Projet de carrière du Bager : les dits et les non-dits de Monsieur Costanzo

La presse quotidienne locale fait ce matin le point sur l’état d’avancement d’un volet des études commandées par la société GC Conseil en vue de l’exploitation d’une carrière de pierres au Bager. Elle se prête ainsi à une belle opération de communication du patron de ladite société, Monsieur Guillaume Costanzo. Opération de communication, à ne pas confondre avec information. Lire la suite « Projet de carrière du Bager : les dits et les non-dits de Monsieur Costanzo »

Carrières du Bager : l’arrêté anti-Pétetin du maire d’Oloron

IMG_2010Entre deux passages par la case Justice (un jour côté prétoire, le lendemain côté cellule), Eric Pétetin poursuit son combat inlassable, et souvent border line, contre tout ce qu’il juge être atteintes à l’environnement. Sa présence a été signalée ainsi dans le secteur de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, puis vers le barrage de Sivens et même en région lyonnaise. Il se murmure maintenant qu’il reviendrait poursuivre sa lutte chez nous, à Oloron, dans ce Béarn qui l’a médiatiquement révélé lors de la construction du tunnel du Somport.

Il aurait projet de créer une ZAD pour empêcher la création Lire la suite « Carrières du Bager : l’arrêté anti-Pétetin du maire d’Oloron »

Le maire d’Oloron préfère les forêts de Patagonie au bois du Bager

AraucariaLa République de ce jour consacre l’essentiel de sa page « Oloron » à la visite en notre ville du ci-devant Stanislas Ier, prince d’Araucanie et Patagonie. La mairie lui a même réservé un accueil très officiel : réception par la municipalité, plantation avec l’aide du maire d’un Araucaria flanqué d’une pierre sur laquelle est gravée le texte suivant : « Arbre d’Araucaria planté le 17 octobre 2015 par Stanislas Parvulesco, Prince d’Araucanie-Patagonie en hommage au combat des Indiens Mapuches ».
Si personne (pas même le maire, je veux le croire) n’est dupe du caractère folklorique de l’opération, un certain nombre de questions méritent néanmoins d’être posées. Qui a supporté le coût de tout ce cirque (frais de voyage et de séjour du soi-disant prince, achat de l’arbre, gravure de la pierre etc.) ? Le comité des fêtes, dans la mesure où la prestation de Stanislas (et d’Hervé Lucbéreilh dans le rôle du clown blanc) constituerait une attraction des fêtes de la Saint-Grat, au même titre qu’en d’autre temps les animations de Casimir ? Hervé Lucbéreilh sur ses propres deniers en sa qualité de vice-consul de Patagonie ? Le contribuable oloronais ? Un seul conseiller municipal s’est-il interrogé et, dans l’affirmative, a-t-il cherché à obtenir une réponse ?

En tout cas, voir Hervé Lucbéreilh planter un arbre en hommage au combat du peuple Mapuche ne manque pas de sel. Sans aller jusqu’à dire que la famille Dutter, Xavier Gayan et tous les riverains du Bager et de Soeix sont nos Indiens Mapuches à nous, je trouve un peu fort de café qu’on aille pleurer sur le sort de personnes et de forêts situées à l’autre bout du monde… quand on s’apprête à massacrer des dizaines d’hectares de bois et à pourrir la vie de dizaines de citoyens sur le propre territoire dont on a la charge.

Fleurs des Fontaines 2Tant qu’à venir à Oloron, Stanislas aurait pu se rendre autrement plus utile en contribuant à un meilleur entretien de notre ville. Il lui suffisait, par exemple, de descendre jusqu’au lavoir du quartier des Fontaines. Et, avec l’aide du maire, de renouveler l’ornementation florale de lieux qui n’ont pas vu un jardinier de la ville depuis belle lurette (cf photo ci-contre). Là, l’argent du contribuable aurait été employé avec davantage de discernement.

Projet de carrières : une réunion publique organisée le 21 octobre en mairie

J’apprends par le site « Non aux carrières en forêt du Bager d’Oloron », qu’une réunion publique se tiendra le 21 octobre à 20 heures 30 à la mairie d’Oloron. S’agit-il de la réunion publique généraliste promise par le maire lors du conseil municipal du 5 octobre ? Ou bien Lire la suite « Projet de carrières : une réunion publique organisée le 21 octobre en mairie »

Projet de carrières : le patron de GC Conseil fait profil bas

Carrière
Carrière à Châteauneuf-du-Pape

La République de ce matin nous annonce que les projets de carrières de Soeix et du Bager ont donné lieu hier après-midi à une « première réunion de contact » entre les services de l’État, le porteur de projet (GC Conseil) et la mairie d’Oloron. « Premier contact » alors que le conseil municipal a accepté le principe des études il y a plus d’un an ? Soit GC Conseil n’est pas si pressé que ça, soit la mairie manque singulièrement de réactivité…. soit on ne nous dit pas tout.

Le patron de GC Conseil, Guillaume Costanzo, a profité de sa venue à Oloron pour amener le journaliste de La République sur le terrain. Opération communication où notre porteur de projet adopte un profil bas. Seul problème : les explications données par le porteur de projet suscitent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses. Voilà qui n’est pas à mon avis de nature à apaiser les inquiétudes de nombre d’entre nous.

Concernant l’étendue du projet, Monsieur Costanzo se veut apaisant : « Moi, au départ, je suis venu pour une zone de 9 hectares que j’ai identifiée à Soeix… ». Et il se retrouve à l’insu de son plein gré à la tête d’une étude portant sur 57 hectares à Soeix et 191 hectares au Bager ? Peu crédible. D’autant que Monsieur Costanzo était plus explicite le mois dernier lorsqu’il complétait ainsi son propos : « … Je joue quand même avec mon argent. Tant qu’à mener des études environnementales poussées et faire venir des spécialistes, autant le faire sur plusieurs zones et ne pas se limiter à un projet de 9 hectares ».

Le patron de GC Conseil tente aussi dans son opération de communication de se présenter comme soucieux de l’environnement (le site d’exploitation –attention, il ne parle là que des 9 hectares- ne sera pas visible de Soeix) et se pose en aménageur. Selon lui, l’exploitation de la carrière de Soeix pourrait être à l’origine de la création d’une zone d’activités accueillant des ateliers de taille de pierre ou entreprise de BTP. Ben voyons. Et pourquoi pas d’une menuiserie et d’une scierie tant qu’il y est ?

Et pour l’accès des poids lourds au site d’exploitation, pas de problème pour Monsieur Costanzo : on recalibre la route des Crêtes et on lance un pont sur le gave d’Ossau pour créer un accès sur la RN 134. Une opération se chiffrant à plusieurs millions d’euros. Qui va la financer ? Le porteur de projet ? La collectivité publique ?

Certes les études ne sont pas achevées. Mais ces premières indications laissent pensif. Il y a tout de même un grand absent dans le débat qui s’instaure depuis quelques temps autour du projet : la maire d’Oloron. Sortira-t-il du bois (du Bager) à l’occasion de la réunion de quartier à Soeix lundi prochain ? Peu probable. Si la mairie est interpellée, et elle le sera, sa réponse sera sans doute la suivante : nous ne souhaitons pas nous prononcer avant la conclusion des études. Sera-t-il contraint de sortir de son silence à l’occasion d’une question posée sur le sujet par son opposition ou (pourquoi pas) par sa majorité lors du prochain conseil municipal qui se tiendra le 5 octobre ? Il n’est pas interdit de rêver.

Projet de carrières du Bager : mais où est l’opposition municipale ?

Tract de l'association de défense
Tract de l’association de défense

Quand on est un mauvais écrivain (c’est mon cas), on parle de « silence assourdissant » pour qualifier une telle attitude. Oui, comment ne pas qualifier d’ « assourdissant » le silence de l’opposition municipale face à l’émotion soulevée par la découverte d’une étude portant sur la création de carrières menaçant plus de 200 hectares de forêt ?

De deux choses l’une : soit les membres du PS et du PC sont en vacances, soit ils cautionnent l’opération. C’est d’ailleurs cette seconde hypothèse qu’essaient d’accréditer le patron de GC Conseil et le maire auprès de l’opinion. Le premier quand il déclare qu’il avait présenté dans un premier temps son projet à la municipalité précédente, le second quand il affirme que le projet présenté lors du conseil municipal du 31 juillet 2014 est le même que celui qui existait sous la municipalité de Bernard Uthurry.

Le rôle d’une opposition dans une commune est certes de s’opposer. Mais ce rôle va bien au-delà : quand elle considère qu’un projet est contraire à l’intérêt d’une majorité des administrés, elle doit tout mettre en œuvre pour les informer, pour débusquer ce qui, à ses yeux, peut poser problème. Et (je parle ici en général, pas pour Oloron en particulier) ses moyens d’investigation sont plus importants qu’on ne le croit.

Peut-être nous sera-t-il répondu que dans le cas qui nous intéresse l’opposition ne reste pas inerte, qu’elle se livre à une action discrète plus efficace que l’agitation médiatique. Oui, mais voilà : la manière dont le dossier a été géré jusqu’à présent soulève aujourd’hui une telle suspicion chez de plus en plus d’Oloronais qu’il est l’heure d’exposer sans attendre le projet sous toutes ses facettes (avantages, s’il y en a, et inconvénients).

Car si on attend l’enquête publique, c’est-à-dire une bonne année supplémentaire, les tensions vont s’exacerber, les rumeurs proliférer. Ne serait-ce pas la mission de l’opposition municipale que d’exiger d’Hervé Lucbéreilh une séance plénière du conseil où le patron de GC Conseil viendrait dans les prochaines semaines faire part de ses intentions et répondre à toutes les questions des élus… et des citoyens. Ainsi ont procédé de nombreuses communes dans des cas semblables. En convoquant une telle réunion plénière, Hervé Lucbéreilh ne prouverait-il pas qu’au-delà de ses grandes déclarations de principe précédentes il est un défenseur acharné de la démocratie participative ?

Un projet de carrière menace 200 hectares de la forêt du Bager – Bataille en vue

Forêt du BagerVoilà une délibération prise par le conseil municipal d’Oloron au cœur de l’été dernier qui risque de faire quelques vagues dans les prochaines semaines. Pas sûr d’ailleurs que les élus de la majorité qui l’ont votée à l’unanimité (les 8 conseillers de l’opposition s’étant prudemment réfugiés dans l’abstention) aient alors mesuré la portée de leur vote.

Par cette décision, le conseil municipal a autorisé une société basée à Alès, la société GC Conseil, à se lancer dans « la réalisation d’études nécessaires à la constitution d’un ou plusieurs dossiers de demande d’autorisation d’exploitation de carrière sur des terrains privés communaux ». La délibération précise que quatre zones seront concernées par ces études, pour une superficie totale de (j’arrondis à l’entier supérieur) 261 hectares, soit 2 610 000 mètres carrés. Dont près de 200 hectares de la forêt du Bager Sud d’Oloron (en ouverture de ce billet, deux photos trouvées illustrant la zone concernée).

Rappelons tout de même que ces terrains sont classés dans le Plan local d’urbanisme d’Oloron en espaces boisés classés. C’est-à-dire qu’ils ne doivent pas, sauf cas très particulier, changer de destination. Il sera intéressant de vérifier, mais sans doute l’étude s’y attachera-t-elle ( !), si les règles d’urbanisme oloronaises et, plus généralement, les règles d’urbanisme françaises permettent dans le cas présent l’abattage de dizaines d’hectares de forêt pour, à la place, creuser le sol et araser des collines afin d’en tirer des matériaux pour la construction et les travaux publics.

La découverte très récente de ce projet a fait grimper aux arbres (façon de parler… compte tenu du sujet !) de nombreux Oloronais. Qui s’opposent à une telle atteinte à l’environnement ainsi qu’aux nuisances de tous ordres que l’exploitation d’une telle installation susciterait chez les riverains. Réactivation d’une association de défense, création d’un site Internet et d’une page Facebook,préparation d’une pétition, appel aux bonnes volontés… ils se mettent en ordre de marche. L’heure de la bataille approche !

J’ai lu sur leur page Facebook le message d’un de leurs soutiens, membre par ailleurs du futur Comité économique, social et environnemental local (CESEL) dont Monsieur le maire, soucieux d’instaurer à Oloron la démocratie participative, a décidé la création. Ce membre s’étonne que ledit comité (même s’il est encore à l’état d’embryon) n’ait pas été informé du projet. Voilà une réflexion intéressante car si cette opération n’a pas une connotation économique et environnementale aucune autre ne l’aura. Allez, Monsieur le maire, vous saisissez le Cesel ? Ou le Cesel devra-t-il dès le mois d’octobre (une fois que le conseil municipal aura officialisé sa création) s’auto-saisir ? Chiche !

PS – pour les personnes intéressées, voici le lien vers le site Internet et la page Facebook des Amis de la forêt du Bager
http://amis-foret-bager-oloron.jimdo.com/
https://www.facebook.com/non.carrieres.forets.bager.oloron