La décision des Eaux d’Ogeu de transférer une partie de ses services dans l’agglomération paloise coule-t-elle de source ?

Dans le monde politique, la vérité d’aujourd’hui est rarement celle de demain. Peut-il en être de même au sein du monde de l’entreprise, un monde qui pourtant n’a de cesse de critiquer le monde politique pour son manque de constance et de prospective ? Quel sens a le mot « territoire » pour une entreprise comme la Société des Eaux Minérales d’Ogeu ? Lire la suite « La décision des Eaux d’Ogeu de transférer une partie de ses services dans l’agglomération paloise coule-t-elle de source ? »

Passé industriel d’Oloron : un votaphiliste nous ouvre sa collection

Il y a deux manières de collectionner les factures. La première est ouverte à tout le monde : il suffit de se comporter en acheteur compulsif. La seconde est réservée à un groupe de passionnés qui se scindent eux-mêmes en deux catégories, les notaphiles et les votaphilistes. Jacques Bordenave appartient à la famille des votaphilistes. C’est-à-dire qu’il collectionne les factures anciennes. Lire la suite « Passé industriel d’Oloron : un votaphiliste nous ouvre sa collection »

Le maire d’Oloron contre Lindt ou le pot de terre contre le pot de fer

Sous les airs de celui auquel on ne la fait pas, le maire d’Oloron serait-il un grand naïf ? A-t-il imaginé un seul instant qu’en instituant une taxe sur les transports qu’aucune loi ne le contraignait à mettre en place, il ne subirait pas des dommages collatéraux ? Si tel était le cas, le voilà maintenant renseigné.

Cette taxe qui doit rapporter à la mairie 300 000 € par an va ainsi ponctionner 190 000 € par an dans les caisses de la seule entreprise Lindt. En « représailles » (il n’y a pas d’autre mot), Lindt a décidé Lire la suite « Le maire d’Oloron contre Lindt ou le pot de terre contre le pot de fer »

Non, le chocolat Lindt n’est pas le meilleur du monde

Aïe, aïe, aïe. Voici une révélation de nature à vous faire soupçonner de manquer de patriotisme économique dont nous devons faire preuve à l’égard de votre ville. Et pourtant, comme dirait Jean-Jacques Bourdin, les Oloronais ont le droit de savoir. Savoir que le chocolat fabriqué ici n’est pas le meilleur du monde. Et c’est une revue très sérieuse, « 60 millions de consommateurs », qui le prouve dans son numéro 508 d’octobre 2015 à l’issue d’une batterie de tests rigoureux.

Quelle méthodologie le magazine « 60 millions de consommateurs » a-t-il suivi pour parvenir à cette conclusion un peu vexante pour notre chauvinisme local ? 18 chocolats noirs contenant 65 à 75% de cacao ont été soumis à deux types d’analyse.
– d’une part un jury d’experts a évalué en notant de 1 à 9 l’odeur, le goût, la texture en bouche et l’arrière-goût de chacun de ces chocolats ;
– 60 consommateurs réguliers de chocolat noir ont ensuite noté de 0 à 10 leur appréciation de chaque chocolat ainsi que l’aspect, la couleur, l’odeur, le goût, la texture et leur intention de le consommer à nouveau ;
– ont par ailleurs été mesurées la teneur en cadmium des 18 chocolats ainsi que leur teneur en sucres et en lipides.

Deux chocolats Lindt figuraient dans le panel étudié : Lindt 70% noir intense et Lindt 70% noir subtil. Leur classement ? 8ème sur 18 pour le premier. 12ème sur 18 pour le second. Le premier a obtenu une note générale de 15/20. S’il n’est jugé « très bon » sur aucun des critères étudiés, il n’est pas davantage classé « insuffisant » ou « très insuffisant ». Quant au second, avec une note de 13/20, il est jugé « très insuffisant » pour son équilibre nutritionnel comme pour sa teneur en lipides.

Et qui est l’heureux élu ? Le 70% cacao noir de…. Leader Price. Avec une note de 17/20. Et un prix par tablette 50% moins élevé que celui de Lindt. Comme quoi, le plus cher n’est pas forcément le meilleur.

J’entends d’ici la critique. Oui, il s’agit là d’une étude portant sur deux produits, or le catalogue de Lindt compte près de 150 fabrications différentes. Objection recevable. Voilà pourquoi, malgré tout le crédit que je porte à cette étude de « 60 millions de consommateurs », ce n’est pas demain la veille que je cesserai de fréquenter le magasin d’usine Lindt de notre ville.

C’est quoi ces travaux sur le gave d’Aspe à Oloron ? (video)

Travaux sur le gave d'AspeDepuis hier, un camion et une pelle s’activent au milieu du gave d’Aspe (cf video en fin de billet), au pied du pont Sainte-Claire, au débouché du canal en provenance de la centrale hydroélectrique.

Renseignements pris, voici quelques explications. Les crues du gave ont apporté depuis l’an dernier beaucoup de sable, cailloux et grosses pierres à cet endroit. Ce qui finit par nuire à la production de la centrale. L’objectif est donc d’éliminer tout cet apport… jusqu’aux crues suivantes à l’issue desquelles, peut-être d’ici un an, l’opération devra être renouvelée.

Les travaux devraient durer jusqu’à ce soir. Il faut le savoir, toute intervention pour travaux dans le gave est surveillée par une « police de l’eau » particulièrement vigilante : dépôt préalable d’un dossier très détaillé expliquant les motifs des travaux ainsi que toutes les mesures qui seront prises pour protéger le milieu naturel et visite sur le site durant l’exécution de l’opération pour s’assurer que toutes les consignes sont respectées.

Deux exemples de ces précautions :
– L’entreprise pour le compte de laquelle est effectué ce curage a dû prouver qu’il n’existait pas de frayère à proximité. Ce n’était pas le cas : lors de la pêche électrique faite avant travaux seuls une petite anguille, un vairon et une lamproie ont été trouvés. Les travaux ont donc pu démarrer. Ah si les services de l’État pouvaient être aussi prévenants lorsqu’il s’agira de protéger la forêt du Bager et les frayères humaines qui vivent autour !
– Second exemple du souci de protection de l’environnement : les 900 mètres cubes qui sont à évacuer ne peuvent être commercialisés ; ils ne doivent pas quitter le lit du gave et sont donc entreposés un peu plus bas, en bordure de l’eau…. où ils retourneront lors d’une prochaine crue.

Dormez tranquilles, braves gens, l’État veille sur notre bien-être. Et sur celui des poissons.

Mais où est passé le train d’atterrissage du Rafale ?

Sites de construction du Rafale

Le Qatar signera donc demain le contrat officialisant l’achat de 24 avions de combat Rafale. L’AFP publie une infographie (photo) présentant les caractéristiques, sites de construction et chronologie de ce fleuron de l’industrie aéronautique française. La liste des sites de construction a interpellé l’Oloronais que je suis.

Sont énumérés et apparaissent sur une carte de France les lieux où sont construits le fuselage, le tronçon arrière et la dérive, la verrière, les ailes, le moteur, les commandes de vol, le radar et l’avionique, ainsi que le site où est réalisé l’assemblage final de l’appareil.

À moins que celui qui est présenté comme le meilleur avion du monde n’ait été conçu pour se poser sur le ventre, il manque tout de même à cet inventaire de l’AFP une pièce essentielle : le train d’atterrissage, pas moins.

Et c’est là que l’Oloronais sursaute. Car ce train d’atterrissage est construit dans l’usine Messier-Bugatti-Dowty du groupe Safran implantée à quelques pas de sa cité, à Bidos, usine qui emploie nombre de ses concitoyens dans ses 800 salariés.

Comme le rappelle le site Internet de Messier-Bugatti Dowty, : « l’usine réalise et/ou assemble le train avant et les trains principaux des Airbus A318/A319/A320/A321, le train avant des Airbus A330/A340 et le train avant de l’A380. De plus, elle réalise les amortisseurs des trains avant et principaux du Boeing 787 Dreamliner…… le site de Bidos couvre également les programmes Falcon 900, 2000 et plus récemment le 7X, le TBM 700, les ATR 42 et 72, le Superjet 100, le Rafale (versions marine et terrestre), l’Airbus A400M ainsi que les hélicoptères Super Puma, Dauphin et Tigre. »

Dommage donc que l’AFP ait ignoré notre petit coin de Béarn dans la liste des entreprises qui contribuent à la réussite technologique…. et commerciale de nombre d’avions…. dont le Rafale.

Les salariés de chez Lindt ne veulent pas finir chocolat

Chocolaterie LindtCe matin vers 10 heures, en balade du côté de Goès, j’entends au loin pétards et cornes de brume. Les occasions de manifester étant plutôt rares sur Oloron, une seule explication me vient à l’esprit : ça doit venir de chez Lindt, Lindt où les salariés sont en grève depuis près d’une semaine, faute de voir leurs revendications salariales satisfaites.

Vers 11 heures, toujours à pied, je traîne du côté de la chocolaterie. Une dizaine de personnes stationnent devant l’entrée. Certaines jettent des pétards allumés sur les pelouses ou dans les poubelles. À trente mètres de là, le magasin d’usine tourne à plein régime.

Des revendications salariales sont donc à l’origine du conflit. S’il faut en croire les résultats publiés par le groupe en matière de croissance, de bénéfices, de dividendes distribués aux actionnaires, Lindt est une société prospère, très prospère. Les salariés considèrent que les augmentations de salaires qui leur sont proposées par la direction sont loin de représenter la part qu’ils prennent dans cette prospérité par leur travail.

Si l’on réalisait un graphique mettant en perspective toutes ces courbes (croissance, bénéfices, dividendes…. et salaires), on verrait qu’ils ont raison, mille fois raison. Mais ce type de raisonnement doit marcher dans les deux sens : si les trois premières courbes viennent à décroître, il faut qu’il en soit de même pour les salaires. Moralité : si les salariés de Lindt ne veulent pas finir chocolat quand ça va bien, il faut aussi qu’ils acceptent de boire la tasse quand les affaires de l’entreprise se gâtent.