Gestion des trinquets Guynemer : la convention passée par la mairie avec le Pilotari Club est-elle bien légale ?

La République du 30 avril nous apprend que la mairie vient de conclure une convention avec le Pilotari Club Oloronais (PCO) en vue de la gestion des trinquets Guynemer. Oloronblog a déjà eu l’occasion de s’interroger ici sur les conditions selon lesquelles cette convention s’apprêtait à être passée. Ces conditions étaient-elles bien légales ? Aujourd’hui, à la lecture de l’article du quotidien, mes interrogations persistent et ont même plutôt tendance à se renforcer. Lire la suite « Gestion des trinquets Guynemer : la convention passée par la mairie avec le Pilotari Club est-elle bien légale ? »

Police municipale : gare au burn-out !

Oloron a donc sa police municipale depuis quelques semaines. Une police forte pour l’heure d’un seul agent. Quelles seront ses missions ?  On en a une idée précise grâce à la « convention de coordination entre les services de la gendarmerie nationale et de la police municipale » qui sera présentée à l’approbation du conseil municipal du 30 juin. Oloronblog a eu en mains cette convention et se fait un devoir d’en extraire ci-après pour ses lecteurs les dispositions principales. Lire la suite « Police municipale : gare au burn-out ! »

Oloron, championne de la croissance verte

1. Signature d’une convention avec le ministère de l’Environnement

Ségolène Royal a reçu ce 12 mai en son ministère les représentants de 80 nouveaux territoires à énergie positive pour la croissance verte (ici une vidéo qui, en moins de 2 mn, présente de manière attrayante ce qu’est dans l’idéal un territoire à énergie positive). Au nombre desquels figure la commune d’Oloron. Par les temps qui courent, je ne me hasarderai pas à comparer ces 80 élus aux 80 chasseurs qui, dans la chanson, étaient au rendez-vous de la marquise. Quand bien même s’agirait-il en l’espèce de chasseurs de subventions. Lire la suite « Oloron, championne de la croissance verte »

La présence des curés au lycée confirmée par le maire lui-même

Ce qui n’était que bruit de fond est devenu fait réel : le gymnase du lycée Jules Supervielle et le gymnase Scohy ont bien été mis par le maire à disposition d’une communauté religieuse durant cet été sans que, pour ce qui concerne le lycée, l’autorisation de l’établissement ait été obtenue. C’est Hervé Lucbéreilh en personne qui l’a confirmé au quotidien Sud-Ouest qui a consacré un long article à cette affaire dans son édition du 22 octobre.

C’était, toujours selon les propos du maire, pour loger 300 jeunes. À partir des éléments d’information donnés par Sud-Ouest et après une rapide navigation sur internet, il s’agit de jeunes qui accomplissaient le trajet Pau-Lourdes dans le cadre de la « Route Saint-Martin 2015 ». On peut trouver bizarre qu’un tel parcours passe par Oloron pour aller de Pau à Lourdes. Mais les voies du Seigneur sont impénétrables ! Et puis si tous les chemins mènent à Rome, ils mènent aussi à Lourdes.

Petite explication de texte pour mieux se mettre dans le contexte. La « Route Saint-Martin » est un pèlerinage annuel de 200 à 300 jeunes de 17 à 30 ans qui, durant le mois d’août, cheminent en France sur les hauts lieux de la chrétienté, encadrés par des prêtres et des séminaristes de la Communauté Saint-Martin (et non Saint Marc, comme l’indique Sud-Ouest). La communauté Saint-Martin est une communauté de prêtres et diacres que l’on peut sans grand risque qualifier de traditionnalistes (et non pas intégristes) : retour aux valeurs chrétiennes d’autrefois, port de la soutane, messe en latin etc. Notre évêque de Bayonne, Lescar et Oloron est issu de cette communauté. Celles et ceux qui connaissent ses prises de position admettront que c’est loin d’être le plus progressiste des évêques de France.

Mais nous nous éloignons là d’Oloron. Pour revenir à ce qui nous concerne, et au risque de choquer, je ne vois, sur le principe, aucun inconvénient à ce que le maire mette un local municipal à la disposition d’une association à objet religieux. Mais à des conditions non négociables :
– aucune activité à caractère religieux dans le local ;
– aucun signe extérieur religieux porté dans le local (et la soutane en fait partie… comme en ferait partie le voile islamique) ;
– mise à disposition uniquement pour une activité en rapport avec la destination du local (un gymnase n’a pas à servir de dortoir) ;
– conditions d’occupation pas plus favorables que celles consenties aux associations locales ;
– passation d’une convention d’occupation reprenant l’ensemble de ces règles.

Tiens parlons des conventions d’occupation. À l’évidence le maire a outrepassé ses pouvoirs en mettant à disposition le gymnase du lycée sans l’autorisation du propriétaire et pour une activité qui n’avait rien de sportif. Mais, si l’on en croit l’organisateur du pèlerinage, cité par Sud-Ouest, une convention a été signée entre la communauté Saint-Martin et la mairie. Si j’étais élu municipal, je demanderais sans perdre de temps communication de cette convention, si tant est qu’elle existe vraiment. Peut-être nous éclairerait-elle un peu sur les conditions offertes par la mairie d’Oloron pour l’accueil de ces jeunes et de leurs accompagnants en soutane.

À la fin des ordonnances royales figurait autrefois la formule « Car tel est notre bon plaisir ». Cette formule ou les actes qui en tiennent lieu n’ont plus leur place dans une collectivité locale au XXIe siècle. Qu’on se le dise.

Post-scriptum- À la lecture de l’article de Sud-Ouest, on sent que le maire a été passablement énervé par les questions posées par le journaliste. L’article est publié le jeudi 22 octobre. Il paraît que depuis ce vendredi 23 octobre, ce journaliste ne fait plus partie de l’équipe du quotidien régional. Mais il n’y aurait aucune relation de cause à effet entre les deux évènements.
(Actualisé le 24 octobre à 12 h 04) : Monsieur Testemale vient de confirmer par tweet qu’il n’y avait pas de relation entre son départ de Sud-Ouest et « une éventuelle intervention divine ou municipale ».