Projet de carrières : le patron de GC Conseil fait profil bas

Carrière
Carrière à Châteauneuf-du-Pape

La République de ce matin nous annonce que les projets de carrières de Soeix et du Bager ont donné lieu hier après-midi à une « première réunion de contact » entre les services de l’État, le porteur de projet (GC Conseil) et la mairie d’Oloron. « Premier contact » alors que le conseil municipal a accepté le principe des études il y a plus d’un an ? Soit GC Conseil n’est pas si pressé que ça, soit la mairie manque singulièrement de réactivité…. soit on ne nous dit pas tout.

Le patron de GC Conseil, Guillaume Costanzo, a profité de sa venue à Oloron pour amener le journaliste de La République sur le terrain. Opération communication où notre porteur de projet adopte un profil bas. Seul problème : les explications données par le porteur de projet suscitent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses. Voilà qui n’est pas à mon avis de nature à apaiser les inquiétudes de nombre d’entre nous.

Concernant l’étendue du projet, Monsieur Costanzo se veut apaisant : « Moi, au départ, je suis venu pour une zone de 9 hectares que j’ai identifiée à Soeix… ». Et il se retrouve à l’insu de son plein gré à la tête d’une étude portant sur 57 hectares à Soeix et 191 hectares au Bager ? Peu crédible. D’autant que Monsieur Costanzo était plus explicite le mois dernier lorsqu’il complétait ainsi son propos : « … Je joue quand même avec mon argent. Tant qu’à mener des études environnementales poussées et faire venir des spécialistes, autant le faire sur plusieurs zones et ne pas se limiter à un projet de 9 hectares ».

Le patron de GC Conseil tente aussi dans son opération de communication de se présenter comme soucieux de l’environnement (le site d’exploitation –attention, il ne parle là que des 9 hectares- ne sera pas visible de Soeix) et se pose en aménageur. Selon lui, l’exploitation de la carrière de Soeix pourrait être à l’origine de la création d’une zone d’activités accueillant des ateliers de taille de pierre ou entreprise de BTP. Ben voyons. Et pourquoi pas d’une menuiserie et d’une scierie tant qu’il y est ?

Et pour l’accès des poids lourds au site d’exploitation, pas de problème pour Monsieur Costanzo : on recalibre la route des Crêtes et on lance un pont sur le gave d’Ossau pour créer un accès sur la RN 134. Une opération se chiffrant à plusieurs millions d’euros. Qui va la financer ? Le porteur de projet ? La collectivité publique ?

Certes les études ne sont pas achevées. Mais ces premières indications laissent pensif. Il y a tout de même un grand absent dans le débat qui s’instaure depuis quelques temps autour du projet : la maire d’Oloron. Sortira-t-il du bois (du Bager) à l’occasion de la réunion de quartier à Soeix lundi prochain ? Peu probable. Si la mairie est interpellée, et elle le sera, sa réponse sera sans doute la suivante : nous ne souhaitons pas nous prononcer avant la conclusion des études. Sera-t-il contraint de sortir de son silence à l’occasion d’une question posée sur le sujet par son opposition ou (pourquoi pas) par sa majorité lors du prochain conseil municipal qui se tiendra le 5 octobre ? Il n’est pas interdit de rêver.

Un projet de carrière menace 200 hectares de la forêt du Bager – Bataille en vue

Forêt du BagerVoilà une délibération prise par le conseil municipal d’Oloron au cœur de l’été dernier qui risque de faire quelques vagues dans les prochaines semaines. Pas sûr d’ailleurs que les élus de la majorité qui l’ont votée à l’unanimité (les 8 conseillers de l’opposition s’étant prudemment réfugiés dans l’abstention) aient alors mesuré la portée de leur vote.

Par cette décision, le conseil municipal a autorisé une société basée à Alès, la société GC Conseil, à se lancer dans « la réalisation d’études nécessaires à la constitution d’un ou plusieurs dossiers de demande d’autorisation d’exploitation de carrière sur des terrains privés communaux ». La délibération précise que quatre zones seront concernées par ces études, pour une superficie totale de (j’arrondis à l’entier supérieur) 261 hectares, soit 2 610 000 mètres carrés. Dont près de 200 hectares de la forêt du Bager Sud d’Oloron (en ouverture de ce billet, deux photos trouvées illustrant la zone concernée).

Rappelons tout de même que ces terrains sont classés dans le Plan local d’urbanisme d’Oloron en espaces boisés classés. C’est-à-dire qu’ils ne doivent pas, sauf cas très particulier, changer de destination. Il sera intéressant de vérifier, mais sans doute l’étude s’y attachera-t-elle ( !), si les règles d’urbanisme oloronaises et, plus généralement, les règles d’urbanisme françaises permettent dans le cas présent l’abattage de dizaines d’hectares de forêt pour, à la place, creuser le sol et araser des collines afin d’en tirer des matériaux pour la construction et les travaux publics.

La découverte très récente de ce projet a fait grimper aux arbres (façon de parler… compte tenu du sujet !) de nombreux Oloronais. Qui s’opposent à une telle atteinte à l’environnement ainsi qu’aux nuisances de tous ordres que l’exploitation d’une telle installation susciterait chez les riverains. Réactivation d’une association de défense, création d’un site Internet et d’une page Facebook,préparation d’une pétition, appel aux bonnes volontés… ils se mettent en ordre de marche. L’heure de la bataille approche !

J’ai lu sur leur page Facebook le message d’un de leurs soutiens, membre par ailleurs du futur Comité économique, social et environnemental local (CESEL) dont Monsieur le maire, soucieux d’instaurer à Oloron la démocratie participative, a décidé la création. Ce membre s’étonne que ledit comité (même s’il est encore à l’état d’embryon) n’ait pas été informé du projet. Voilà une réflexion intéressante car si cette opération n’a pas une connotation économique et environnementale aucune autre ne l’aura. Allez, Monsieur le maire, vous saisissez le Cesel ? Ou le Cesel devra-t-il dès le mois d’octobre (une fois que le conseil municipal aura officialisé sa création) s’auto-saisir ? Chiche !

PS – pour les personnes intéressées, voici le lien vers le site Internet et la page Facebook des Amis de la forêt du Bager
http://amis-foret-bager-oloron.jimdo.com/
https://www.facebook.com/non.carrieres.forets.bager.oloron

La ville d’Oloron reprend des couleurs (diaporama)

Un ami, lecteur fidèle de ce blog, me faisait récemment remarquer que j’avais trop tendance, ces derniers temps, à ne voir dans ma chronique municipale que le côté négatif des choses. Cet ami dit vrai. Alors aujourd’hui, au lieu de noircir le tableau, je vais tenter de lui apporter quelques touches de couleur par l’intermédiaire du diaporama qui suit. En n’omettant pas de rappeler que notre maire actuel est à l’initiative de cet habillage de lumière. Tu vois, ami, tout finit par arriver : j’arrive à en dire du bien !

Mon souci d’objectivité me conduit toutefois à rendre tout de suite à César ce qui appartient à César : la conception initiale de cette scénographie lumineuse n’est pas due à Hervé Lucbéreilh, mais, si j’ai bonne mémoire, à Jean-Paul Haure, la mise en œuvre ayant été assurée, toujours selon mes souvenirs, non par Hervé Lucbéreilh en personne, mais par les agents municipaux d’Oloron.

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Le Jardin public, Keukenhof béarnais

Oloron Ville FleurieJ’ai assez ironisé dans un précédent billet sur les agents techniques de la commune d’Oloron, pour ne pas aujourd’hui saluer leur travail pour que notre cité continue à mériter les 3 fleurs attribuées par le Comité national pour le fleurissement de la France.

Keukenhof, aux Pays-Bas, revendique le titre de plus beau parc printanier du monde. Pour qui sait s’arrêter 30 secondes pour contempler les parterres de notre Jardin Public, les massifs de fleurs plantés aux quatre coins de la cité, l’habillage de multiples ronds-points, nous ne sommes pas loin de pouvoir prétendre, en toute modestie, à avoir chez nous le Keukenhof béarnais.

C’est promis, je ne dirai plus de mal dorénavant de mes ex-collègues fonctionnaires territoriaux.

Jardin public 3

 

Jardin Public 5

 

 

 

 

Jardin public 1

 

 

 

 

 

 

Jardin public 2

Vallées d’Aspe et d’Ossau : pas de convergence

gaves d'Ossau et d'Aspe
Les gaves d’Ossau et d’Aspe à la Confluence

 

À Oloron nous le savons bien : sur les plans géographique, économique et humain pratiquement tout sépare la vallée d’Aspe de la vallée d’Ossau. L’ouverture de l’une contraste avec l’encaissement et la rudesse de l’autre.

Même leurs gaves s’y mettent. Prise ce samedi sur le coup de 14 heures au niveau de la Confluence, cette photo illustre plus qu’un long développement les particularismes de l’un par rapport à l’autre. Vert émeraude et tranquille, le gave d’Ossau rejoint à cet endroit le boueux et tumultueux gave d’Aspe.

Qu’est-ce qui explique des caractères si disparates alors que seuls quelques dizaines de kilomètres les séparent ? Je l’ignore. Dans tous les cas, le gave d’Oloron, issu de cette union, tel un rassemblement Lucbéreilh-Lacrampe ou une synthèse Uthurry-Bareille, sort renforcé de cette rencontre