Voeux 2016 : enfin quelqu’un qui ne souhaite pas « Bonne santé ! » aux Oloronais

Ras le bol en ce début d’année de s’entendre souhaiter « Bonne Année, et surtout Bonne Santé » à chaque coin de rue par des personnes que l’on connaît à peine. Heureusement, il se trouve dans notre ville quelqu’un qui ne forme pas nécessairement des voeux de bonne santé pour nous tous. Explications. Lire la suite « Voeux 2016 : enfin quelqu’un qui ne souhaite pas « Bonne santé ! » aux Oloronais »

Oloronblog.com va observer la trêve des confiseurs

Après une année bien remplie, Oloronblog.com prend ses quartiers d’hiver. Un merci particulier à Monsieur le maire pour sa contribution bien involontaire à la production de ce blog. Mais je sais que c’est un fervent admirateur de Léon Zitrone. Il adhère donc à la célèbre maxime de ce bateleur un peu cabot des années 60 : « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi ! » Hervé Lucbéreilh ne peut donc qu’apprécier d’être servi ici au-delà de ses espérances.

Sauf événement remarquable qui mériterait avant cette date un billet, retour en ligne prévu le 12 janvier 2016. Bonnes fêtes de fin d’année à tous les lecteurs.

Balade alcoolique

Expo vue largeAvertissement (in)utile : « alcoolique » est employé dans le sens « qui a rapport à l’alcool ».

Le propos n’est pas ici d’évoquer la traditionnelle (elle en est à sa 19ème édition) « Journée Portes Ouvertes » de la Route des Vins qui, en ce dimanche 13 décembre conduira des milliers d’entre nous sur les coteaux du Jurançon à la rencontre de 46 viticulteurs, à la découverte de leurs chais et – sinon nous n’aurions pas fait le déplacement – à la dégustation de leur production. Non, il s’agit dans ce billet de Lire la suite « Balade alcoolique »

Ménagère abandonnée

Ménagère2Ce matin, sur l’esplanade de la médiathèque. Au fond, deux joueurs d’échecs absorbés dans leur partie. Au premier plan, une boîte, un coffret plutôt. Ouvert. À l’intérieur des cuillers, fourchettes et couteaux bien alignés. Il y a même une louche. Endroit bien insolite pour ce type de ménagère. Que faut-il faire ? La prendre sous le bras puis la déposer à la mairie ou à la gendarmerie ? Passer son chemin comme l’ont fait des dizaines d’autres personnes avant moi ? J’ai opté pour la seconde solution. Et après prise de deux photos, j’ai poursuivi ma route. Pas très civique comme attitude, non ? Promis : si demain elle est toujours au même endroit, je signale !

Ménagère

Gestion municipale : il a bon dos, l’héritage

HéritageÇa ne loupe pas, dès qu’un maire – de quelque bord qu’il soit – ou l’un de ses adjoints se trouve confronté à une situation délicate, il fait appel au mot magique : l’héritage. Je peux vérifier l’exactitude de cette affirmation chaque fois que j’assiste à une séance du conseil municipal d’Oloron.

Les impôts augmentent ? C’est la faute de nos prédécesseurs qui ont laissé les finances locales dans un état catastrophique. Les équipements se dégradent et nous n’engageons pas de nouveaux investissements ? C’est la faute de nos prédécesseurs qui ont creusé une dette abyssale que nous ne pouvons pas continuer à augmenter. Un effectif de fonctionnaires pléthorique ? C’est la faute à nos prédécesseurs qui se sont livrés à un clientélisme sans limite etc. etc.

Ces élus qui se retranchent derrière l’héritage pour justifier tout ce qui ne marche pas dans la commune sont soit des hypocrites, soit des incompétents. Au choix.

Hypocrites si, parfaitement informés de la situation de la commune dès la campagne électorale, ils n’en ont pas moins ajouté les promesses aux promesses tout en sachant bien qu’une fois élus ils se trouveraient dans la totale incapacité de les tenir.

Incompétents si, alors qu’ils avaient toute latitude pour s’informer de la situation de la commune dès la campagne électorale, ils ont manqué des connaissances techniques suffisantes pour l’analyser avec pertinence…. se laissant alors aller à des engagements et à des promesses inconsidérées.

Hypocrisie ou incompétence, à la limite cela a peu d’importance pour le citoyen-contribuable : au final, c’est lui qui paiera la note. Et c’est sans doute fort de ce constat qu’il est de moins en moins dupe du bien-fondé de ces chamailleries majorité/opposition sur le prétendu héritage. Le citoyen-contribuable préfèrerait mille fois que nos élus assument leurs responsabilités sans chercher en permanence à rejeter sur le camp d’en face la cause de leurs propres inconséquences.

Et ici s’achève pour aujourd’hui la leçon de morale politique !

Propos du maire d’Oloron lors d’un colloque de Civitas en 2014 – morceaux choisis

Civitas colloque 2014Il ne faut pas toujours prendre pour argent comptant les propos qu’un élu tient devant une assemblée. Bien souvent, il adapte son discours à la nature de son auditoire. En clair, il leur dit ce qu’elles veulent entendre. Ainsi sans doute de la prestation d’Hervé Lucbéreilh lors d’une table ronde organisée dans le cadre d’un colloque des intégriste de Civitas en juillet 2014 sur le thème « Catholiques, engagez-vous ! ». Morceaux choisis…. non assortis de commentaires, les propos tenus se suffisant à eux-mêmes.

Invité à présenter la ville d’Oloron dont il est le maire, Hervé Lucbéreilh lui trouve une caractéristique particulière : « … c’est que cette ville est peuplée à 40% de réfugiés républicains espagnols, ce qui pose, vous vous en doutez bien, un certain nombre de difficultés d’explication et de discussions avec nos administrés de temps en temps. Donc une psychologie particulière ».

Interrogé sur ce qu’il fait concrètement en tant que maire catholique vis-à-vis des mariages de personnes du même sexe : « Je vais être très franc, pour l’instant la question ne m’a jamais été posée (…) mais j’ai des interrogations certaines auxquelles je ne sais pas répondre. Je vais vous dire ce que je pense clairement. Si je suis l’opinion qui peut être celle d’un certain nombre d’entre nous et que je partage, j’ai tendance à dire : je ne le ferai pas. Donc j’ai deux solutions. La première, je délègue. Mais déléguer, ça veut dire accepter. La deuxième, je démissionne. Ça c’est la seule solution qui soit logique. Est-ce que c’est ce que veut Civitas ? Que tous ses élus démissionnent au motif qu’il faut qu’ils aillent jusqu’au bout de leurs convictions ? C’est un vrai débat (….) qu’il faudra trancher un jour. Parce que c’est un problème de conscience pour un certain nombre d’élus. Je parle de moi mais j’en connais plein qui se posent ce même type de questions. »

Hervé Lucbéreilh revient à un autre moment de la discussion sur les circonstances de son élection : « …. je me suis trouvé dans une situation personnelle difficile, j’ai été malade à la fin de mon premier mandat, donc en 2008, et je n’ai pas été en situation de pouvoir faire la campagne qu’il fallait. Et on a perdu de 80 voix, euh, à cause de ça. Entre temps moi j’avais tourné la page, je m’étais intéressé à d’autres choses… j’avais trouvé d’autres centres d’intérêt, (…) je m’étais dit : je ne serai plus jamais candidat. Et puis on est venu me chercher il y a 6 mois en me disant : si tu ne viens pas on ne gagnera pas. Sauf qu’entre temps mes anciens amis avaient déjà fait une liste. Alors on a fait deux listes. Et on a fait 56% à deux. Sauf que la campagne du premier tour avait consisté pour les deux listes à essayer de grappiller des voix à l’autre. Et donc on s’était critiqué. Quand je dis « on », on « nous » avait critiqué, peu importe. Et donc au deuxième tour il était difficile de dire à des gens : Lucbéreilh, il n’était pas bien au premier tour, mais maintenant il faut voter pour lui au second. Et donc on a eu une déperdition de voix de gens qui aujourd’hui viennent à toutes nos manifestations etc. (….) ».

Bien d’autres passages des interventions de Monsieur le maire auraient pu figurer ici : sur l’interdiction de la viande de porc dans les cantines scolaires (il est plutôt favorable aux repas de substitution)… ou sur ses relations avec son premier adjoint (excellentes !)…. ou sa position vis-à-vis du Front national (il élude habilement la question)…. ou sur la fête de Saint-Grat (il revendique d’avoir réinstauré à cette occasion la procession autour de la Cathédrale). Mais il est toujours possible, pour enrichir sa culture, de visionner la vidéo de la table ronde. Attention : elle fait quand même 58 minutes.

Courte pause

L’auteur de ce blog observe une pause de quelques jours dans l’exercice de son sens critique. Il sera de retour le 26 mai….. pour rendre compte ici de son entrevue avec Hervé Lucbéreilh.

Je suis Charlie, sauce oloronaise

  On dit Oloron loin de tout. C’est exagéré ! Ici aussi nous avons ressenti le mois dernier les répliques de « l’effet Charlie » : rassemblement spontané de centaines de personnes devant la sous-préfecture, rupture de stock du numéro spécial « Charlie Hebdo »… Le soufflé est bien vite retombé. Ces moments d’intense émotion ont malgré tout laissé quelques traces sur les murs de la ville. Voici trois photos de ces barbouillages.

La première représente l’œuvre d’un graphiste organisé :
il a utilisé un pochoir. Le message reJe suisprend trois mots mille fois lus et entendus : « Je suis Charlie » Il est appliqué sur le sol, au moins en deux endroits stratégiques : le parvis de la médiathèque et la passerelle reliant la rue Louis Barthou à la sous-préfecture.Je suis Charlie 2

 La deuxième photo montre le travail d’un tagueur banal mais cultivé : un tracé à main levée, sans faute d’orthographe. Là encore, le message reprend le cri de ralliement « Je suis Charlie ». On le trouve sur la fontaine située sous le pont de la place de Jaca.

La dernière photo est l’ouvrage d’un sentencieux. Le message écrit à l’aide d’un pochoir est plus développé que les deux précédent, mais sans grande originalité : « SentenceC’est l’encre qui doit couler, pas le sang ». Il ornait quelques murs d’immeubles où il a été effacé, mais on peut encore le lire, lui aussi, sur la fontaine située en contrebas du pont de la place de Jaca.

Peut-on, sans que cela soit pris pour une critique, s’étonner que ces graffitis dessinés sur le domaine public n’aient pas encore été gommés par des agents municipaux immédiatement dépêchés sur place par une équipe municipale pour laquelle la propreté de la ville représente une priorité ? Car il est bien connu que le tag appelle le tag. Plus vite il est effacé, moins il encourage les vocations.