Trois ans de vœux du maire aux forces vives : entre projets concrets et lettre morte (rubrique : « les paroles s’envolent, les écrits restent »)

Les cérémonies des vœux au personnel communal et aux forces vives du territoire sont à l’agenda de nombre d’élus en ce début d’année. À Oloron, elles auront lieu respectivement les 10 et 11 janvier. Pour la quatrième fois de son mandat, le maire dressera le bilan de l’année passée et brossera le tableau des actions qui seront menées au cours de l’année qui s’ouvre. Mais qu’est-il advenu des annonces qui nous ont été faites à l’occasion des vœux antérieurs ? Lire la suite « Trois ans de vœux du maire aux forces vives : entre projets concrets et lettre morte (rubrique : « les paroles s’envolent, les écrits restent ») »

Travail de nos six députés basco-béarnais à l’Assemblée : Mattei, fort en thème ; Lasserre-David, Poueyto et Lassalle, en fond de classe

Damned ! Les grands esprits se rencontrent ! Je viens de découvrir que La République allait publier dans son édition de demain, mercredi 3 janvier 2018, une petite étude sur le travail de nos députés à l’Assemblée nationale. Or le blogueur s’est livré au même travail, seul dans son coin, avec son copain Excel. Comme nous n’aurons pas nécessairement la même interprétation des données, il n’y a pas de raison de ne pas mettre ce billet en ligne ci-dessous Lire la suite « Travail de nos six députés basco-béarnais à l’Assemblée : Mattei, fort en thème ; Lasserre-David, Poueyto et Lassalle, en fond de classe »

Et si nous faisions le bilan des promesses électorales municipales en matière de sécurité ?

On l’aura compris, la sécurité passe pour l’une des priorités de notre municipalité. Au moins sur le plan médiatique. Il faut dire que l’actualité récente justifie que cette question récurrente refasse surface. Bon, c’est bien beau, les grandes déclarations d’intention sur le sujet, mais comment se traduisent-elles dans les faits ? Lire la suite « Et si nous faisions le bilan des promesses électorales municipales en matière de sécurité ? »

Mi-mandat : faute de bilan, le maire nous annonce son programme… pour 2020

À chaque nouvelle parution d’Inf’Oloron, le magazine de communication de la ville d’Oloron, je me jette immédiatement sur l’éditorial du maire. Car, si l’on s’en tient à la définition du Larousse, cet éditorial est censé exprimer l’opinion, sinon du conseil municipal tout entier, tout au moins de sa majorité. Que nous réserve celui qui nous attend dans l’Inf’Oloron n°10 qui vient de sortir ? Lire la suite « Mi-mandat : faute de bilan, le maire nous annonce son programme… pour 2020 »

Clins d’œil et petites piques du dimanche 21 mai 2017

La rédaction de ce billet dominical a été plus rapide que prévu. La voici donc avec un jour d’avance. Deux sujets s’intéressent à la municipalité (avec la création d’une association de défense du bilan d’Hervé Lucbéreilh d’une part et l’organigramme des services de la ville d’autre part). Un paragraphe apporte des compléments d’information au billet publié jeudi dernier à propos de la bande dessinée « Mickey au camp de Gurs ». Deux autres échos évoquent les prochaines élections législatives. Et le billet se conclut par une remarque peu charitable sur le titrage malheureux de l’un de ses articles par un journaliste local. Lire la suite « Clins d’œil et petites piques du dimanche 21 mai 2017 »

Jean Lassalle, un député aux abonnés absents qui brigue un nouveau mandat

Le 17 mai vers midi a pris fin un suspense insoutenable. Non, je ne veux pas parler de l’annonce de la composition du premier gouvernement de l’ère Macron que les chaînes d’information continue attendent depuis trois jours avec une impatience proche de l’hystérie. Il s’agit d’une question bien plus cruciale pour les Oloronais que nous sommes : Jean Lassalle sera-t-il candidat à sa succession en qualité de député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques ? Lire la suite « Jean Lassalle, un député aux abonnés absents qui brigue un nouveau mandat »

Le niveau zéro du débat démocratique en conseil municipal

Par penchant naturel, et parce que c’est ce qu’attendent ses lecteurs, la presse préfère parler des trains qui déraillent plutôt que de ceux qui arrivent à l’heure. Aussi ceux d’entre nous qui prennent connaissance du déroulement des conseils municipaux uniquement par le compte-rendu qu’en donne leur quotidien local favori peuvent penser que les réunions se résument à une longue bataille de chiffonniers où l’on se rend coup pour coup. Ils auraient tort.

Les (rares) Oloronais qui assistent aux séances de conseil municipal peuvent d’ailleurs en témoigner : les divergences entre majorité et opposition se manifestent sur très peu de dossiers. La plupart des délibérations sont adoptées à l’unanimité. Soit parce qu’il s’agit de décisions techniques qu’il serait ridicule pour l’opposition de rejeter ; soit, tout simplement, parce que l’ensemble des conseillers considèrent que la décision qui leur est soumise va dans le bon sens.

Grâce au ciel, il arrive à ce morne consensus d’être un peu bousculé. Il y a bien à chaque fois deux ou trois dossiers de l’ordre du jour sur lesquels le ton monte. Et c’est à chaque fois sur des questions d’importance : le niveau d’endettement de la commune, l’inflation dans le recrutement du personnel, la fiscalité, le choix dans les investissements etc. L’occasion d’un débat démocratique où chacun exprime son opinion de façon raisonnée et propose ses solutions ?

Hélas, non ! Le but n’est pas d’être constructif. Le seul objectif, c’est de clouer le bec à l’adversaire, histoire de pouvoir en fin de séance dire à ses petits camarades : « Tu as vu ce que je leur ai mis ? ». La méthode est à chaque fois la même : on renvoit le camp d’en face à son bilan. Le « coup du bilan » constitue le niveau zéro du débat démocratique. Il nie à la partie adversaire la possibilité d’avancer la moindre proposition.

Combien de fois entend-on au cours de la même séance de conseil municipal des répliques du genre : « Vous n’avez pas fait mieux que nous » ou « Vous avez fait pire » ou « Que ne l’avez-vous fait lorsque vous étiez aux affaires ? ». Ce genre d’arguments fait à l’évidence avancer les choses ! Le principe d’une bonne gestion municipale ne serait-elle d’ailleurs pas d’évoquer le présent et le futur de la cité, plutôt que d’avoir le regard en permanence dans le rétroviseur ? Un conseil : venez assister à l’une de ces réunions et faites le compte de ces yeux rivés dans le rétroviseur; vous ne serez pas déçu.