Conseil municipal du 20 décembre 2016 : quelques notes prises au fil de la séance

Conseil municipal en ce mardi 20 décembre. 43 délibérations traitées en un peu moins de 2 heures 30, soit 3 minutes et demi par dossier. Deux explications plausibles à ce train d’enfer : soit les sujets étaient de peu d’importance, soit nos élus étaient pressés d’en finir en ce dernier conseil de l’année conclu, comme c’est la coutume, par une coupe de champagne et quelques canapés et petits gâteaux. Voici quand même quelques notes que j’ai pu noter à toute vitesse au fil de cette séance. Lire la suite « Conseil municipal du 20 décembre 2016 : quelques notes prises au fil de la séance »

Grâce à Compostelle, on parlera d’Oloron au Canada

Voie de Tours, Voie de Vezelay, Voie du Puy, Voie d’Arles, Voie des Piémont pyrénéens… De la même manière que tous les chemins mènent à Rome, toutes les Voies (sur lesquelles sont branchées par ailleurs des milliers de ramifications) mènent à Compostelle. Moins important point de passage que ne peut l’être Saint-Jean-Pied-de-Port, Oloron est un petit « hub » sur la route, à la croisée de la Voie d’Arles qui se poursuit ensuite via le Somport et de la Voie des Piémont qui se dirige ensuite vers l’Hôpital Saint-Blaise. Lire la suite « Grâce à Compostelle, on parlera d’Oloron au Canada »

Les meilleurs hôtels et restaurants d’Oloron selon le site TripAdvisor

Je ne ferai pas injure aux lecteurs d’Oloronblog de penser qu’ils ignorent tout du site internet TripAdvisor. Je ne rappellerai donc pas ici qu’il s’agit d’un site collaboratif qui permet à tout particulier, vous, moi, de faire connaître, tels de petits collaborateurs du Guide Michelin ou du Guide du Routard, leur avis sur les restaurants et hôtels qu’ils fréquentent. Lire la suite « Les meilleurs hôtels et restaurants d’Oloron selon le site TripAdvisor »

Poursuite du voyage dans les vieilles cartes postales d’Oloron

Le 10 juillet dernier, je mettais en ligne (cliquer ici), sous forme de diaporama, une douzaine de cartes postales nous montrant l’allure que présentait notre ville il y a un peu plus de cent ans.En voici aujourd’hui une nouvelle série qui nous conduiront de l’entrée du pont de la place Thiers (notre place de Jaca) à la rue Chanzy (notre rue Louis-Barthou), en passant par Sainte-Croix, le pont Sainte-Claire, la Confluence. Pour terminer, nous nous rendrons du côté de Notre-Dame un jour de marché puis irons prendre un bol d’air dans le Jardin public. Lire la suite « Poursuite du voyage dans les vieilles cartes postales d’Oloron »

La ville d’Oloron reprend des couleurs (diaporama)

Un ami, lecteur fidèle de ce blog, me faisait récemment remarquer que j’avais trop tendance, ces derniers temps, à ne voir dans ma chronique municipale que le côté négatif des choses. Cet ami dit vrai. Alors aujourd’hui, au lieu de noircir le tableau, je vais tenter de lui apporter quelques touches de couleur par l’intermédiaire du diaporama qui suit. En n’omettant pas de rappeler que notre maire actuel est à l’initiative de cet habillage de lumière. Tu vois, ami, tout finit par arriver : j’arrive à en dire du bien !

Mon souci d’objectivité me conduit toutefois à rendre tout de suite à César ce qui appartient à César : la conception initiale de cette scénographie lumineuse n’est pas due à Hervé Lucbéreilh, mais, si j’ai bonne mémoire, à Jean-Paul Haure, la mise en œuvre ayant été assurée, toujours selon mes souvenirs, non par Hervé Lucbéreilh en personne, mais par les agents municipaux d’Oloron.

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Quel programme !!!

Brochure Quartiers d'étéCe titre enthousiaste ne vise pas le programme municipal de l’une ou l’autre des équipes qui se sont présentées à nos suffrages l’an dernier. Il concerne un opuscule glissé aujourd’hui au milieu de la quantité de publicités que nous trouvons tous les mercredis au fond de notre boîte aux lettres. Un miracle qu’il n’ait pas immédiatement fini comme elles dans le container de la collecte sélective.

Cette brochure nous présente le programme complet des animations des « Quartiers d’été » de cette année. Entre juillet et août, pratiquement pas un jour où il ne se passe rien. Concerts, expositions, musées, promenades commentées, spectacles folkloriques, théâtre de marionnettes, marchés de nuit, épreuves sportives etc. etc. Il y en a pour tous les goûts. Et l’on en a d’autant plus pour son argent que toutes ces animations sont… gratuites.

S’il se trouvait un seul pinailleur dans cette riante cité d’Oloron, il ne manquerait sans doute pas de trouver à redire sur deux ou trois points. D’abord sur l’édition tête-bêche du livret qui permet à Monsieur le maire de signer non pas un, mais deux éditoriaux, l’un côté pile, l’autre côté face. Il s’interrogerait ensuite sur la présence de deux autres éditoriaux l’un en béarnais, l’autre en occitan, signés de l’association Biarn Toustém (gardienne sourcilleuse de la langue mayrane) pour le premier, de l’association Transmetem (tenante de l’occitan) pour le second. Leur présence dans ce document est aussi insolite qu’un cheveu sur la garbure. Enfin, notre pinailleur fulminerait contre le rédacteur des articles de présentation des animations.Il jugerait son style disons… lourdingue, pour être charitable.

Si j’en crois le budget prévisionnel de la ville, l’opération « Quartiers d’été » va coûter à la ville 140 000 €, prestations des agents municipaux non comprises. Mais certaines des animations inscrites au programme ne sont pas incluses dans cette somme mais disséminées sur d’autres lignes du budget municipal (65 000 € pour le Master de pétanque, 5 000 € pour l’accrobranche, 6 000 € pour « Osez les musées », 40 370 € pour le Festival de jazz etc.). Donc, au bas mot « Quartiers d’été » pèse sur le budget municipal, prestations des agents municipaux comprises, pour 300 000 € au bas mot. « Panem et circenses » auraient dit les Romains.

Des drapeaux tristounets

DrapeauxDepuis feu le Festival International des Pyrénées, la ville s’orne à la période estivale de mâts au sommet desquels flottent des drapeaux aux couleurs des pays du monde. Cette décoration a pour objectif d’amener une petite touche de gaîté, de couleur et de vie dans nos rues. Voilà quelques jours que ces pavillons sont de nouveau de sortie.

Pas besoin de l’acuité visuelle d’un oiseau de proie pour s’apercevoir que ces étendards deviennent à mesure que passent les années de plus en plus tristes, ternes, passés, pisseux. L’âge – ils sortent pour la plupart des stocks du Festival mort de sa belle ( ?) mort il y a plus de 10 ans -, les caprices de la météo, la pollution finissent par en avoir raison.

Leur blanc vire au grisâtre, leurs couleurs fanent, quelques pavillons commencent à s’effilocher. Cela donne un peu une impression de laisser aller. Il est sans doute temps de penser à renouveler la collection. Des drapeaux flambant neuf auraient une autre allure.

À raison de 50 € l’unité, et si l’on table sur une cinquantaine de drapeaux, il y en a quand même pour 2 500 €. Ce n’est pas rien et la ville a certainement d’autres urgences à satisfaire avant celle-là. Pourtant cette somme serait facile à dégager : il suffirait de réduire un petit peu les crédits consacrés aux fêtes et cérémonies et autres réceptions et vins d’honneur. Ils sont, paraît-il, en forte progression depuis un an. Mais là je suis méchante langue. N’est-ce pas, Monsieur le maire ?

Bientôt un « circuit des portails » à Oloron ?

Porte rue de la CathédraleLe Comité économique, social et environnemental local (CESEL) a beau n’avoir toujours pas d’existence officielle – sa création devrait être décidée par un conseil municipal programmé le 17 juin prochain – certaines de ses commissions sont déjà au travail.

Ainsi de la commission Patrimoine qui a déjà tenu deux réunions sur le terrain. Conduite par Pierre-Louis Giannerini, elle a arpenté les rues de la cité, sur les traces de toutes les richesses archéologiques et architecturales d’Oloron.

Objectif : commencer à dresser une liste de propositions à faire à la municipalité pour une meilleure mise en valeur de ce patrimoine. Et ce ne sont pas les idées qui manquent… même si certaines sont destinées par avance à se fracasser sur le mur des contraintes budgétaires.

Au nombre de ces suggestions : la création d’un « circuit des portails » (il existe bien un « circuit des lavoirs à Châteauroux !). L’occasion pour les touristes, mais aussi pour les Oloronais de s’arrêter sur certains de ces portails remarquables (cf photos ci-dessous de quelques uns d’entre eux) devant lesquels on passe aujourd’hui sans même y prêter attention.

Portail 28 rue Palassou

Portail Place Résistance

Portail rue Palassou

Le clocher de Sainte-Croix l’a lui aussi échappé belle !

Clocher actuel Église Sainte-CroixNouvelle ascension jusqu’à l’église Sainte-Croix. Non plus pour comparer l’état des lieux à 100 ans de distance (cf. le billet d’hier), mais pour vérifier le sort que le projet de l’abbé réservait au clocher de l’église.

Le brave abbé n’aimait pas du tout ce clocher. Dans sa Notice historique et descriptive sur l’église Sainte-Croix publiée en 1856, il lui règle son compte : « … C’est sur cette façade que s’élève le clocher, carré massif sans intérêt et qui…… n’est évidemment qu’une construction provisoire ».

Maquette Clocher église Sainte-Croix

 

 

L’abbé passe ensuite à la description de la restauration. Le clocher est condamné sans appel : « … il n’y a pas ombre d’architecture : c’est une masse informe qui doit disparaître ». Grâce au Ciel, il a une idée de ce qu’il faut faire : « La lanterne du clocher paraîtra au-dessus…. couronnée par un dôme qui trouverait son modèle ou à Sainte-Sophie de Constantinople ou dans le Catholicon d’Athènes ». Rien moins.

Pourquoi un dôme ? L’abbé Menjoulet a la réponse : « Un dôme convient mieux qu’une flèche dans la position élevée de Sainte-Croix. Les flèches doivent rester dans les plats pays…. au milieux des grandes villes, ou bien, au milieu des forêts ».

Si une maquette du projet existe (ci-dessus un zoom sur la partie concernant le clocher), l’abbé Menjoulet n’eut pas le temps ou les moyens de mener son œuvre à bien jusqu’au bout. Et le clocher resta en son état initial. Faut-il le regretter ?