Conseil municipal du 10 avril 2019 : réquisitoire de l’opposition contre le bilan du maire et plaidoyer en défense d’icelui (chronique « ping-pong pré-électoral »)

Les échanges musclés entre l’opposition et le maire au moment de la délibération sur le budget primitif 2019 de la commune a constitué selon moi le moment fort de ce conseil municipal du 10 avril 2019. Car, les prochaines échéances électorales aidant, le débat a dépassé la simple querelle de chiffres pour se frotter au  bilan des cinq premières années de mandat. Au nom de l’opposition, Jean-Étienne Gaillat s’est livré à une charge qui n’a pu paraître excessive qu’à celles et ceux qui suivent de loin les affaires municipales oloronaises. Des critiques auxquelles le maire n’a pas manqué de répliquer. Lire la suite « Conseil municipal du 10 avril 2019 : réquisitoire de l’opposition contre le bilan du maire et plaidoyer en défense d’icelui (chronique « ping-pong pré-électoral ») »

Budget municipal : les dotations de l’État supérieures de 22 500 € aux prévisions

Plusieurs sources de financement viennent alimenter le budget d’une commune : l’argent des contribuables bien sûr, mais aussi des contributions diverses.Entre autres, les dotations versées par l’État (qui sont aussi, nous l’oublions pas, l’argent du contribuable). Ces dotations représentent une part non négligeable des recettes de la commune. Et, vu la mauvaise santé de nos finances publiques, elles sont en forte diminution depuis quelques années. À la grande colère des maires. Où en sommes-nous sur Oloron ? Lire la suite « Budget municipal : les dotations de l’État supérieures de 22 500 € aux prévisions »

Une question bien embarrassante

Ce vendredi soir, sur une initiative heureuse du Cesel, s’est tenue en mairie une réunion d’information sur le budget communal. Y avaient été conviés les membres du Cesel et des comités de quartiers ainsi, m’avait-on dit, que les conseillers municipaux. Au final, nous étions au total 25 personnes (il y a donc eu de la perte en ligne) dont 4 élus à suivre l’exposé de Monsieur Faget, trésorier de la ville d’Oloron que, par souci de lisibilité et par commodité j’appellerai Lire la suite « Une question bien embarrassante »

Ordre du jour du Cesel : la grosse pagaille continue

Les membres du Conseil économique, social et environnemental local (Cesel) vont finir par attraper le tournis. Jugez-en :
– Le 3 février ils reçoivent une convocation de la mairie à une réunion plénière le 19 février afin de débattre des questions inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal du 29 février ;
– Le 12 février, ils sont destinataires d’un nouveau mail de la secrétaire du Cesel leur rappelant cette réunion plénière ;
– Le 17 février, troisième mail signé de la secrétaire du Cesel, leur annonçant cette fois un changement de programme : ils ne débattront plus des questions inscrites à l’ordre du jour du prochain conseil, mais se verront expliquer ce qu’est un budget communal.
– Aujourd’hui, 18 février, Lire la suite « Ordre du jour du Cesel : la grosse pagaille continue »

Et Monsieur le maire demanda à me rencontrer

Mardi 12 mai, 10 heures. Le téléphone sonne : « Monsieur Adam ? C. L., du secrétariat de Monsieur le maire d’Oloron Sainte-Marie. Monsieur le maire souhaite vous rencontrer. Pouvez-vous me faire connaître vos disponibilités ? » Comme je ne suis pas disponible jusqu’au 22 mai, on se met d’accord sur le 26 mai à 14 heures. « Je vous envoie un mail de confirmation ».

Le mail arrive une heure plus tard : « Je vous confirme votre audience avec Monsieur le Maire d’Oloron Sainte-Marie Hervé LUCBEREILH le mardi 26 mai à 14 H ». Diable ! Il y a à Oloron des « audiences » municipales, comme il y a au Vatican des audiences papales ! Je ne voudrais pas chipoter, mais « audience » me paraît un terme inapproprié. Indépendamment de son caractère pompeux, il définit, selon le Larousse, une « entrevue accordée par une personnalité à quelqu’un qui la sollicite ». Comme c’est Monsieur le maire qui a demandé l’entrevue, serais-je la personnalité ?

Pourquoi donc le maire tient-il à me voir ? Pour me vanter les mérites et la qualité des articles d’un blog dont la notoriété serait parvenue jusqu’au sommet de l’Hôtel de Ville ? Faut être sérieux ! Plus probablement parce que ma démarche pour obtenir communication de documents budgétaires doit l’intriguer -il n’a pas l’habitude de recevoir ce type de demande- et il veut en savoir plus -j’éclairerai sa lanterne de bonne grâce-. Le suspense est intense. Réponse le 26 mai si aucun des deux protagonistes n’a un empêchement d’ici là. Et récit de cette rencontre sur ce blog dès le lendemain.

Budget municipal : 2 ou 3 questions que je poserais le 13 avril si j’étais membre de l’opposition

budget communalSans être un grand spécialiste des finances locales, je possède néanmoins quelques bases en la matière. L’opposition ayant choisi samedi dernier de pratiquer la politique de la chaise vide, aucun débat n’a pu s’instaurer autour des orientations budgétaires 2015. Les quelques informations délivrées par le maire et son adjoint aux finances avant ce départ précipité suscitent par ailleurs chez moi plus de questions qu’elles apportent de réponses.

1ère série de questions : ces 1,7 M€ de cessions qui permettent au maire d’équilibrer son budget sont-elles sincères ? En d’autres termes, correspondent-elles à des recettes certaines ? La mairie détient-elle des engagements officiels (sous-seing privé ou acte authentique) attestant que tel acheteur est intéressé par l’acquisition de tel bâtiment pour tel prix ? Il semble qu’en l’état actuel des choses, cette recette de 1,7 M€ est au bas mot supérieure de 600 000 € à la réalité. Si tel est le cas, le budget n’est pas présenté en état d’équilibre réel et les services de la préfecture, s’ils font correctement leur travail, se doivent de demander au maire de revoir sa copie.

2ème série de questions : comment se répartissent les 2,6 M€ consacrés à l’investissement ? S’agit-il uniquement des opérations nouvelles et, si oui, lesquelles ? Ou bien cette somme englobe-t-elle également les « restes à réaliser », c’est-à-dire les crédits nécessaires pour terminer les opérations engagées les années précédentes ? Auquel cas les nouveaux investissements portés par la ville d’Oloron en 2015 risquent d’être réduits à la portion congrue.

3ème série de questions : comment se répartit l’augmentation d’un peu plus de 6% de la pression fiscale ? Est-elle uniforme entre tous les impôts ? En réalité, là, j’ai déjà la réponse : le produit fiscal supplémentaire proviendra presque exclusivement de la taxe d’habitation. Si les autres taxes restent à peu près stables, elle va augmenter pour sa part de près de 16% (soit 15% en raison de la décision de la communes de supprimer les abattements dont bénéficiaient jusqu’alors les contribuables et 0,9% au titre de l’augmentation nationale des bases d’imposition).Or cette taxe est celle qui est payée par le plus grand nombre d’Oloronais.

Voilà ce sur quoi l’opposition aurait pu s’interroger et interroger le maire lors du débat de samedi dernier. Non pour le mettre en difficulté bien sûr (!) mais pour s’assurer qu’un budget sérieux et sincère, c’est-à-dire conforme à l’intérêt des citoyens qu’elle représente, serait soumis à leur vote le 13 avril. Les conseillers de la majorité auraient d’ailleurs pu se poser les mêmes questions. On verra ce qu’il en sera la semaine prochaine.