Clins d’œil et petites piques du dimanche 5 mars 2017

Trois sujets à l’ordre du jour du billet dominical : avec le premier, nous reviendrons sur la question de la « réserve parlementaire » qui avait fait l’objet d’un article d’Oloronblog le 28 février dernier; dans le deuxième sujet, nous évoquerons la prochaine diffusion sur la Cinq d’un documentaire mettant en valeur le sens de l’accueil de notre ville; dans le dernier, nous nous intéresserons à l’avancée des travaux le long de la déviation Gabarn/rond-point Borderouge. Lire la suite « Clins d’œil et petites piques du dimanche 5 mars 2017 »

La polémique du Bastet : une occasion de remettre de l’ordre dans le dossier ?

Après une dizaine de jours passés loin d’internet, à 800 kilomètres d’ici, dans la plus belle région de France (si l’on excepte le Béarn, bien entendu !), c’est-à-dire la Bretagne, m’attend dans ma boîte mail le message d’un homme en colère.

Il est même très en colère, Michel Boniface. Au point d’avoir tenu à partager les motifs de son courroux avec des personnalités politiques éminentes (Jean Lassalle et Hervé Lucbéreilh, pas mois), des médias nationaux et locaux non moins importants (le site d’information en ligne Médiapart et La République des Pyrénées), un personnage public de premier plan (le Défenseur des Droits, l’ancien ministre Jacques Toubon) et, allez savoir pourquoi il se retrouve au milieu de ce brillant aéropage, le rédacteur d’un petit blog local. Lire la suite « La polémique du Bastet : une occasion de remettre de l’ordre dans le dossier ? »

Accueil des réfugiés : communiqué du collectif nous appelant à participer à une réunion de réflexion et de travail

Mes précédents billets faisaient état de la constitution d’un collectif pour l’accueil des réfugiés à Oloron. Voici le communiqué de presse par lequel ce collectif nous appelle tous à participer à une réunion de réflexion et de travail sur ce sujet le 16 septembre prochain.

« Des citoyens du Piémont Oloronais, des associations caritatives et des représentants de toutes les confessions
religieuses organisées à Oloron invitent la population à une réunion de réflexion et de travail sur l’accueil des réfugiés.
Toutes les associations humanitaires, toutes les personnes et tous les élus sensibilisés par ce grave problème
sont conviés à se retrouver le Mercredi 16 septembre à 20h30 à la Fraternité, rue de la Fraternité à Oloron-Ste-Marie »

Accueil des réfugiés : ça bouge aussi du côté de l’opposition municipale

Dans mon billet d’hier, j’évoquais le collectif qui vient de se mettre en place pour permettre l’accueil de réfugiés syriens et/ou irakiens sur Oloron. D’autres initiatives se font jour…. même du côté des élus municipaux. Témoin la lettre que les élus de l’opposition municipale (qualifiée plus justement dans ce qui suit, vu les circonstances de « minorité municipale ») viennent d’adresser à Hervé Lucbéreilh. En voici le texte intégral :

« Monsieur le maire,
Sous nos yeux se déroule actuellement une tragédie d’une ampleur historique.
Il faut revenir aux heures noires des années 30/40 pour trouver un exode similaire et encore, celui que nous vivons reste, par son importance et par ses causes, inédit pour nos pays occidentaux.
Mises en demeure de relever ce nouveau défi, sauf à renoncer aux valeurs qui ont cimenté les pays européens d’après guerre au sein de leur union, les nations s’organisent et sollicitent leur population, leurs régions et leurs communes, pour être à la hauteur de l’enjeu qui est devant nous.
Dans ce contexte, notre ville ne peut pas rester inerte.
Son histoire, ses qualités d’accueil et de solidarité, démontrées pour les réfugiés espagnols et désormais inscrites dans son patrimoine immatériel, obligent ceux qui la dirigent maintenant, à se montrer dignes de leurs prédécesseurs.
Quelquefois, le contexte révèle les hommes qui se grandissent alors, pour se mettre à la hauteur de la situation.
Mais ils peuvent aussi illustrer par leur attitude rabougrie, les propos du général de Gaulle quand il disait:  » A force de raisonner petit, on prend le risque de le devenir »
En tout cas pour nous, le choix est fait, clairement, sans hésitation ni faux fuyants, juste pour pouvoir regarder en face, ces hommes, ces femmes, ces enfants, qui fuient la mort, la barbarie, la soumission.
Ce faisant, nous n’aurons pas à baisser les yeux devant notre propre lâcheté.
Mais il ne faut plus attendre.
C’est ainsi que nous vous demandons, d’adhérer immédiatement au réseau des villes d’accueil qui se met en place, en dépassant les appartenances politiques et de prendre les initiatives nécessaires.
En même temps, vous devez mobiliser les forces vives locales qui voudront s’engager pour participer à la résolution de ce défi.
Nous n’ignorons rien des difficultés, des différences de contexte selon les pays ou selon les territoires, nous restons lucides vis à vis des difficultés que vivent nos concitoyens, nous voyons bien les réflexes de repli et de craintes.
Mais nous préférons faire preuve du courage nécessaire, pour dominer ces réserves que le temps rendra relatives.
Maintenant, il faut agir, simplement, concrètement, c’est la condition qui nous est imposée pour rester des hommes et des femmes qui dans quelques années, seront fiers de leurs décisions et reconnus dans l’honneur par les générations futures.
Nous n’imaginons pas, monsieur le Maire, que vous puissiez répondre par la négative à notre demande.
Les élus du groupe minoritaire du Conseil municipal d’Oloron Ste Marie »

Preuve que la situation est historique, mon interlocuteur se garde de toute polémique quand il précise dans la transmission de ce courrier l’esprit dans lequel s’effectue cette démarche : « S’agissant d’une situation dans laquelle les clivages politiques classiques n’ont pas de sens puisque des communes de gauche de droite du centre et d’ailleurs se portent volontaires, j’espère que notre proposition trouvera une majorité au CM d’Oloron. Connaissant bien nos collègues, nous ne revendiquons pas le monopole de la solidarité et de la compassion, ni celui de l’intelligence devant cette tragédie. Simplement nous voulons que notre ville ressemble à son histoire. »

Un vent nouveau soufflerait-il sur notre ville ? Monsieur le maire saura-t-il aller dans son sens ? N’y aura-t-il aucune velléité de récupération d’une action citoyenne qui doit être avant tout celle de tous les Oloronais quels qu’ils soient ? La mairie apportera-t-elle ses moyens administratifs et techniques pour permettre la réussite de l’opération ? Réponse à toutes ces questions dans les prochains jours.

En voyage d’étude chez les Bonnets Rouges !

PauseJe serai chez les Bonnets Rouges lundi soir. Pas dans la fournaise qui traitera du projet de carrières lors de la réunion de quartier qui se tiendra à Soeix, non. En Bretagne. Voilà l’explication de la mise en sommeil de ce blog durant quelques jours à partir de ce 14 septembre.

Les abonnés n’ont pas à se soucier : ils recevront comme d’habitude un mail d’information dès la parution du prochain article. Quant aux lecteurs fidèles ou intermittents non abonnés, il leur reste deux solutions : soit revenir de temps en temps sur le blog pour voir s’il y a du nouveau, soit s’abonner (un simple clic sur l’espace réservé en haut à droite de la page)et être ainsi informés dès parution d’un nouvel article.

Vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser à « Un Regard sur Oloron » et à l’alimenter par vos commentaires, critiques et suggestions. Soyez-en remerciés.

Premier post-scriptum qui n’a rien à voir avec ce qui précède – En raison de prévisions météo défavorables, Hervé Lucbéreilh a décidé d’annuler la Fête des associations. C’était la voix de la sagesse. Hervé Lucbéreilh n’est pas sans savoir que de lourds nuages s’amoncellent sur Soeix et le Bager, annonciateurs d’un gros grain. Il ferait à nouveau preuve de sagesse s’il annulait les projets pesant sur ces deux quartiers d’Oloron. Mais peut-être que deux preuves de sagesse consécutives c’est trop pour lui ?

Second post-scriptum qui n’a rien à voir avec tout ce qui précède – Si j’ai bien compris les annonces de Monsieur le Curé samedi soir lors de la messe du 105ème anniversaire de la JAO, un collectif est en train de se monter à Oloron sous l’impulsion de Pierre-Louis Giannerini en vue de l’accueil de réfugiés syriens et irakiens. Si les communautés catholique, protestante et musulmane ont déjà décidé de s’impliquer, le collectif a aussi vocation à intégrer tout citoyen qui se sent concerné. Prochaine réunion mercredi 16 septembre à 20 heures 30 rue de la Fraternité. Et si c’était ça aussi la démocratie participative : des citoyens qui se saisissent d’un problème quand ils sentent l’autorité publique locale peu réactive sur la question ?

Suggestion humanitaire à l’adresse de Monsieur le Maire d’Oloron

Voilà un sujet qui nous éloigne de la polémique sur le coût des écoles ou l’émoi suscité par le projet menaçant 200 hectares de forêt communale. Voilà un sujet qui nous ramène aux principes de la vie en société et au premier d’entre eux notamment, la solidarité. Qu’est-ce que ce « sermon » vient faire sur ce blog, me direz-vous ?

Peut-être avez-vous entendu parler de la prise de position de 11 maires de la banlieue toulousaine ? Jeudi, ils se sont déclarés « prêts à accueillir » des migrants, après l’image « insoutenable » d’un jeune Syrien mort noyé sur une plage turque. Ajoutant : « Nous connaissons la complexité de la question des migrants, mais nous voulons d’abord réagir en êtres humains, en républicains ».

Et si le maire d’Oloron s’inspirait de cet exemple et prenait lui aussi ce genre d’initiative ? J’entends d’ici les objections : « Oui, on se laisse dominer par la dictature de l’émotion », « Commençons d’abord par soulager les Français qui souffrent », « Nous n’avons pas vocation à accueillir toute la misère du monde », « Nous payons assez d’impôts comme ça », « Fausse générosité » (comme dit ce salopard d’Eric Ciotti) etc. etc.

À n’en pas douter, la réaction des Oloronais serait sur le sujet à l’image de celle de la majorité des Français : défavorable. Mais nous serions aussi un certain nombre à y adhérer, à aider concrètement à mettre en place le projet et même – allez, soyons fous ! – à accepter que les impôts communaux subissent un petit, tout petit coup de pouce pour financer une opération qui ne menacerait tout de même pas l’équilibre du budget municipal.

Monsieur le Maire, vous qui savez aller à l’encontre de la pensée unique, vous à qui il arrive de vous occuper de sujets qui ne relèvent pas directement de la gestion municipale, osez, inspirez-vous de l’exemple de vos collègues toulousains, contribuez à nous faire sortir de notre égoïsme, faites que la commune d’Oloron accueille une famille de réfugiés. Le patrimoine immobilier de la ville devrait d’ailleurs vous permettre de régler immédiatement la question de l’hébergement. Soyez l’élément moteur de cette noble cause. Et si vous le faites, promis, j’arrête de dire du mal de vous.

(actualisé le 4 septembre à 22 heures) Cette suggestion a bien peu de chances d’être entendue : l’association Civitas, dont Monsieur le maire est proche, est à l’origine en ce début septembre d’une pétition dont le titre se suffit à lui-même « Stop à l’immigration – Fermons nos frontières ». Civitas va même jusqu’à qualifier les mouvements migratoires actuels de « fléau pour l’Europe ». Voilà des catholiques qui ont bien assimilé le message d’accueil de l’Évangile !