Marronnier et chrysanthèmes (diaporama)

Chrysanthèmes

 

 

 

 

 

Le mot « marronnier » désigne dans le jargon journalistique l’évènement qui survient tous les ans et que tout média digne de ce nom se doit de traiter : la rentrée des classes, la neige en hiver, la canicule en été, Noël etc. Le lendemain de la Toussaint figure aussi au rang des marronniers. D’habitude, les pages des journaux sont pleines de photos de tombes fleuries. Cette année, rien du tout.

Dans La République, il n’y en a que pour Halloween. Serait-ce un signe des temps qui voudrait qu’il soit plus facile d’évoquer sorcières, fantômes et vampires plutôt que la réalité à laquelle chacun d’entre nous est confronté un jour ou l’autre ? Philosophes et sociologues se sont sans doute déjà penchés sur la question.

Le poète Léon Bloy a eu cette phrase : “Le cimetière est un jardin où l’on vient apporter des fleurs une fois par an.”. J’ai voulu aller vérifier à Notre-Dame et à Sainte-Marie si, comme le chantait Jean Ferrat, « Le poète a toujours raison ». D’où le diaporama plein de couleurs ci-dessous.

Post-scriptum qui n’a rien à voir avec ce qui précède : demain, La République s’attaque à un autre marronnier : les impôts locaux. Avec un dossier spécial sur les raisons de l’augmentation de la taxe d’habitation à Oloron. Je me suis laissé dire que le maire y fait un peu dans la provocation. À lire et à commenter…. d’ici la fin de la semaine.

Au cimetière Sainte-Marie, des « arrosoirs » très spéciaux

Cimetière Ste-Marie - Copie
Les « arrosoirs » à un point d’eau du cimetière

Les occupants des lieux n’écrivent jamais au maire pour se plaindre ou revendiquer on ne sait quel passe-droit. Et s’ils votent lors des élections municipales, c’est bien contre leur gré et cela se passe bien plus souvent sur une île française de la Méditerranée qu’à Oloron. Mais ce ne sont pas là des raisons pour ne pas les traiter avec tout le respect qui leur est dû.

Au cimetière de Sainte-Marie (mais c’est la même chose dans les autres cimetières de la ville), voilà les « arrosoirs » mis à la disposition des personnes qui souhaitent entretenir les fleurs mises sur les tombes de leurs morts : des cubitainers de vin ! La commune ne dispose-t-elle pas des quelques dizaines d’euros nécessaires pour compléter le stock des quelques vrais arrosoirs que l’on trouve sur le site ? Ou bien, comme me le suggérait la personne qui m’a transmis cette photo, faudra-t-il conclure un contrat de partenariat public-privé (PPP) pour trouver une solution financière de nature à régler le problème ?

Pourquoi ce laisser-aller ? Est-ce une nouvelle manifestation de « l’optimisation des ressources » dont Monsieur le maire nous rebat les oreilles à longueur de colonnes de journaux et de conseils municipaux ? Et après, ce sera quoi ? Couverts en plastique et assiettes en carton dans les cantines scolaires ?

Il ne s’agit certes pas d’une affaire d’état. Mais – ici la minute sentencieuse du blogueur – on reconnaît une société à la manière dont elle traite ses anciens et ses morts. Fermez le ban !

Monsieur le maire, je sais que vous êtes un lecteur fidèle quoi que critique – mais, vous comme moi, on ne saurait plaire à tout le monde – d’Un Regard sur Oloron. Alors, s’il vous plaît, grattez les fonds de tiroir de votre mairie pour débusquer les crédits nécessaires à cet investissement qui, j’en suis certain, vous vaudra la reconnaissance de tous les occupants des cimetières d’Oloron mais, et cela est plus important pour vous, de tous ceux qui leur rendent visite.