecteurs de ce blog une avalanche de questions pleines de bon sens. Normal, puisque les lectrices et lecteurs d’oloronblog.com ne peuvent être que des personnes pleines de bon sens. Ci-dessous quelques-unes de leurs interrogations auxquelles je suis bien en peine pour répondre… du moins pour le moment.

Question 1 : pourquoi le CCAS déménage-t-il dans un local privé alors que la ville est propriétaire d’une bonne trentaine de bâtiments et appartements inoccupés qu’elle met en vente en ce moment ? L’un d’entre eux n’aurait-il pas pu servir ? La question est pertinente. Cela étant, si tous ces locaux communaux sont aussi dégradés que la maison Casaurang (cf un précédent billet), il vaut encore mieux louer à un particulier une ou deux pièces dont la remise en état pourra être effectuée à un coût moindre.

Question 2 : la mairie annonce pour la réfection des locaux des achats de matière d’œuvre pour 18 000 €. Sont-ce des commerçants locaux qui en ont bénéficié ? Par fournisseurs locaux il ne faut pas uniquement entendre les magasins implantés sur Oloron et appartenant à de grandes multi-nationales type Saint-Gobain.

Question 3 : en quittant l’Hôtel de ville, le CCAS libère des espaces. La nature ayant horreur du vide, ces espaces ne tarderont pas à être occupés. Par quels services ? Dans le cadre d’une démarche bien réfléchie ou la place sera-t-elle prise par le plus rapide ou le plus fort en gueule ?

Question 4 : quelles sont les clauses du contrat de bail conclu entre le CCAS et le particulier qui, rappelons-le bénéficie de travaux de remise en état de son local ? J’ai adressé aujourd’hui au président du CCAS (Monsieur le maire d’Oloron himself) une lettre lui demandant de consulter ce document ainsi que la décision qui l’a autorisé à le signer. Réponse donc à cette question dans les prochaines semaines.

Déménagement du CCAS : les drôles de comptes de la mairie

CCASLe Centre communal d’action sociale (CCAS) vient de quitter avec armes et bagages les locaux de l’Hôtel de ville. Pour s’installer dans des locaux loués de l’autre côté de la place Clémenceau. La réorganisation des services et le souhait d’accueillir une population dans une situation difficile avec davantage de confidentialité en sont les causes officielles.

L’aménagement des nouveaux locaux donne l’occasion à la mairie de claironner : « Les travaux (cloisons, électricité, sols, plafonds) ont été faits en régie par l’équipe des employés communaux et n’ont coûté que l’achat des fournitures pour 18 000 €. ».

Si les travaux n’ont coûté « que l’achat des fournitures », cela signifie donc que les employés municipaux n’ont pas coûté un centime à la commune pour les dizaines voire les centaines d’heures passées à concevoir, réaliser ou contrôler les travaux. Qu’ils acceptent ici l’expression de notre gratitude éternelle pour ce geste de solidarité. De la même manière, tous les véhicules et matériels mobilisés pour le chantier n’ont représenté aucune charge pour la commune.

Si tel n’avait pas été le cas, le montant de l’opération (fournitures + Salaires + matériels) aurait allégrement franchi le seuil des 30 000 € en lieu et place des 18 000 € annoncés. Quand je vous disais que nous avons un maire-magicien ! Et tout ça pour enrichir le patrimoine du particulier qui loue les locaux au CCAS !

Et encore… Nous ne parlons pas ici de toutes les charges supplémentaires que va entraîner pour le CCAS, donc pour la collectivité, ce déménagement. Alors que jusqu’alors il profitait d’une mutualisation des moyens municipaux, il va lui falloir payer un loyer (au bas mot 600 € par mois…. mais il faut espérer que cela a été négocié compte tenu de l’enrichissement du patrimoine du propriétaire consécutif aux travaux), acquitter des abonnements et consommations d’eau, d’électricité, de chauffage, supporter des cotisations d’assurance etc.

Conclusion : soit nos élus ont une idée plus que sommaire de la comptabilité analytique (celle qui permet de faire ressortir le coût réel d’une opération), soit ils se fichent de nous en nous annonçant des chiffres qui n’ont aucune réalité avec pour seul objectif de vouloir prouver leur bonne gestion. Je crains de connaître la réponse !