La crue des gaves à Oloron le 13 juin 2018 (vidéo de 3 minutes)

La crue du 13-06-2018 au pont de FarbeigtSi elle cause bien moins de dégâts à Oloron qu’en d’autres lieux (affaire de topographie), la crue des gaves est toujours spectaculaire. Notamment en ce 13 juin où, sur le coup de 10 heures, le niveau et le débit de l’eau ont atteint leur niveau record. Selon le site Vigicrues, le débit du gave d’Aspe atteignait à 10 heures 453 mètres cubes par seconde quand durant les sept derniers jours il tournait autour de 50 à 60 mètres cubes. Même chose pour le gave d’Ossau au quartier Sestiaa : 305 mètres cubes à la seconde ce matin contre 50 à 60 mètres cubes en moyenne durant les sept derniers jours. Soit 453 000 litres d’eau à la seconde. Lire la suite « La crue des gaves à Oloron le 13 juin 2018 (vidéo de 3 minutes) »

Le « Biscondrift », qu’est-ce que c’est ?

Vous empruntez le tricycle du gamin. Vous gainez les roues de l’engin d’une enveloppe en PVC. Vous coiffez un casque. Et hop, vous vous lancez depuis la place Saint-Pierre dans la descente du Biscondau. Après bien entendu avoir bloqué toute circulation de véhicules venant en sens inverse.Et vous avez le Biscondrift. Et comme quelques images valent mieux qu’un long propos, vous trouverez ci-dessous une courte vidéo de cette animation qui s’est déroulée dimanche dernier à l’occasion des fêtes de Sainte-Croix. Lire la suite « Le « Biscondrift », qu’est-ce que c’est ? »

À Oloron même les gaves sont en colère (vidéo)

Vigicrues 26-11-2015
Les débits relevés par Vigicrues ce 26 novembre à 10 heures 45 Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Saviez-vous que l’Aquitaine est et sera la région de France la plus affectée (« affectée », voilà un terme plus gracieux que l’horrible anglicisme « impactée ») par le réchauffement climatique ? Non, vous ne le saviez pas ? Il vous suffisait pour l’apprendre d’assister à la conférence donnée hier soir dans le cadre de «Cultures d’hiver». Lire la suite « À Oloron même les gaves sont en colère (vidéo) »

Quelques images vidéo de l’hommage rendu aux victimes des attentats de Paris par les Oloronais

Nous étions quelques centaines ce lundi à midi sur la place de la Mairie pour rendre hommage aux victimes des attentats de vendredi dernier à Paris. Le maire avait pris l’heureuse initiative d’y convier son homologue de la sœur jumelle d’Oloron, la ville de Jaca.

Après un premier moment de recueillement pendant que sonnait le glas au clocher de Notre-Dame, quatre brèves prises de parole : le maire d’Oloron, bien sûr, le représentant de la communauté musulmane ensuite, le propriétaire de la boucherie halal taguée dans la nuit de vendredi à samedi, et enfin le maire de Jaca. Ces interventions dont on trouvera ci-dessous quelques courts extraits seront suivies d’une minute de silence puis de la Marseillaise reprise par une partie de l’assistance.

La CCPO dit m… à Nadine Morano, avec poésie

Nadine Morano : femme politique française qui a au moins compris qu’il y avait deux méthodes pour exister dans le domaine dont elle a fait sa profession. Soit on fait preuve d’un réel talent. Soit on se signale par des attitudes et des déclarations polémiques dont les médias feront leurs choux gras. Faute de talent, Morano a opté pour la seconde méthode. Dernier fait d’armes en date : avoir défini la France comme un pays judéo-chrétien de race blanche.

Oloron : capitale du Haut-Béarn, siège de la CCPO (Communauté de communes du piémont oloronais) qui organise ce week-end la 5ème édition de « Confluence des cultures ». Cette manifestation met à l’honneur cette année la rencontre entre les cultures urbaines et les cultures traditionnelles. Avec pour point d’orgue un concert-impro réunissant deux slameurs, trois musiciens utilisant des instruments traditionnels béarnais et des danseurs du groupe les Seuvetons de Lasseube.Concert-impro programmé, il est vrai, bien avant la déclaration pour le moins inopportune de l’adhérente du parti Les Républicains.

Le programme ? Sachant (merci le Larousse) que le slam se définit comme une « poésie orale, urbaine, déclamée dans un lieu public, sur un rythme scandé », les slameurs déclamaient des poèmes sur fond de musique traditionnelle, parfois accompagnés par les danseurs. Tous les poèmes étaient extraits d’un recueil intitulé « Le Chant des possibles », œuvre de l’un des deux slameurs, Marc Alexandre Oho Bambe chantant sous le pseudonyme du Capitaine Alexandre.

Et c’est là que nous retrouvons Nadine Morano. Horreur et damnation, Madame Morano, Capitaine Alexandre est d’origine camerounaise. Pire, Madame Morano, « Le Chant des possibles » vient d’obtenir le prix Paul Verlaine de l’Académie Française. Comment, un auteur d’origine camerounaise distingué par l’une des institutions les plus prestigieuses de notre beau pays de France pour un recueil de poésie en langue française ? Mais dans quel monde vivons-nous Madame Morano ?

Et comme si ça ne suffisait pas, voilà que la CCPO a l’outrecuidance de l’inviter. Et que le nombreux public, tous âges confondus, qui assistait à cette interprétation donnée samedi soir à la médiathèque d’Oloron a réservé un triomphe à tous les artistes. Et j’espère que les trois extraits figurant dans la vidéo ci-dessous feront regretter aux absents de ne pas avoir fait le déplacement.

Post-scriptum qui a à voir avec ce qui précède : certes, la CCPO était organisatrice de la manifestation. Dommage quand même que la mairie d’Oloron n’ait pas relayé le programme sur son site Internet. Toujours la gué-guerre ?

C’est quoi ces travaux sur le gave d’Aspe à Oloron ? (video)

Travaux sur le gave d'AspeDepuis hier, un camion et une pelle s’activent au milieu du gave d’Aspe (cf video en fin de billet), au pied du pont Sainte-Claire, au débouché du canal en provenance de la centrale hydroélectrique.

Renseignements pris, voici quelques explications. Les crues du gave ont apporté depuis l’an dernier beaucoup de sable, cailloux et grosses pierres à cet endroit. Ce qui finit par nuire à la production de la centrale. L’objectif est donc d’éliminer tout cet apport… jusqu’aux crues suivantes à l’issue desquelles, peut-être d’ici un an, l’opération devra être renouvelée.

Les travaux devraient durer jusqu’à ce soir. Il faut le savoir, toute intervention pour travaux dans le gave est surveillée par une « police de l’eau » particulièrement vigilante : dépôt préalable d’un dossier très détaillé expliquant les motifs des travaux ainsi que toutes les mesures qui seront prises pour protéger le milieu naturel et visite sur le site durant l’exécution de l’opération pour s’assurer que toutes les consignes sont respectées.

Deux exemples de ces précautions :
– L’entreprise pour le compte de laquelle est effectué ce curage a dû prouver qu’il n’existait pas de frayère à proximité. Ce n’était pas le cas : lors de la pêche électrique faite avant travaux seuls une petite anguille, un vairon et une lamproie ont été trouvés. Les travaux ont donc pu démarrer. Ah si les services de l’État pouvaient être aussi prévenants lorsqu’il s’agira de protéger la forêt du Bager et les frayères humaines qui vivent autour !
– Second exemple du souci de protection de l’environnement : les 900 mètres cubes qui sont à évacuer ne peuvent être commercialisés ; ils ne doivent pas quitter le lit du gave et sont donc entreposés un peu plus bas, en bordure de l’eau…. où ils retourneront lors d’une prochaine crue.

Dormez tranquilles, braves gens, l’État veille sur notre bien-être. Et sur celui des poissons.

Transhumance et autres vacheries (vidéo)

TranshumanceCe samedi, c’était Fête de la Transhumance à Oloron. L’occasion pour nos hommes politiques de faire assaut de vacheries au passage des brebis. L’un d’entre eux, tout sourire, m’a confié (véridique) qu’il avait cru reconnaître dans une brebis galeuse ouvrant la marche du troupeau le visage de l’un de ses adversaires. Un second s’est étonné de voir tant d’élus suivre pour une fois le troupeau (troupeau…. de leurs électeurs ?).

Mais la Transhumance, c’est avant tout une affaire de culture et de patrimoine. Les premières images ci-dessous présentent l’arrivée du troupeau par la rue d’Aspe. Les suivantes ont été prises le même jour avec un autre troupeau, vers 22 heures, dans une petite rue du quartier Notre-Dame. Là, les brebis passaient en direction de Monein.