Combien ont coûté quelques concerts de l’été 2016

Dans le domaine de l’événementiel, Oloron n’a rien à envier à des communes bien plus importantes. Il suffit de consulter l’agenda du « photographe officiel » de la ville. Quelle que soit l’époque de l’année, avec quelques pics bien sûr durant l’été, fêtes, spectacles, concerts, inaugurations se succèdent à une cadence accélérée. Lire la suite « Combien ont coûté quelques concerts de l’été 2016 »

Coût des écoles : les calculettes ont chauffé à la mairie

ÉcoleIl y a quelques jours, je m’interrogeais sur le montant apparemment surévalué des dépenses de fonctionnement consacrées aux écoles par la mairie : un communiqué municipal les annonçait à 1 665 000 €, soit 2 220 € par élève. Hier, La République se posait la même question. Depuis, les calculettes ont chauffé dans les services. Ne cherchez plus ! Nous avons la réponse via La République de ce matin.

En fait, selon les services de la ville, le montant des dépenses est dû pour l’essentiel aux frais de personnel. 53 agents seraient employés dans les écoles (dans les classes, dans les cantines, à l’entretien etc..) pour un coût total de 1 310 000 €. Cette somme laisse supposer que tous ces agents sont employés à plein temps. On sait que c’est loin d’être le cas pour certains d’entre eux, je veux parler des vacataires. Mais, admettons. Restent trois questions.

Question n°1 : si ces frais de personnel peuvent être aujourd’hui évalués avec une telle précision, comment se fait-il qu’ils ne figurent pas dans le budget sous le poste « éducation » ? Le propre d’une comptabilité analytique, c’est bien de donner une idée précise du coût de chaque service. Par souci de bonne gestion. Ce n’est à l’évidence pas le cas ici.

Question n°2 : à quoi sont employés ces agents communaux durant les 16 semaines de vacances scolaires ? Il y a certes leurs 5 semaines de congés payés et 2 ou 3 semaines pour nettoyer et remettre en état les établissements scolaires. Mais que font-ils les 7 à 8 semaines qui restent ? Si bonne gestion il y a, ils sont affectés dans d’autres services de la commune… et ne pèsent donc plus alors sur le budget des écoles.

Question n°3 : frustré de ne pas avoir été élu au poste de vice-président de la CCPO, Hervé Lucbéreilh avait, en représailles, fait voter le 25 juin 2014 par sa majorité l’obligation pour les communes extérieures de participer dorénavant aux dépenses de fonctionnement des écoles oloronaises dès lors que certains des enfants de ces communes fréquentaient l’une de ces écoles. Sur la base des dépenses de fonctionnement constatées en 2013, le conseil avait alors fixé à 615 € les charges de fonctionnement par élève. Si je comprends bien l’explication donnée aujourd’hui par les services de la ville, les dépenses de fonctionnement n’incluaient pas les frais de personnel l’an dernier, mais les incluent cette année ? Pas clair, clair tout ça.

En conclusion pour ceux qui commenceraient à ressentir une indigestion de chiffres, le montant des charges du personnel municipal affecté aux écoles est manifestement surévalué. Et comme la mairie ne tient aucune comptabilité analytique permettant de chiffrer ces charges avec précision et sans contestation, le maire peut annoncer les sommes qui lui chantent. Il fait de la communication, pas de l’information.

Coût des écoles oloronaises : les chiffres fantaisistes de la mairie

 

Écoles
Cliquer pour agrandir

En ce lundi, veille de rentrée scolaire, la mairie se fendait d’un communiqué pour détailler tous les efforts consentis en faveur des écoles oloronaises. L’occasion pour elle de proclamer que « la Municipalité d’Oloron Sainte-Marie a fait de l’école sa première priorité ». Voilà au moins un point commun entre Hervé Lucbéreilh et Alain Juppé ou…. François Hollande. Lire la suite « Coût des écoles oloronaises : les chiffres fantaisistes de la mairie »

Aménagement du nouveau CCAS : un coût réel plus proche de 40 000 € que des 18 000 € annoncés

Sur le panneau de chantier annonçant les travaux d’aménagement du nouveau Centre communal d’action sociale (CCAS) figure l’information suivante : « Coût des travaux : 18 000 € ». Sauf que…. il s’agit là du seul montant des fournitures, les salaires des employés municipaux chargés des travaux n’étant curieusement pas pris en compte dans le décompte final de l’opération.

Dans un billet récent j’évaluais le prix réel au bas mot à 30 000 €. Grâce soit rendu à Monsieur le maire qui a tenu un point presse dont La République a rendu compte mercredi dernier : les éléments d’information supplémentaires qu’il a communiqué à cette occasion me permettent de vérifier que mes 30 000 € étaient loin du compte. C’est sur 40 000 € environ qu’il faut tabler. Démonstration arithmétique de ce qui précède.

Grâce au point presse, nous savons que l’aménagement des nouveaux locaux a mobilisé 6 agents municipaux durant un mois et demi. Il est donc possible de calculer la rémunération qui leur a été versée par la ville d’Oloron durant cette période. Sachant que le coût salarial d’un agent technique en milieu d’échelle est de l’ordre de 2 450 € par mois (charges salariales et patronales comprises), le coût de 6 agents s’établit donc à : 2 450 € X 6 agents X 1,5 mois = 22 050 €.

Si l’on ajoute ces 22 050 € de charges salariales aux 18 000 € de fournitures, on tutoie bien les 40 000 €. « Optimisation des ressources » se félicite Monsieur le maire dans l’article de La République. Optimisation de quoi ? Est-il bien sûr – cette question ne remettant bien entendu pas en cause la qualité du travail effectué – que l’opération n’aurait pas été menée à bien à un meilleur coût pour la ville…. et dans un délai plus court si elle avait été confiée à des artisans oloronais ?

Déménagement du CCAS : les drôles de comptes de la mairie

CCASLe Centre communal d’action sociale (CCAS) vient de quitter avec armes et bagages les locaux de l’Hôtel de ville. Pour s’installer dans des locaux loués de l’autre côté de la place Clémenceau. La réorganisation des services et le souhait d’accueillir une population dans une situation difficile avec davantage de confidentialité en sont les causes officielles.

L’aménagement des nouveaux locaux donne l’occasion à la mairie de claironner : « Les travaux (cloisons, électricité, sols, plafonds) ont été faits en régie par l’équipe des employés communaux et n’ont coûté que l’achat des fournitures pour 18 000 €. ».

Si les travaux n’ont coûté « que l’achat des fournitures », cela signifie donc que les employés municipaux n’ont pas coûté un centime à la commune pour les dizaines voire les centaines d’heures passées à concevoir, réaliser ou contrôler les travaux. Qu’ils acceptent ici l’expression de notre gratitude éternelle pour ce geste de solidarité. De la même manière, tous les véhicules et matériels mobilisés pour le chantier n’ont représenté aucune charge pour la commune.

Si tel n’avait pas été le cas, le montant de l’opération (fournitures + Salaires + matériels) aurait allégrement franchi le seuil des 30 000 € en lieu et place des 18 000 € annoncés. Quand je vous disais que nous avons un maire-magicien ! Et tout ça pour enrichir le patrimoine du particulier qui loue les locaux au CCAS !

Et encore… Nous ne parlons pas ici de toutes les charges supplémentaires que va entraîner pour le CCAS, donc pour la collectivité, ce déménagement. Alors que jusqu’alors il profitait d’une mutualisation des moyens municipaux, il va lui falloir payer un loyer (au bas mot 600 € par mois…. mais il faut espérer que cela a été négocié compte tenu de l’enrichissement du patrimoine du propriétaire consécutif aux travaux), acquitter des abonnements et consommations d’eau, d’électricité, de chauffage, supporter des cotisations d’assurance etc.

Conclusion : soit nos élus ont une idée plus que sommaire de la comptabilité analytique (celle qui permet de faire ressortir le coût réel d’une opération), soit ils se fichent de nous en nous annonçant des chiffres qui n’ont aucune réalité avec pour seul objectif de vouloir prouver leur bonne gestion. Je crains de connaître la réponse !