Offre de soins sur notre territoire : la prescription médicale administrée à notre personnel politique local par un médecin oloronais

Ni potion magique, ni potion amère. Illustrant son propos en s’appuyant sur des faits très concrets, et inconnus de beaucoup, (des travaux prévus au centre hospitalier suspendus, l’obtention de l’IRM non encore garantie, le déficit prévisionnel du centre hospitalier largement dépassé, un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes -EPPAD – plus près de l’âge de pierre que de l’Âge d’Or), Jean-Louis Coquard, qui s’exprime ici avant tout comme citoyen, rappelle à nos élus locaux quelques vérités de base. Lire la suite « Offre de soins sur notre territoire : la prescription médicale administrée à notre personnel politique local par un médecin oloronais »

Conseil municipal du 11 avril : le plus intéressant de l’ordre du jour

Le conseil municipal sera appelé lundi prochain à délibérer sur plus de 40 dossiers, dont 6 comptes de gestion, 6 comptes administratifs et 6 budgets primitifs. Le Conseil économique, social et environnemental local (Cesel) a été réuni ce vendredi pour être informé des questions de l’ordre du jour. En l’absence de Monsieur le maire, retenu à la même heure par le conseil de communauté à la CCPO. Mais ce fut sans doute un mal pour un bien car, cela se constate d’ailleurs dans bien des assemblées, la parole des participants a été ainsi plus libre.

Pour connaître le détail de cet ordre du jour du 11 avril, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant qui vous renvoie vers le site internet de la commune. Il serait fastidieux de revenir ici sur chacun des dossiers. Le blogueur vous propose donc de façon tout à fait arbitraire une sélection des questions qui lui ont paru les plus dignes d’intérêt. Lire la suite « Conseil municipal du 11 avril : le plus intéressant de l’ordre du jour »

La volée de bois vert administrée par deux universitaires au maire d’Oloron et à son « adjoint » à la Culture

colloque-international-aragon-bearn-1« Recevez, Monsieur, l’expression très mesurée du respect que vous vous croyez dû ». Fallait-il qu’elle soit vraiment en colère, cette universitaire, professeur émérite à l’Université de Toulon, pour conclure ainsi une lettre adressée à notre « adjoint » à la Culture le 26 mai dernier. Et encore ! Je reproduis là le passage le moins sévère vis-à-vis de notre « adjoint ». Dans le même temps, l’un des collègues de cette universitaire, universitaire lui aussi, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne-Paris n’était pas en reste, en concluant une lettre adressée ce même 26 mai à notre maire par des propos dont le respect pour ce dernier m’interdit de rapporter la teneur ici.

Qu’ont donc fait nos deux édiles pour mériter cette volée de bois vert de ces deux hauts intellectuels ? Les deux courriers, que j’ai pu consulter, en livrent l’explication. Au mois d’octobre dernier, Monsieur le maire et son « adjoint » reçoivent deux membres d’une revue de renommée internationale, Modèles Linguistiques. Qui leur présentent le projet d’organisation à Oloron d’un colloque international ayant pour thème : « Aragon-Béarn : des siècles de voisinage ».

Ce colloque accueillera des professeurs et chercheurs Français, Belges et Espagnols, tous hispanistes spécialistes dans le domaine de l’histoire, de la sociologie, de la linguistique et de la littérature. Pas mal pour une petite ville comme la nôtre.

Ceux qui connaissent notre maire savent qu’il peut se montrer plein d’enthousiasme pour ce type de projet. Et jamais en veine de promesses à l’égard de ses interlocuteurs. Ce fut le cas ici. Un espace dédié à vos rencontres ? L’auditorium de la Villa Bourdeu vous est ouvert. Une subvention pour boucler le budget de votre manifestation ? Aucun problème, l’aide financière de la mairie vous est acquise et je fais également mon affaire de l’obtention d’une subvention du Conseil général.

Conquis par cet accueil chaleureux et forts des assurances données par le maire et son « adjoint », nos universitaires finalisent le montage de ce colloque fixé d’un commun accord aux 16, 17 et 18 juillet dans le cadre de la programmation « Osez les musées ». Mais à partir de cette rencontre du mois d’octobre et malgré de multiples relances durant ces dernières semaines, le maire et son « adjoint » sont aux abonnés absents à chaque fois que les organisateurs tentent d’entrer en contact avec eux.

L’un des universitaires finit au mois de mai dernier par forcer la porte de l’ « adjoint ». Qui lui annonce que finalement l’auditorium Bourdeu n’est pas disponible et qu’il ne faut pas compter sur une aide financière. Il va même jusqu’à suggérer à ce distingué professeur émérite d’ouvrir une buvette pour couvrir les frais du colloque !

Résultat des courses : nos élus se sont totalement décrédibilisés. Mais le colloque aura bien lieu. À Navarrenx (cf photo en tête de ce billet), où les organisateurs ont su trouver auprès de la municipalité une écoute plus attentive, et une mise en œuvre plus efficace.

Moralité : dirigeants d’associations porteurs d’un projet, ne vous en tenez pas aux « paroles verbales ». On prête au regretté (pas de tout le monde) Charles Pasqua cette formule : « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Demandez – avec courtoisie – à ce que les promesses que pourraient vous faire vos élus soient confirmées par un écrit. Cela risque de vous éviter bien des désillusions sur l’implication de la ville dans la concrétisation de votre projet.

La subvention d’une association oloronaise sucrée pour raison politique

CaptureAu moment du vote du budget, le débat dans les conseils municipaux cristallise souvent sur l’octroi des subventions. Les conseillers municipaux peuvent parfaitement s’écharper durant un quart d’heure sur l’attribution de 300 € à telle association…. et accepter sans la moindre discussion le vote d’un crédit de 300 000 € pour un aménagement dont l’intérêt échappe à beaucoup.

À Oloron, rien de tel en 2015. Quelques escarmouches mises à part, le vote de l’ensemble des subventions (127 associations bénéficiaires pour un total de 750 000 €) a été adopté en moins de cinq minutes. Qui plus est par un conseil municipal unanime, s’il faut en croire la délibération prise à cette occasion. Donc sans que l’opposition ait trouvé à y redire. Et pourtant…

Au moins une association oloronaise s’est fait sucrer sa subvention qui passe de 1 313 € en 2014 à 0 € en 2015. Pourtant elle existe toujours et ne s’est pas mise en sommeil. Cette association, c’est Terre de Mémoire(s) et de Luttes, qui s’est donnée pour mission, entre autres objets, de défendre la mémoire des Républicains espagnols, mais aussi la mémoire ouvrière dans notre ville.

Interrogé par La République sur les motifs de cette suppression, le maire donne une explication lapidaire : « … ces gens-là font de la politique ». Quand on sait que les horreurs de la guerre civile espagnole ont des responsables dans les deux camps, on peut certes trouver que l’association a une conception très manichéenne des choses (les gentils Républicains d’un côté contre les odieux franquistes-fascistes de l’autre). Mais quand on considère l’histoire de notre cité depuis 1936, peut-on nier qu’il y ait un intérêt local à défendre la mémoire de ces émigrés Républicains ?

À moins que pour Monsieur le maire « faire de la politique » se résume à ne pas penser comme lui ou, pire, à en dire du mal. Mais tant que des personnes ne s’expriment pas au nom de l’association dont elles font partie ni en son sein, mais en leur nom propre et à l’extérieur, où est le mal ?

Et puis où est la logique de ce mouvement d’humeur ? Suppression de la subvention mais poursuite de la mise à disposition d’un local municipal ? De deux choses l’une : ou Terre de Mémoire(s) et de Luttes présente un intérêt municipal et peut bénéficier de la subvention et du local ; ou le maire considère qu’elle a un objet politique et il faut alors qu’il lui retire immédiatement le local qu’il met gracieusement à sa disposition sinon il rompt l’égalité entre les citoyens en favorisant l’expression d’une opinion politique au détriment de toutes les autres.

Que nous enseigne cette polémique clochemerlesque qui sent avant tout le règlement de comptes ? Qu’à Oloron comme en bien d’autres villes l’octroi de subvention relève du clientélisme. On essaie grâce au versement de quelques centaines d’euros dont une bonne partie des associations bénéficiaires pourraient fort bien se passer d’acheter les bonnes grâces d’adhérents qui sont aussi souvent des relais d’opinion. Et essayez de sucrer sa subvention à une association dès que vous la lui avez accordée à une seule reprise…..