Le site Internet de la ville d’Oloron piraté !

Comme la mairie ne juge pas utile d’en faire part aux citoyens par le canal de la presse, ce matin, je me rends sur le site Internet de la ville d’Oloron à la recherche de l’ordre du jour complet du conseil municipal de ce soir. Sur la page consacrée aux prochains conseils municipaux, l’information est vieille de plusieurs mois : elle annonce que le prochain conseil municipal se tiendra le 17 juin à 18 heures 30.

En farfouillant sur l’ensemble du site, je tombe vraiment par hasard sur une explication : un pirate est passé par là, empêchant l’actualisation de certaines rubriques.

Piratage site Internet Oloron

La ville d’Oloron victime d’un hacker ? C’est vrai, le site de la ville contient des informations de la première importance : les heures d’ouverture de la mairie ou les images des derniers matches du FCO par exemple. On comprend qu’un Anonymous ait tenu à percer ces secrets d’État.

Un mauvais esprit, pourrait s’étonner du manque de réactivité de la municipalité pour remettre les choses en ordre : en effet, les rubriques ne sont pas réactualisées depuis un bon moment (cf un précédent billet publié le 26 août 2015 sur ce blog).

Mais à toute chose malheur est bon : il paraît qu’un nouveau site est en construction. D’accord, le magazine municipal diffusé fin 2014 nous révélait déjà que le site était en reconstruction. Près d’un an pour passer du projet à la réalité : nous disposerons à n’en point douter d’un outil de communication très, très haut de gamme.

PS qui n’a rien à voir avec ce qui précède : mon quotidien local préféré nous apprend que le conseil municipal de ce soir sera appelé à autoriser la vente de 3 propriétés communales. Petit rappel : il faut à la ville conclure des ventes à hauteur de 650 000 € d’ici la fin de l’année si elle souhaite équilibrer son budget sans recourir à de nouveaux emprunts. Combien d’euros représenteront les 3 ventes d’aujourd’hui sur ces 650 000 € ? Pour combien d’euros la ville devra-t-elle encore vendre d’ici la fin de l’année pour ne pas alourdir sa dette ? Réponses dans quelques heures.

Conseil municipal du 17 juin : quelques grains de sel

Drapeau tibétainPas question de faire ici le compte-rendu de cette séance du conseil municipal assez soporifique. C’est le boulot des journalistes. Ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas mettre mon grain de sel sur quelques-unes des questions de l’ordre du jour.

Le lapsus de Robert Bareille : alors que le conseil planchait sur l’adhésion à l’Agence « France Locale » (un organisme qui permet à ses adhérents de bénéficier de prêts sécurisés), le conseiller d’opposition s’est laissé aller à parler de « France Loisirs ». Sourires dans l’assistance… et chez l’auteur du bon mot…. involontaire.

La minute arithmétique : le conseil a délibéré sur la vente de l’ancien guichet du stade Saint-Pée au prix de 5 000 €. Destination : l’installation d’un distributeur automatique de pizzas. Sachant que la commune doit encore faire 650 000 € de cessions immobilières pour atteindre l’objectif de recettes inscrites au budget, combien faudra-t-il vendre d’anciens guichets ? Réponse : 130. Il y a donc encore du boulot.

C’est nous, non, c’est nous : Mesdames Foix et Gaston ont revendiqué pour leurs groupes respectifs la paternité de l’élaboration du Projet Éducatif Territorial (rythmes scolaires). Sans savoir, faute de connaître suffisamment le dossier, laquelle des deux l’a emporté, on peut convenir de la qualité du débat entre elles.

Armistice : Hervé Lucbéreilh a prononcé des remerciements à l’évidence sincères à l’adresse de Bernard Uthurry . Motif : l’obtention auprès de la Région Aquitaine d’une subvention de 120 000 € à la ville d’Oloron pour le projet photovoltaïque. Ce moment de grâce a été très bref.

Où sont les sous ? Le conseil municipal a décidé d’octroyer un total de 8 224 € à sept associations (Centre social La-Haut, Terpsichore, Adapei, France-Portugal etc.). Mais le budget n’a été doté d’aucun crédit pour y faire face. Question : ces 8 224 € seront prélevés au détriment de quelles autres dépenses ?

Persiste et signe : le maire reste sur ses positions vis-à-vis de la non-reconduction d’une subvention au bénéfice de Terre de Mémoire(s) et de Luttes. Il ne pardonne pas au président de cette association (sans que l’on sache très bien s’il accuse ce dernier de s’être exprimé en son nom personnel ou au nom de l’association) les propos tenus à son encontre. Pas rancunier ( !), il va de surcroît réduire la superficie de l’espace mis gracieusement à la disposition de Terre de Mémoire(s) et de Luttes par la municipalité.

Gêné aux entournures : lorsque l’opposition a rappelé à Hervé Lucbéreilh les relations quelque peu équivoques qu’il entretient au titre de sa fonction de maire avec l’association intégriste Civitas, ledit Hervé Lucbéreilh a paru mal à l’aise. Mais cette question mérite que l’on y revienne plus longuement dans un prochain billet.