Lucbéreilh se bat pour imposer Daniel Lacrampe à la présidence de la nouvelle intercommunalité

Ce va sans dire, mais mieux en le disant : le titre du présent article est à prendre au troisième, voire au quatrième degré. La suite va le prouver.
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Jean Lassalle veut rassembler les Français… mais diviser les Hauts-Béarnais

Sans doute suis-je loin d’être l’un des premiers à l’observer, mais avez-vous remarqué la forte similitude qui existe entre la carte de la Corse et celle de la communauté de communes de la Vallée d’Aspe ? Ceux qui voudraient encore s’en convaincre peuvent le vérifier en comparant les deux photos ci-dessous. Lire la suite « Jean Lassalle veut rassembler les Français… mais diviser les Hauts-Béarnais »

La CCPO dit oui au préfet – Du bout des lèvres

À huit jours d’intervalle, après la réunion du conseil municipal d’Oloron, voici la séance du conseil communautaire de la Communauté de communes de Piémont Oloronais (CCPO). Et oui, ce n’est pas tout de créer un blog pour narrer quelques aspects de notre vie locale. Encore faut-il l’alimenter et pour ce faire courir des réunions sur des sujets plus ou moins passionnants.

Une évidence : un conseil communautaire de la CCPO ne ressemble en rien à un conseil municipal oloronais. L’ambiance y est beaucoup plus détendue et les débats, car il y en a, se déroulent dans un climat respectueux. À cela, deux raisons. D’une part le président de la CCPO, maître des lieux (il va détester cette appellation ! – tant pis) n’est pas dans le rapport de force et la provocation permanentes. D’autre part, la majorité de la majorité oloronaise, maire en tête(et c’est là sans doute la principale explication de cette atmosphère sereine), y pratique de façon assez régulière la politique de la chaise vide. Par « majorité de la majorité » j’entends les délégués oloronais à la CCPO qui faisaient partie de la liste d’Hervé Lucbéreilh au premier tour des municipales.

Le plat principal qui attend les élus des 24 communes en ce 1er décembre est consistant. Ils sont appelés à se prononcer sur le schéma départemental de coopération intercommunale proposé par le préfet. En clair pour ce qui nous concerne : quel avis avez-vous sur une nouvelle communauté de communes issue de la fusion de la CCPO et des communautés de communes de Barétous, Josbaig, Aspe et Ossau ? Le rapport soumis par la présidence de la CCPO au vote des élus tient en trois points :
– on ne s’immisce pas dans les débats qui peuvent agiter les quatre autres communautés de communes ;
– on tient à ce que les regroupements pédagogiques intercommunaux soient maintenus une fois la grande intercommunalité créée ;
– on trouve le périmètre proposé par le préfet pertinent.

Le débat qui suit la présentation de ce rapport donne l’occasion à de nombreux élus de faire part de leur inquiétude par rapport à l’éventuelle suppression de ces regroupements pédagogiques. Une certaine forme de résignation est perceptible : de toute façon le préfet fera ce qu’il voudra. D’autres élus veulent rester optimistes : nous avons encore une partie de notre sort entre nos mains. Au final, 6 conseillers communautaires votent contre le schéma départemental proposé par le préfet, 6 s’abstiennent et une large majorité se prononce en sa faveur.

Et maintenant ? Au vu des votes des communes et intercommunalités, le préfet va arrêter un projet de périmètre qui après avoir reçu l’aval d’une commission départementale, reviendra pour avis devant les communes et intercommunalités. Au final (je fais court) les nouvelles communautés de communes (la nôtre, la communauté de communes du Haut-Béarn, devrait rassembler 67 communes et 42 000 habitants contre 24 communes et 25 000 habitants pour la seule CCPO) devraient voir le jour le 1er janvier 2017. La route est donc encore longue et le chemin semé d’embûches.

Devinette qui n’a rien à voir avec ce qui précède : quelle personne assistant au conseil d’administration d’une fondation oloronaise a brusquement quitté la séance en claquant la porte, furieux qu’un membre dudit conseil d’administration lui ait dit : « Quand tu avais 7 ou 8 ans, je t’ai filé deux gifles parce que tu étais insupportable. J’aurais mieux fait de t’en donner huit » ? Indice : le furieux est un homme politique de notre ville.

CCPO : Daniel Lacrampe au rapport

Rapport d'activités CCPOY a-t-il beaucoup d’Oloronais qui pourraient citer ne serait-ce que cinq activités gérées par la Communauté de communes du Piémont Oloronais (CCPO) en lieu et place des 24 communes qu’elle regroupe ? Heureusement, le législateur, dans son immense sagesse, fait obligation (pour les curieux, c’est l’article L 5211-39 du Code général des collectivités territoriales) à la CCPO d’établir tous les ans un rapport faisant le point sur son activité de l’année écoulée. Une occasion pour nous d’être un peu mieux informés.

Les Oloronais ont trouvé le rapport d’activités 2014 dans leur boîte aux lettres la semaine dernière. Au beau milieu des publicités qu’ils reçoivent chaque semaine. Cette méthode de distribution est d’un coût relativement faible. Mais son efficacité est quasi nulle. Car ce paquet de publicités prend en général, sans qu’on ne l’ait détaillé, directement la direction de la poubelle, ou du conteneur de tri sélectif pour ceux d’entre nous qui se sentent l’âme un peu plus écolo. Quand donc nos élus comprendront-ils cela ?

Chez moi, le rapport d’activités de la CCPO a été sauvé de ce sort par je ne sais quel miracle. J’ai donc eu tout loisir d’en prendre connaissance. Première impression positive : la présentation est aérée, pas de bla-bla, les commentaires vont à l’essentiel, les chiffres donnés sont parlants. Les premières pages sont consacrées à la présentation de la CCPO : carte, trombinoscope des membres du bureau, nom des conseillers, composition des commissions, organigramme des services, chiffres-clé du budget. La seconde partie s’attache à décrire en quelques lignes l’activité 2014 de chaque service et, pour certains d’entre eux, les principaux projets 2015.

Après une lecture attentive du document, je relèverai deux points à améliorer. L’un concernant la forme, l’autre le fond.
Le premier point vise l’éditorial du président de la CCPO. Ce n’est pas qu’il ne développe pas d’idées, il en développe trop. Résultat, un texte long, beaucoup trop long. Il perd ainsi en lisibilité et risque de décourager bien des lecteurs.
Le second point concerne le fonctionnement démocratique de la CCPO. On apprend par le rapport que la communauté de communes a créé sept commissions de travail. Trois d’entre elles ne se sont pas réunies une seule fois en 2014. Et pas n’importe lesquelles : « développement économique », « environnement et développement durable » et « vie sociale ». N’y aurait-il aucun point important à traiter dans ces trois domaines ? La raison qui m’a été donnée pour expliquer cette situation me laisse dubitatif. Elles n’auraient pas eu le temps de se réunir en 2014 parce que la nouvelle majorité a été installée en avril. Et entre avril et décembre, même après un nécessaire temps de rodage, il n’était pas possible qu’elles se mettent au travail ?

Pour terminer, un rappel à Monsieur le maire d’Oloron qui prend plus souvent qu’à son tour quelques libertés avec la réglementation : si l’article L 5211-39 fait obligation au président de la CCPO de transmettre officiellement le rapport d’activité accompagné du compte administratif de la communauté de communes aux 24 maires, il fait aussi obligation à chacun d’entre eux de communiquer ce document au conseil municipal en séance publique. À ma connaissance, cette obligation légale n’a pas été respectée l’an dernier à Oloron pour le rapport d’activités 2013. Espérons qu’il sera fait différemment cette année.